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 Double Date - Yngvar - Irmine - Elyon

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Elyon Sombrelune Emploi : Ecrivain

Date de création : 24/01/2015
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MessageSujet: Re: Double Date - Yngvar - Irmine - Elyon   Dim 19 Juil - 23:19


HJ : Je me permets de faire mes deux posts en un par commodité en espérant que ça ne vous embêtera pas ^^

Certains ont l’alcool amoureux, d’autres triste … L’avocat avait l’alcool bavard. Elyon en fît les frais dès lors que celui-ci mentionna une bague que le satyre lui aurait achetée lors de cette folle soirée. Elle n’avait pas su grand-chose, elle avait seulement vu Yngvar en revenir avec une fantastique gueule de bois et la promesse d’Aaron que rien de grave ne s’était passé … Mais jamais il ne fût mention d’une bague. Et qui voulait dire « bague » voulait souvent dire « demande en mariage » … Mais Elyon n’était pas prête pour cela. La simple idée qu’Yngvar y ait songé, même alcoolisé, l’effraya et elle lui lança un regard des plus hostiles. Rassurée par la prise de son amie, Elyon enroula ses doigts autour des siens et allait accepter la porte de sortie ouverte par Irmine, mais claquée aussitôt par l’archimage.

Pendant que Goulven, la tête entre les mains, s’était levé subitement pour aller vraisemblablement aux toilettes, Elyon regarda le bord de la table abasourdie. Qu’Yngvar ait eu l’intention de la demander en mariage l’effrayait. Mais qu’il se soit ravisé, la blessait. Avait-il des doutes sur son amour pour elle ? Il y avait de quoi. Sévère avec elle-même, l’écrivain sentit les larmes lui monter aux yeux et avec la soudaine impression de tout rater, ravala ses ressentiments. Elle regarda ses amis évoluer sur la piste de danse et se surprit à leur en vouloir. Elle en voulait à la terre entière. Qu’est-ce qui lui avait pris d’insister pour qu’elles restent ? Ces dernières heures, elle enchaînait les déceptions vis-à-vis du satyre … A commencer par son détachement vis-à-vis de la cause hybride, de son ébriété à 18h et puis… Ca !

La sensation des larmes roulant sur ses joues la surprit.

- Merde ! Dit-elle en frappant le bois de la table. Je me suis promis de ne plus jamais pleurer à cause d’un homme !

Elle avait décidé ça après une énième déception, après avoir décrété que le grand amour ce n’était pas pour elle et que le sien était mort. Mais elle ne parvenait à s’arrêter de pleurer. Elle décida, elle aussi, de rejoindre les toilettes pour se passer un peu d’eau sur la figure et recouvrer ses esprits le temps qu’Irmine et Yngvar aient fini de danser et Goulven de rendre ses tripes … Goulven, qui s’était réfugié là avec le projet de disparaître jusqu’à la fin de la soirée.

Sauf que, vous voyez, Goulven bourré, il n’est pas allé dans les toilettes des hommes, mais dans ceux des femmes. Et la dernière chose qui lui aurait rendu service à ce moment-là, c’est bien de tomber sur Elyon. Penché au-dessus d’une vasque, luttant contre la nausée, l’avocat priait pour que cette soirée n’ait d’autres conséquence qu’un mal de crâne monstrueux le lendemain et la promesse tacite de ne plus jamais boire une goutte d’alcool. La même qu’il avait formulé après la soirée durant laquelle il avait rencontré ses deux amis.
Il ne l’avait pas vu venir, l’Ecossaise, alors qu’elle lui attrapait le col et l’entraînait dans une cabine, furieuse, le plaquant contre la fine paroi.
Ses yeux bleus lançaient des éclairs et elle lui faisait carrément peur ! Il avait encore plus envie de vomir.

Elyon, elle, parfaitement sobre, dirigeait toutes ses pensées négatives contre l’homme qu’elle maintenait contre la cloison de la cabine des sanitaires. Serrant le col de sa chemise entre ses doigts, elle se faisait le plus grande possible, menaçant le jeune homme qui avait sûrement fait pleurer son amie ou qui, du moins, lui avait fait beaucoup de mal.

- Maintenant tu vas tout me raconter dans les détails ou je fais des nœuds avec tes entrailles.

Goulven avala sa salive et eut un hoquet. Elyon le secoua et lui envoya la tête dans le mur puis sortit sa baguette, qu’elle pointa sur sa pomme d’Adam.

- Je t’assure que je ne suis pas de très bonne humeur. Je ne suis pas sûre de supporter une contrariété supplémentaire alors tu vas TOUT me dire, tu vas me raconter les détails de votre soirée et ensuite tu vas me dire ce que tu as fait à Irmine et tu n’as pas intérêt à me mentir parce que les mensonges, je déteste ça. N’aggrave pas ton cas, Le Guerrec, parle ! Sinon tu sauras ce que ça fait quand je m’énerve.

Goulven épongea son front et souffla dans la figure de la Dryade qui grimaça. Quelle odeur épouvantable ! Il l’écarta légèrement de lui et commença.

