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 La vie d'Elyon

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Elyon Sombrelune Emploi : Ecrivain

Date de création : 24/01/2015
Messages : 260

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MessageSujet: La vie d'Elyon   Dim 5 Avr - 0:40

Une cinquième année à Poudlard s'achevait pour la petite Serdaigle qui avait vu sa vie prendre un nouveau tournant cette année. Le trajet du retour, elle l'avait passé avec Anthony à se répéter que ces deux mois loin de lui seraient bien longs et à les appréhender. Quand le train arriva sur le quai 9 3/4, la jeune fille prit beaucoup plus de temps que d'habitude pour récupérer ses affaires, tandis que le Préfet de Serdaigle lui tendait un gros sachet de Patacitrouilles, sa friandise préférée.

"Tiens ..."
lui dit-il. "Il me reste ça. Peut-être qu'avec les deux douzaines que tu as dans ton sac tu vas tenir jusqu'en septembre ?"

"Je ne sais pas ... jusqu'à la semaine prochaine plutôt je crois."


Elle leva vers lui ses yeux bleus et lui envoya un sourire triste. Il était temps de se dire au revoir.

"Tu m'écriras ?"
lui demanda t-elle.

"Ouais, tous les jours."
lui répondit le jeune homme en sachant très bien qu'il ne tiendrait jamais cette promesse.

Il s'enlacèrent, s'embrassèrent et se dirent au revoir avant d'être parmi les derniers à sortir, en se lâchant la main au dernier moment. Anthony allait vers ses parents et les embrassa chaleureusement.
Elyon, quant à elle, cherchait du regard qui était venue la chercher cette fois. Tante Siobhan ? Son cousin Craig ? Malcolm peut-être ? Elle fût surprise de tomber sur son père, John McTavish qui écrasait une cigarette avec son pied et lui adressa un simple signe de tête. Pas de grandes embrassades, pas d'effusion de joie, l'émotion des retrouvailles était à peine palpable, pourtant elle n'était même pas rentrée pour Noël, comme chaque année d'ailleurs.

"Jenna est à la maison depuis hier ..."
lui dit-il en prenant sa malle.

Elyon ne fît pas de commentaire et suivit son Auror de père jusque chez eux, sans rien dire, éludant toutes les questions et se renfermant à chacune de ses remarques, comme d'habitude. John McTavish, quant à lui, était démuni plus que jamais devant sa fille qui ne lui parlait pas alors qu'il venait en aide quotidiennement à des dizaines de personnes. Néanmoins, quand il ne lui parlait pas et qu'il la laissait partir dans ses pensées, il voyait un sourire étirer ses lèvres. Sa petite fille devenait une jeune femme et finalement il ne put s'empêcher de passer un bras sur ses épaules pour la rapprocher de lui affectueusement alors qu'ils marchaient dans les rues d'Inverness.
Elyon, surprise par cet élan d'affection se laissa finalement aller.

"Dadaidh ?"

"Oui ?"

"J'prête pas ma chambre."


Il ébouriffa ses cheveux bruns et la poussa à l'intérieur de la maison où régnait une ambiance joyeuse. D'extérieur, elle ressemblait à un vieil immeuble limite insalubre, il y avait des dizaines de sonneries sur la porte. Mais lorsqu'on y pénétrait, on se retrouvait dans une grande maison aux vastes pièces en enfilade, chargée de la mémoire de toute la famille sur près d'une dizaine de générations. Après avoir salué tout le monde, y comprit sa petite cousine de France, Elyon fonça au dernier étage retrouver la quiétude de sa chambre et y déposa sa malle. Les McTavish n'avaient pas d'Elfes de maison, la pièce sentait un peu le renfermé. Elle se hâta d'ouvrir les fenêtres et profita de la vue sur le Loch Ness dont elle n'avait pas jouit depuis bien longtemps.

Ah, ces deux mois loin d'Anthony seraient longs ! Elle aurait bien voulu avoir la possibilité d'aller le voir à Brighton, mais elle anticipait déjà la réponse de son père.
Elle entendit soudain un bruit dans une pièce à côté ... à côté ? Ca alors, à sa connaissance, il n'y avait que sa chambre sur cet étage, et des placards. Elle en sortit et alluma la lumière du couloir d'un simple claquement de doigts, des petites boules de couleur flottaient dans les airs.
Au bout de celui-ci une porte était apparue, cela signifiait qu'il y avait un habitant de plus dans la maison.