- Ecoute, c’est très romantique comme situation, mais laisse-moi respirer sinon je suis incapable de parler ! Franchement, de cette soirée, je ne me souviens de rien. On s’est réveillé tous les trois sans nos affaires, Aaron s'était fait tatouer un vif d’or sur les fesses, ton homme t’avait acheté un diamant gros comme une balle de golf et moi …

- Je m’en fous de toi. Il t’a parlé de moi ? Il a dit quoi ?

Elle profitait ouvertement de l’état d’ébriété de Goulven pour le faire parler et n’en avait absolument pas honte. La petite sorcière resserra sa prise.

- Que tu es la femme avec qui il souhaite vieillir, mais que tu n’es pas prête à l’épouser puisque de toutes façons, vous n’avez jamais couché ensemble.

- QUOI ?

Ce fût plus fort qu’elle, elle envoya une claque magistrale dans la tête de l’avocat. En colère de savoir sa vie intime étalée devant un individu pareil, elle le repoussa, les mains tremblantes et les yeux à nouveau inondés. Ouvrant la porte à la volée, elle sortit de la cabine la respiration saccadée, tandis que Goulven s’en extrayait avec difficultés.

Evidemment, l’Archimage n’avais jamais parlé de leur vie intime, du moins pas directement. Il n’avait fait que mentionner qu’il n’avait pas bénéficié de chaleur humaine depuis longtemps, avec un peu moins de classe, certes. Il était cependant bien incapable de l’expliquer à Elyon et pour elle, cela ne faisait aucune différence.

- Connard ! Lança t-elle à Goulven, comme si la situation était de sa faute. Ca ne te regarde pas, ça ne regarde personne, vous ne savez pas, vous savez rien et puis …

- Non puis j’en ai rien à foutre, askessoire .. accès ... En fait ! Dit-il en allant se passer de l’eau sur le visage.

Elyon le suivit du regard, pleine de rancœur. L’idée qu’il ait connaissance de cet aspect de son intimité la rendait malade. Mais il lui avait coupé la chique.

Elle serrait toujours sa baguette dans sa main, Goulven la visa inquiet, alors que la Dryade pensait à tout sauf à lui jeter un sort. Non, elle avait plutôt envie de courir dans les bois, et pleurer.

- Tu ne vas quand même pas me jeter un sort pour ça !

Elle se souvint alors qu’elle l’avait dans sa main et la releva, puis le regarda l’air menaçant.

- Qu’est-ce que tu as fait à Irmine ? La seule personne contre qui je l’ai vue autant en colère c’est De Beauregard.
- Difficile de ne pas l’être.
- Ne change pas de sujet ! rétorqua la sorcière.

Goulven recouvra une partie de ses esprits grâce à l’eau fraiche. Mais pas suffisamment, sinon il n’aurait pas répondu ça à la jeune femme.

- Ca ne te regarde pas.
- Bien sûr que ça me regarde. Si tu lui as fait du mal, je te le rends au centuple ! Menaça t-elle.

Ignorant la baguette pointée sur lui, il desserra le nœud de sa cravate pour mieux respirer.

- Tu peux me jeter un sort de torture ou m’arracher les ongles un par un puisque ça semble être ton genre … Je ne te raconterai rien de ce qu’il y a eu entre nous. Mais oui, je l’ai fait souffrir et je me suis comporté comme un connard. Tu peux me croire quand je dis que d’être séparé d’elle me fait mourir à petit feu.

Elle se rapprocha de lui et le plaqua contre la faïence.

- Qu’est-ce que tu lui as fait ?

Mais Goulven ne décrocha pas un mot et Elyon dut s’avouer vaincue, pour cette fois. Elle ne résista pas à l’envie de lui envoyer son genou dans les parties.

- Je sais pas pourquoi je te le mets, mais toi tu le sais !

Puis elle sortit, encore plus chamboulée qu’avant. Elle n’avait qu’une envie maintenant, rentrer et pleurer dans son lit.

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"Never, ever let anyone tell you what you can or can't do. Prove the cynics wrong. Pity them for they have no imagination. The sky's the limit. Your sky. Your limit."
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Yngvar Jørgensen Emploi : Archimage spécialiste du Tellurisme

Date de création : 27/01/2015
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MessageSujet: Re: Double Date - Yngvar - Irmine - Elyon   Mer 22 Juil - 22:43

Irmine prit la main de son norvégien de meilleur ami et celui ci l'entraîna d'un pas traînant vers la piste de danse. Malgré son humeur maussade et mélancolique, Yngvar se débrouillait très bien sur cette danse lente, comme toujours. Après plusieurs minutes de silence qu'Yngvar passa à ruminer, la naïade posa enfin ses questions qui pesaient sur leur danse.

« Oui... ben hein ! » fût tout ce qu'il réussit à répondre avant de la faire tourner sur elle même. Une fois qu'elle fut à nouveau devant lui, Irmine posa affectueusement sa main sur son épaule en signe de réconfort mais ne pût s'empêcher de lui remonter les bretelles.

« J'en sais rien Mimine ! J'en sais rien ! J'étais bourrasque... J'avais trop bu ! »


Il savait pertinemment que ce n'était pas une excuse parce qu'il aurait très bien pu ramener la bague le lendemain. Mais il ne l'avait pas fait, pensant que peut-être c'était une bonne idée que de la garder... Et les jours passèrent sans qu'il ne puisse se sortir de la tête l'idée de demander Elyon en mariage. Il l'aimait ! Plus que tout au monde, plus que la vie ! Pourquoi ne pas demander à celle qu'il aimait de passer le reste de ses jours avec lui ? Et finalement il se retrouvait là, dans ce bar, avec sa meilleure amie et il n'avait toujours pas fait sa demande. Sauf que maintenant c'était entièrement avorté. Pourquoi Elyon l'épouserait après ce qu'il venait de lui faire comprendre ? Il n'y avait aucune chance. Et pourtant Yngvar ne le regrettait pas. Ils pourraient sûrement se réconcilier, alors que s'il l'avait demandé en mariage, elle aurait refusé et ne lui aurait jamais pardonné. Non, en effet, c'était la meilleure décision qu'il avait prise.

Le norvégien finit par ouvrir la bouche pour raconter sa version des faits.

« Ecoutes Mimine... Je l'aime cette file, ok ? Je l'aime à la folie. Et je sais que j'ai pas fais les bons choix avec toi, c'est précisément pour cette raison que tu m'a quitté. Je ne veux pas reproduire cette erreur avec Ely. »

Il baissa la tête et la releva quelques secondes plus tard, les yeux brillants.

« Je n'ai pas voulu la blesser... Mais t'as vu la tête qu'elle à fait quand elle à compris que je voulais l'épouser ? Je préférais la mettre en colère plutôt qu'elle me rigole au nez d'y avoir pensé. »


« Je sais que c'est rapide, je le sais bien. Les couples normaux ne font pas ça. Mais franchement Mimine, tu me trouve normal ? »

Il esquissa un petit sourire.

« Je ne le suis pas. Cette fille c'est la bonne. Je la veux, toute entière et pour toujours. Alors oui, je veux l'épouser. Mais j'attendrais qu'elle soit prête. J'attendrais qu'elle l'envisage. Je n'en parlerais plus. Promis. »


Yngvar mit de côté sa tristesse et prit l'ultime décision de passer la soirée à boire et rigoler en compagnie des seules personnes qui comptaient pour lui.

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Irmine Boisseuil Emploi : Bibliothécaire de Beauxbâtons

Date de création : 07/01/2015
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MessageSujet: Re: Double Date - Yngvar - Irmine - Elyon   Jeu 23 Juil - 23:12

Alors qu'ils évoluaient sur la piste avec aisance (malgré leur consommation exagérée d'alcool, un satyre et une nymphe restaient des danseurs émérites !), Yngvar tenta de se justifier auprès d'Irmine de ses bêtises, qui comme à son habitude le reprit sur ses fautes de français. La jeune femme secouait la tête par moment et soupirait comme une Mère Supérieure face à une Aspirante qu'elle aurait attrapée en train d'espionner de jeunes séminaristes.
Toutefois, son meilleur ami exprima un tel désir de ne pas répéter les mêmes erreurs qu'avec elle qu'elle en fut émue. Ah, l'alcool ça vous attendrit les coeurs les plus durs.

- Oooooooh mais c'est adorable. Tu apprends, tu grandis, je suis fière de toi ! Ouais enfin...ça t'a pas empêché de la garder...mais passons !

Elle interrompit un instant leur danse pour le serrer dans ses bras, comme s'il venait de lui annoncer qu'il allait vraiment se marier, puis ils reprirent leurs ondulations au milieu de la foule sur la piste.

- Je sais que c'est rapide, je le sais bien. Les couples normaux ne font pas ça. Mais franchement Mimine, tu me trouve normal ?

- Non., répondit-elle automatiquement. Mais au fond, ce n'était pas un mal, parce que s'il avait été normal, il aurait refusé une expédition dans un pays dans lequel son hybridation l'obligerait à verser de l'argent au gouvernement.

Le Scandinave lui fit ensuite cette déclaration qu'il aurait mieux fait de déclamer à Elyon...ou pas, remarquez ! Elle aurait sûrement fui. Il n'avait pas idée d'aimer une nymphe à nouveau !
Lorsqu'il lui dit qu'il la voulait toute entière, la naïade ne put réprimer un ricanement en faisant remarquer : "Tu dis ça parce que vous avez toujours pas consommé ? T'es juste en manque en fait."

Mais malgré la moquerie de sa meilleure amie, Yngvar continua d'exprimer ses sentiments pour la dryade, et la bibliothécaire hocha vigoureusement pour lui montrer qu'il prenait (enfin) la bonne décision.

- C'est vraiment ce que tu as de mieux à faire. Et sois gentil avec elle ce soir, parce que de un, je crois qu'elle dééééééteeeeste te voir bourré ! Et de deux, le coup que t'en aies rien à faire de la taxe qu'on va payer, ça lui a vraiment pas plu. Ah mais n'en reparle pas maintenant !!! Mais quand vous serez seuls. Pas devant Goulven, c'est pas ses oignons en plus, il est pas hybride, il peut pas comprendre.