C'était comme ça ici, c'était un mouvement perpétuel. Les sorciers opprimés qui avaient besoin d'aide trouvait ici un havre de paix, refuge et protection. C'était John McTavish, le chef de leur famille, qui leur accordait ou non le droit de rester et, lorsque c'était le cas, la maison se transformait pour accueillir un nouvel habitant.

La petite sorcière n'eut pas le temps de se poser plus de questions que cela, elle devait vaquer à ses différentes taches, en l'occurrence, la préparation du repas pour la trentaine de personnes qui vivait là. Elle écouta d'une oreille les rumeurs et appris ainsi l'identité de ce nouvel habitant, un cousin éloigné venu d'Irlande. Duncan O'Riordan. Il avait 25 ans et il était Magizoologiste.
Alors qu'elle coupait des légumes, une chose bondissante lui sauta sur le dos.

"Nana !"
dit-elle en rigolant.

La jolie française rousse de 12 ans se laissa glisser sur le sol et embrassa chaleureusement sa cousine, qu'elle dépassait maintenant.

"Tu dors dans ma chambre ? Tu restes ici combien de temps ?"


"Un mois Lyly ... dit, on ira faire du camping vers le cercle de pierre ? On verra peut-être des fantômes, ce serait trop cool"

L'été précédent, Jenna, Elyon et trois de leurs cousins plus vieux étaient partis en expédition dans les Highlands et ils en gardaient tous un souvenir mémorable.

"Ouais, raconter des trucs qui font peur !"


Et elles rirent chaleureusement. Finalement, l'été passa plus vite qu'elle ne l'aurait cru !

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Elyon Sombrelune Emploi : Ecrivain

Date de création : 24/01/2015
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MessageSujet: Re: La vie d'Elyon   Ven 10 Avr - 0:09

J'ai envie de vous raconter un peu qui était mon père, ou plutôt John McTavish, l'homme qui m'a élevée. Je n'ai pas connu mon géniteur, mais une chose est sûre, c'est que je ne pourrai qualifier comme tel personne d'autre que lui. Si en lisant mon histoire vous avez pensé que la vie m'a bien malmenée, elle a été encore moins tendre avec lui. Pas de la même manière. Si moi je me qualifie de roseau qui ploie mais jamais ne se brise, lui, il est plutôt comme un roc sur lequel tout le monde se repose, les fondations d'une maison solide qui reste debout même après un tremblement de terre.

Il n'a pas vraiment été présent, il n'a jamais compris que je déteste plus que tout les haricots verts. Mais il était à mon chevet quand j'avais 40 de fièvre, il suivait mes progrès de près à l'école, il se méfiait des garçons que je fréquentais mais il était toujours là pour essuyer mes larmes sans poser de questions quand ça finissait mal. Me faire un chocolat, et raconter des histoires d'horreur pour me changer les idées, bref, c'était mon père. Je n'avais que lui et il n'avait que moi, d'une certaine manière.

Il faut déjà que vous compreniez que notre famille a ce trait particulier d'avoir conservé les caractéristiques des clans écossais. La société magique s'organise comme ça chez nous ... Les membres d'une famille se protège les uns les autres et parce qu'elles sont toutes tentaculaires, nous avons un chef, autrefois un laird, qui représente l'autorité. Les McTavish avaient fini par arriver à Inverness, et leur chef était John, mon père. Il avait endossé ce rôle très jeune après la mort du sien. On ne s'était jamais posé la question quant à savoir s'il en était capable ou pas, c'était à lui que revenait cet honneur, cette charge, ça dépend de comment on voit les choses mais à 17 ans c'était un vrai fardeau. Il n'assuma pas tout de suite ses fonctions, si je puis dire, il tint à faire la formation d'Auror. Pendant ce temps-là, ma grand-mère gérait les affaires du clan.
Nous vivions tous ensemble dans une grande maison qui avait l'air d'un immeuble délabré vu de l'extérieur. Quiconque se présentait chez nous en demandant de l'aide et en ayant du sang de McTavish ou non dans les veines la recevait. Alors oui, l'endroit était grand, cinq étages je crois, je ne les ai jamais compté, en fait leur nombre changeait tout le temps en fonction du nombre d'habitants qu'il y avait dans la maison. Par contre, je me rappelle bien de cette vue sur le Loch Ness. Un jour, mon géniteur dont j'ignore tout encore, a parcouru les berges de ce Loch pour trouver l'homme dont toute la communauté parlait. Il se savait menacé et il lui avait fait jurer de protéger sa femme et sa fille. Par serment inviolable. Je vous laisse imaginer son sentiment lorsqu'il était arrivé sur les lieux du drame ... Le sorcier avait eu raison, et toute sa famille avait été décimée sauf un bébé, moi. Oui parce que c'est de moi qu'il s'agissait.