La belle sorcière continuait de tournoyer dans les bras de son meilleur ami, et elle avait la sensation que l'atmosphère se détendait. Yngvar semblait un peu calmé, et pour sa part cela lui faisait du bien de s'éloigner du Breton le temps de cette danse. La bière brune qu'elle avait ingéré, ajoutée à l'hydromel très corsé du Viking, étaient parvenu à la désinhiber en réveillant au passage la nymphe qui ne sommeillait jamais loin. Sur le ton de la plaisanterie, elle lui lança :

- Elle a de la chance de t'avoir...quoi qui ? Bah, Elyon, du tosk* ! Franchement, qu'est-ce qui m'a pris de te quitter et de rentrer en France ?! En plus, pour sortir avec un mec qui supportait pas que je ne lui raconte pas tout ce que je faisais - oui, je parle de Dorian du Guy là - et après me faire briser le coeur par un autre pas capable de tenir tête à son ex et l'embrasse alors que j'étais pas loin en plus ! Merci bien, les français sont tous des gros nuls apparemment.

La jeune femme avait encore assez de jugeote pour ne pas révéler qu'elle parlait de Goulven, mais elle ne pouvait s'empêcher de laisser sortir son aigreur auprès de son confident attitré.

- Si jamais Ely veut pas de toi, moi je veux bien t'épouser finalement ! On se connait depuis assez longtemps maintenant, pis ce sera un mariage libre : juste de l'amour platonique, pour le reste on ira voir ailleurs. Par-fait !

Regrettait-elle réellement d'avoir quitté Yngvar ? Non, elle était persuadée qu'il serait plus heureux avec Elyon, et tous sentiments amoureux pour le satyre avaient été remplacés par une amitié fraternelle. Ce soir-là, elle se demandait quand même où en serait leur relation si elle était restée avec lui en Norvège. Et la réponse était claire : exactement au même point que ce soir-là ! C'était l'un des hommes de sa vie, mais pas son âme soeur.

- J'aimerais quand même que tu m'expliques quelque chose : c'est quoi cette obsession que tu as de vouloir nous épouser aussi vite ? Oui oui, je me compte dans le nous, avec moi aussi t'as été rapide même si c'était moins vite. Ça va te changer quoi d'être mariée ou pas à Elyon ? Du moment que vous êtes ensemble, le reste c'est pas important non ?, reprit-elle avec beaucoup plus de sérieux cette fois.

Cependant, alors qu'il donnait sa réponse, la musique prit fin et ils décidèrent de retourner auprès des deux autres. Enfin, une, car il n'y avait qu'Elyon à leur table.
L'expression de colère et les yeux rouges de la dryade firent légèrement redescendre Irmine de la planète sur laquelle son ébriété l'avait envoyée. Elle posa sa main sur le bras de son amie en prenant à place à côté d'elle et lui jeta un regard inquiet de ses yeux verts brillants.

- Qu'est-ce qui se passe, ça va pas ?

Elle avait pleuré apparemment, et Irmin espérait que ce n'était pas pour cette histoire de bague. Elle frotta un peu le bras d'Elyon, comme si elle devait la réconforter absolument, et au même moment, elle remarqua l'absent à leur table.

- Bah, où est Ve...GOULven ? Il est parti ?, demanda-t-elle avec une lueur d'espoir.

[HJ : *"Espèce d'idiot", ou quelque chose d'approchant.   ]

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Les Boisseuil

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Goulven Le Guerrec Emploi : Avocat

Date de création : 07/01/2015
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MessageSujet: Re: Double Date - Yngvar - Irmine - Elyon   Dim 26 Juil - 22:32

Gisant sur le carrelage des toilettes du Pub Irlandais, Goulven avait depuis deux minutes et trente secondes une profonde conversation avec lui-même. Le coup que lui avait envoyé l'Ecossaise l'avait fait dessouler sec ! Du moins, lui en avait donné l'impression. Mais la douleur qu'il avait ressenti n'était même pas comparable à celle qu'il ressentait d'être séparé d'elle. Maladroitement il se releva en s'accrochant à la vasque, glissa, se rattrapa et se redressa puis visa son reflet dans le miroir. Quelle sale mine ! Mal rasé et les yeux cernés, sa tenue n'avait pas le même soin que d'habitude. Depuis quand n'avait-il pas dormi ? Quand avait-il pris un vrai repas ?

Il finit par sortir des toilettes par la porte empruntée plus tôt par Elyon. Celle-ci avait rejoint la table où ils s'étaient posés quelques dizaines de minutes plus tôt, elle avait la tête dans les mains. Qu'est-ce qui lui avait pris de raconter l'histoire de la bague ? Et de divulguer ce qu'il savait de son intimité ? L'alcool le rendait bavard et il manquait cruellement de discernement.

La chose qui lui parut le mieux à faire, c'était de partir : il en avait assez fait. Irmine ne souhaitait apparemment pas lui parler, il ne voulait pas envenimer d'avantages l'état de la relation entre Yngvar et Elyon après cette soirée ... Non, clairement, il avait meilleur temps de partir et mettre la tête dans les toilettes comme tout individu qui se respecte.

Sauf qu'elle réapparu à ce moment-là, et toutes ces belles résolutions/résignations s'évanouirent. Son coeur saignait et à nouveau sa gorge se noua. Ses bras lui manquaient, le goût de ses lèvres, l'odeur de ses cheveux et ses regards condescendants lorsqu'ils débattaient, et puis la brume dans ses iris quand elle se réveillait.
Ses pieds le menèrent jusqu'au petit groupe qui s'était formé autour de la Dryade contrariée, Irmine lui faisait dos lorsqu'elle dit :

- Bah, où est Ve...GOULven ? Il est parti ?

Il s'arrêta à quelques pas d'elle, sentant le regard de l'Ecossaise le fustiger. Si elle avait pu le geler sur place, elle l'aurait fait sans attendre. Mais il décida de ne pas se démonter, Elyon lui avait infligé, en plus d'une grande douleur, une cuisante humiliation. Que pourrait-il lui arriver de pire ...

- C'est vraiment ce que tu veux ?

A part une réponse positive à la question qui avait franchit toute seule la barrière de ses lèvres ?

Le temps de l'attente était terminé. Il ne pouvait plus la ménager, il ne pouvait plus attendre ... il ne voulait plus attendre. Il avait l'impression de devoir remonter une cascade d'eau glacée et de s'y noyer. Mais elle lui était plus vitale que l'air qu'il devait respirer ...

Il attrapa sa veste sur le dossier de la chaise près de lui et la jeta sur son épaule, sans lâcher la jeune femme des yeux, même si c'était douloureux.

- Je dois te parler, Ine.


Le ton de sa voix se voulait assuré, mais la fébrilité trahissait la supplication qu'il tentait de masquer. Il n'était pas persuadé que de l'implorer la ferait changer d'avis.
C'était juste que là, il n'avait plus du tout envie de vivre.

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“I could spend my life in this sweet surrender,
I could stay lost in this moment forever,
Every moment spent with you is a moment I treasure
I don't want to close my eyes, I don't want to fall asleep,
Cause I miss you baby and I don't want to miss a thing”
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Elyon Sombrelune Emploi : Ecrivain

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MessageSujet: Re: Double Date - Yngvar - Irmine - Elyon   Dim 26 Juil - 23:53

Sortie en trombe des toilettes et essuyant rageusement les larmes de ses yeux, la Dryade ressentait un mélange de tristesse, de colère, de dépit ... Ses pensées hostiles étaient tournées vers Goulven pour l'empêcher d'en vouloir à celui sans qui sa vie ne serait plus rien maintenant qu'elle lui avait ouvert son coeur. La Nymphe des bois rongeait ses ongles, tout son corps tendu d'appréhension, en attendant Yngvar et sa cavalière qui tournoyaient sur la piste en parfaite symbiose. Elle aurait pu être jalouse, il n'en était rien, elle avait parfaitement conscience de la nature de la relation entre eux et ... A moins que la langue d'Yngvar ne finisse encore dans la bouche d'Irmine, elle ne ferait jamais grand état de leur proximité et de l'étroitesse de leur lien.

Mais là, elle avait juste envie de fuir. Prendre ses valises et changer de pays. Aller en Papouasie par exemple, ils ont un look plutôt cool ... Bon sang, elle n'avait même pas bu et elle était assaillie par les pensées les plus insensées ! Bien sûr qu'elle ne pouvait pas fuir ... Elle ne pourrait pas faire que cela toute sa vie, si la mort de son père lui avait donné une leçon c'était bien celle-ci : Fuir ne lui apporterait que des regrets. On ne peut pas toujours revenir sur le passé, et plus on avance dans la vie, moins c'est chose possible ...
Pourtant, maintenant, voir Yngvar lui faisait mal. L'idée qu'il ait pu parler de leur intimité ou plutôt, absence d'intimité, qu'il lui ait acheté une bague, qu'il ne veuille pas se lier à elle (oui, on a jamais dit que les pensées d'une dryade supportant ses amis alcoolisés étaient logiques, d'habitude c'est pas trop le cas mais là n'en parlont même pas), additionné à son détachement de la cause hybride et de sa parfaite nonchalance ... C'était trop pour elle, et elle commençait à avoir des ressentiments qu'il faudrait vite désamorcer.

Irmine et Yngvar revinrent près d'elle, elle essuya ses joues mais on pouvait voir que ses yeux étaient rouges. La sollicitude d'Irmine la toucha, elle secoua la tête.


- Oui, enfin non, ça va. J'ai juste ... enfin, je te raconterai. Je commence à être pas mal fatiguée là ... dit-elle alors qu'elle était connue pour son tempérament plutôt noctambule.

Irmine se demanda alors si Goulven était parti, ou plutôt elle l'espéra.


- Non, je l'ai castré ... il doit geindre sur le carrelage. Ah non, le voilà ...

Et effectivement, l'avocat apparaissait, demandant à Irmine si elle souhaitait réellement son départ. Elyon cacha sa tête entre ses mains, souhaitant pour Irmine qu'elle ait la force de faire ce qu'elle-même regrettait d'avoir fait toute sa vie : fuir. Non de Merlin, heureusement qu'elle n'avait pas bu une seule goutte d'alcool. Son regard bleu alla d'Yngvar à Goulven, puis à Irmine, revenant sur Yngvar, et son coeur se serra. Elle lui en voulait, oui. Mais envisageait-elle sa vie sans lui ? Non, jamais. L'attachement ... C'est toujours tellement source de douleur ... Goulven en était la représentation parfaite. Ainsi qu'elle-même, et Irmine dans une toute autre mesure.

Alors qu'absolument rien ne poussait Elyon à prendre partie pour l'avocat le plus mauvais qu'elle n'ait jamais vu, elle dit à Irmine.