Alors même s'il m'a caché des choses, même s'il m'a menti. Même si je l'ai détesté parfois, souvent, il n'a jamais cessé d'être un homme d'exception. Aujourd'hui, je comprends qu'on a tous cru qu'il avait les épaules assez solides pour tout porter mais qu'on ne s'était jamais posé la question de savoir s'il en était capable.
Il nous paraissait dur et sévère mais il écoutait chacun d'entre nous et savait faire preuve d'autorité quand cela était nécessaire. Je ne l'ai jamais vu se laisser glisser dans le chagrin ou se perdre dans le désespoir alors que la mort de ma mère avait ruiné sa vie. Il aurait pu, il ne se l'est jamais permis parce qu'il savait qu'en se brisant il ébranlerait les bases de la société que formait sa grande famille. Ma famille.

Je comprends aujourd'hui que j'ai été injuste avec lui. Le meilleur moyen de lui rendre justice c'est de parler de lui de la manière qui convient, tel qu'il était dans mes souvenirs de petite fille, avant que mon jugement ne soit entaché.

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Elyon Sombrelune Emploi : Ecrivain

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MessageSujet: Re: La vie d'Elyon   Jeu 7 Mai - 1:13

Elle aurait dû avoir honte. Mais la première chose qu'elle avait faite à l'annonce de la mort de John McTavish, c'était de foncer dans son bureau où l'ancien Auror consignait absolument tout. Dans l'idée où s'il lui arrivait quelque-chose, les secrets de la famille ne soient pas complètement perdus. Autrement dit, si la vérité se trouvait quelque-part c'était forcément là.

Duncan McTavish la vit et la suivit.

"Lidh, attend."


Elle ne l'écouta pas. Elle ouvrit la porte de ce bureau dans lequel elle n'avait jamais pénétré avant et entreprit de le fouiller de fond en comble sans aucune cérémonie.
Duncan impuissant s'appuya sur le cadre de la porte et la regarda faire, tandis que l'énervement de la Nymphe des bois endeuillée était à son paroxysme. Rien ... elle ne trouvait rien ! Au bout d'une demi journée il lui fallu se faire une raison, John McTavish avait emporté un secret dans la tombe. Avant qu'elle n'explose, Duncan traversa la pièce à grandes enjambées et la prit dans ses bras.

"Lidh. Ça suffit." Dit-il de sa voix autoritaire qui rappelait celle de son oncle disparu.

Mais le coeur d'Elyon était au bord de l'explosion, sa respiration était rapide.
L'Écossais qui avait senti le coup venir resserra soudain son étreinte et la jeune femme hurla de désespoir pendant presque deux minutes entières, avant de s'effondrer dans les bras de son cousin.
Un petit attroupement se forma à l'entrée de la pièce sinistrée tandis qu'Elle continuait à crier sans aucune gêne. L'Auror leur fit signe de partir en vain. Soupirant d'agacement il finit par se mettre entre l'auteure et les autres, l'auteure qui enfermée dans sa bulle ne réalisait pas grand chose. Elle était partagée entre le chagrin insurmontable d'avoir perdu son père et la déception incommensurable d'avoir compris qu'elle ne saurait jamais sans en comprendre la raison. Dans ses paroles, les mots d'amour à son égard côtoyaient les propos haineux. Le public lassé partit. Duncan McTavish finit par s'asseoir sur le sol jonché de parchemins et ils restèrent comme ça toute la nuit. Lui était écrasé par le poids de son chagrin et portait en plus celui de sa cousine qui ne cessait de trembler entre ses bras. Quelques fois, Âhely, la femme à qui il était promis, montait voir inquiète, mais Duncan lui donnait congé d'un simple regard. Ils finirent par s'endormir comme ça.

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