- Réfléchit bien ... On a pas toujours plusieurs chances ...

Elle posa sa main sur celle que la naïade avait posé sur son bras, et dans un élan de besoin d'affection l'enlaça puis lui chuchota à l'oreille de manière à ce qu'elle seule puisse entendre :

- Je ne sais vraiment pas quoi te conseiller, Piotragh mais je serai là, si jamais ...

Elle la serra dans ses bras. Elle voulait faire celle qui se voulait rassurante, mais en réalité, c'était elle qui avait besoin de réconfort. Cette soirée avait été terrible et avait fait beaucoup de casse.

Lorsqu'Irmine se dégagea, Elyon coula un regard vers Yngvar. Elle se surprit à ressentir le besoin de ses bras également, alors que quelques secondes plus tôt elle aurait voulu être capable de le détester, ça aurait été beaucoup plus simple ... Mais c'était pire que tout encore : est-ce qu'il se rendait compte de ce qu'il disait ? La nymphe des bois, blessée, ne parvint pas à soutenir longtemps son regard.

- Je te ramène chez toi dès que tu as fini ta soirée, hors de question que tu transplanes dans cet état. Ensuite, je rentrerai chez moi. Dit-elle les dents serrées.

Elle se risqua à jeter un regard vers Goulven et le menaça avec ses yeux. Une larme. Une seule, et elle allait lui faire savoir ce qu'il y avait marqué en face du nom "McTavish" dans l'encyclopédie des grandes familles de sorciers dans les Highlands.

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Irmine Boisseuil Emploi : Bibliothécaire de Beauxbâtons

Date de création : 07/01/2015
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MessageSujet: Re: Double Date - Yngvar - Irmine - Elyon   Jeu 6 Aoû - 2:23

La main posée sur le bras d'Elyon, Irmine commençait à trouver son amie de plus en plus étrange...et triste. La naïade avait été tellement concentrée sur les milles et uns moyens d'éviter Goulven durant cette soirée, qu'elle en avait presque oublié qu'elle n'était pas la seule à avoir son lot de déception. En même temps, la dryade l'avait un peu cherché en les forçant à rester alors qu'Irmine avait tenté de prendre la fuite dès le début.

Que l’Écossaise se plaigne de fatigue était l'une des excuses les moins crédibles qu'elle ait entendue, ayant passé bien assez de nuit à discuter avec Elyon pour savoir qu'elle était tout aussi hulotte qu'elle. Néanmoins, Irmine était prête à s'en aller dès que la dryade le souhaitait, n'attendant que cela depuis le début de la soirée.
S'enquérant de l'absence de l'homme qu'elle voulait fuir, elle ouvrit de grands yeux ronds lorsqu'Elyon mentionna une castration et un carrelage. Un carrelage ? Quel carrelage ?! Les toilettes ? Mais qu'est-ce qu'Ely était allée faire avec Goulven au to...

- C'est vraiment ce que tu veux ?

- Ah non, le voilà.

Pour la énième fois de cette folle soirée, Irmine se raidit en entendant la voix de l'avocat lui faire savoir qu'il avait surpris sa question. Elle tourna la tête en prenant un air détaché qui ne trompait apparemment personne - sauf Yngvar qui était totalement à l'ouest - et fut parfaitement incapable de répondre à Goulven. N'ayant pas lâché Elyon, celle-ci marqua son soutien non seulement par ses mots mais par l'étreinte dont elle la gratifia, rappelant à Irmine qu'elle la considérait comme sa soeur, ce qui avait le don de rassurer la naïade instantanément. Au grand étonnement de la bibliothécaire, son amie l'encouragea à demi-mots à répondre positivement à la demande du Breton.

Irmine lâcha Elyon et considéra son ex-amant d'un regard méfiant...mais en réalité, c'était en ses propres résolutions qu'elle n'avait pas confiance. Si elle avait évité toute la soirée de se retrouver en tête-à-tête avec lui, et encore plus qu'il ne la touche, ce n'était pas sans raison. Se secouant intérieurement, elle enfila son boléro et le devança après avoir rapidement lancé un "Je reviens tout de suite" aux deux autres, leur signifiant ainsi qu'ils n'avaient pas intérêt à partir sans elle et à la laisser seule avec lui.

D'un pas rapide, Irmine sortit du pub bondé qui n'avait rien de l'endroit idéal pour s'expliquer. Elle fit volte-face et croisa automatiquement les bras en signe de fermeture. Il devait lui parler ? Qu'il le fasse ! En revanche, elle n'avait pas promis d'être ouverte à la discussion.

- Qu'est-ce que tu veux encore ? Je crois que ce soir tu en as déjà trop dit !

En plus de nourrir la déception personnelle qu'elle ressentait à son encontre afin de ne pas céder aux suppliques de son coeur qui battait violemment dans sa poitrine, elle avait bien compris qu'un échange avait eu lieu entre Goulven et Elyon, et que celui-ci avait secoué la petite dryade.

- Qu'as-tu dit à Ely encore ? Elle fait une tête pas possible !

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Les Boisseuil

Le mensonge et le silence arrangent bien des drames de famille
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Goulven Le Guerrec Emploi : Avocat

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MessageSujet: Re: Double Date - Yngvar - Irmine - Elyon   Jeu 6 Aoû - 3:16

Avec l'impression de marcher sur un sol en mousse, Goulven s'appuya au bord de la table. Pitoyable. Il était pitoyable et jusqu'au bout il allait être pitoyable. Les yeux bleus de la Dryade fichés sur lui, il se méfia instantanément de ce que cette dernière allait dire à Irmine, s'il lui fallait accuser quelqu'un parce qu'Irmine ne voudrait pas lui parler, ce serait Elyon, et personne d'autre !

"Je reviens tout de suite"

Premier surpris par cette réponse, il regarda Irmine les yeux dans le brouillard, puis Elyon et fût désarçonné de voir comme l'expression sur le visage de cette dernière avait changé. Irmine lui accordait quelques secondes et il ne devrait pas les gâcher, mais il s'était attendu à un refus et il n'avait rien préparé. Piètre avocat plaidait bien mal sa propre cause.

Il suivit la Bibliothécaire dehors et la fraîcheur de l'air eut au moins le mérite de lui remettre les idées en place. Irmine lui demandait ce qu'il voulait "encore", lui signifiant au passage qu'il en avait certainement assez dit. C'était complètement vrai.

- Qu'as-tu dit à Ely encore ? Elle fait une tête pas possible !

Il ne pouvait pas affirmer qu'il n'avait aucune responsabilité dans l'état de la Dryade mais ne pouvait porter le poids de leurs problèmes. Et Yngvar n'avait qu'à moins charger son hydromel.

- Rien, je n'ai rien dit ! Elle m'a frappé et elle a dit que si elle, elle ignorait pourquoi, moi je le saurais, elle est ...

Il avait envie de dire dingue, mais Elyon avait agi en amie pour Irmine et il ne pourrait pas l'accuser de folie pour cela ...

- Assez extrême. Se reprit-il.

L'endroit n'était pas idéal pour parler, mais c'était le moment ou jamais. L'avocat passa sa main dans ses cheveux et regarda la jeune femme. Tous les regrets, combinés à la fatigue et à la douleur d'être séparé d'elle, l'accablèrent de nouveau et lui firent courber l'échine. Il soupira et frotta ses yeux.

- Je ne peux pas. Je n'y arrive pas. Je ne sais pas vivre sans savoir si tu veux, si tu peux, si tu ne veux pas ...

Ce que Goulven ne parvenait pas à dire c'était à quel point il lui était difficile d'aller de l'avant alors qu'Irmine n'avait pas clairement rompu avec lui. Sans savoir si elle ne voulait vraiment plus l'avoir dans sa vie. Et finalement ... Cela ferait-il une différence ?
Ayant perdu toute l'éloquence qui le caractérisait il resta quelques secondes sans pouvoir parler ni se reprendre.

- Je suis ... désolé. Encore une fois. Désolé pour ce qui s'est passé avec Lucila. Mais je suis aussi désolé pour le reste. Tu n'as pas besoin de moi. C'est moi qui ait besoin de toi.

Sa vue se brouilla alors qu'il sentait poindre les larmes dans ses yeux qu'il essuya frénétiquement.


Et je crois que ... Même si tu me disais clairement que c'était fini je ne pourrai pas l'accepter, je ne pourrai pas t'oublier ni vivre autre chose ... ni vivre tout court. Et j'avais besoin de croire que ... Non, laisse, je suis un sale égoïste et je ne te mérite sûrement pas. Mais ... tu faisais de moi quelqu'un de bien.

A répéter comme cela ô combien il avait besoin d'elle il ne se supportait pas. Il ne se supportait plus de s'entendre parler, mais il n'avait fait que cela. Dire des belles paroles, et faire de la merde derrière. Prétendre tout faire pour embellir son monde et n'agir que par égard pour son estime de soi ... Mais avait-il seulement une fois écouté les désirs de la jeune femme ? Oui, il pourrait lui promettre que cela ne se reproduirait plus, il pouvait aussi se jeter à ses pieds pour continuer à pleurer. Il pouvait aussi agir, pour une fois, et prendre ses responsabilités. La voix fébrile et les yeux humides, le discours qu'il avait contredisait totalement ce qu'il lui avait écrit quelques jours plus tôt.

-Je devrais me taire. Mais je ferai n'importe quoi pour ... me faire pardonner, avoir le droit de te prendre dans mes bras et t'enlacer Ine ... Je n'ai jamais aimé quelqu'un comme je t'aime, je n'en reviendrai pas.

L'avocat désabusé n'avait pas détaché ses yeux d'elle et même s'il se tenait à une distance respectable d'elle, il crevait d'envie ... de besoin, de la prendre dans ses bras et n'en pouvait plus de la voir, le besoin était trop fort. Elle risquait en plus de transplaner loin de lui. Qui était-il pour la retenir ?

- Ine ! Implora t-il en lui ouvrant ses bras dans un geste désespéré.

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“I could spend my life in this sweet surrender,
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Irmine Boisseuil Emploi : Bibliothécaire de Beauxbâtons

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MessageSujet: Re: Double Date - Yngvar - Irmine - Elyon   Sam 8 Aoû - 3:53

La première inquiétude d'Irmine avait été pour Elyon et ce qui avait pu se passer dans ces fameux toilettes qui ait pu faire pleurer son amie. La naïade en voulait déjà terriblement à Goulven, mais s'il avait fait du mal à son amie, alors Irmine risquait bien d'exploser littéralement. Parce qu'Ely était toujours là pour elle, la soutenait en toutes circonstances, et qu'elle lui avait prouvé être digne de sa confiance...bien plus que Goulven !
Alors que ce dernier affirmait n'avoir rien dit, Irmine plissa les yeux d'un air suspect : oui, l'Ecossaise était une brute, mais elle ne frappait jamais sans raisons ! Le Breton hésita sur le terme à utiliser pour qualifier Elyon, temps dont profita Irmine pour prévenir :

- N'insulte pas Ely !

Il opta donc pour une réponse politiquement correcte qui déplut cependant à la nymphe, qui savait bien que d'autres termes avaient brûlé la langue de Goulven.

Il se lança ensuite dans une énième tentative d'explication, tout aussi désordonnée que le fil des pensées de la jeune femme dont il tentait d'obtenir le pardon. Elle ne comprenait pas clairement tout ce qu'il disait, et la posture déconfite qu'il adopta ne fit que l'énerver encore plus ; d'abord, il la forçait presque à le suivre pour écouter ce qu'il avait à lui dire...et finalement, il se repliait et n'allait pas jusqu'au bout de ses phrases. Cette réaction de la part du jeune homme l'irritait tout en la jetant dans la plus grand confusion.

Celle-ci venait essentiellement de vision qu'elle avait de lui en cet instant. Il allait mal, tout son être transpirait la tristesse et le désarroi - il semblait même remettre sa vie en question ! -...et Irmine avait beaucoup de mal à supporter de le voir dans un tel état. Malgré l'apparente froideur qu'elle affichait, elle n'était pas insensible au désespoir de Goulven, qui faisait douloureusement écho au sien. Et faire taire la culpabilité qui s'insinuait en son coeur, à l'idée qu'il se rendait malade à cause d'elle, devenait de plus en plus difficile.

Irmine fit un mouvement imperceptible en direction de l'avocat alors qu'il lui affirmait une nouvelle fois l'aimer plus que de raison, cependant elle se reprit alors qu'il ouvrait les bras dans sa direction et fit un pas en arrière, resserrant ses propres bras croisés un peu plus fortement encore. Elle ne pouvait pas le laisser la toucher, ou elle ne pourrait conserver sa détermination plus longtemps. Car, au fond d'elle, la bibliothécaire mourrait d'envie de retrouver la chaleur de ces bras qui se tendaient vers elle.

- Qu'est-ce que tu t'imagines ? Que je vais me jeter dans tes bras en pleurant ? Tu m'as prises pour Lucila ?, cracha-t-elle en direction de son ancien amant.

Elle n'avait plus que cette solution pour tenter de lui échapper, pour l'éloigner avant qu'elle ne craque. L'invectiver, lui lancer à la figure toute la colère qu'elle ruminait depuis 3 semaines. Cette colère qui masquait la profondeur de sa tristesse.

- "Le reste" ? Et c'est quoi selon toi "le reste" ? Je crois que tu n'as rien compris, qu'au fond tu ne sais même pas pourquoi je t'en veux.

Un événement malheureux avait pris de telles proportions qu'elle-même n'en revenait pas de se retrouver dans cette ville qu'elle détestait, devant un pub irlandais plein à craquer, à l'avoir suivi pour écouter ce qu'il avait à lui dire. Pourquoi l'avoir suivi ? Parce qu'au fond elle espérait qu'il saurait trouver les mots pour effacer sa déception et rassurer sa confiance mise à mal. Pourquoi lui en vouloir autant ? Parce que cela lui donnait une excuse pour fuir un attachement dont la puissance lui faisait peur. Plus elle aimait, plus elle lui ferait confiance...et plus elle risquait de souffrir par la suite.

En proie à une agitation incontrôlable, Irmine tourna les talons pour retourner à l'intérieur du bar, mais ne fit pas trois pas que déjà elle revenait sur ceux pour se planter devant Goulven en le fusillant du regard.

- Et tu crois que tu ne me manques pas peut-être ? Que tu es le seul à en souffrir ? Mais j'ai mal à en crever !

Quelques fumeurs sortis pour soulager leur dépendance tournèrent le regard dans leur direction, en raison du bruit qu'ils commençaient à produire, mais Irmine n'en avait plus rien à faire, l'alcool aidant.
Dans un mouvement de colère qui ne lui ressemblait pas, elle donna un coup de pied dans un sachet en papier qui traînait au sol. Les larmes au bord des yeux, elle releva son regard vert en direction de Goulven en luttant pour ne pas laisser un seul sanglot lui échapper. Non, il ne la verrait pas pleurer, que cela soit de peine ou de colère !

- Et ça veut dire quoi, d'abord, que tu n'en reviendras pas ! Tu essayes de me faire du chantage affectif ? Tu ne crois pas que je souffre déjà assez comme ça ? Il faut que tu me rappelles que j'ai été incapable de te quitter !

Trop d'émotions ravalées menaçaient de s'échapper, aussi Irmine se retourna en croisant à nouveau les bras et en donnant des coup de pieds au sol.

- Faen, faen, faen, faen, faen !, s'exclama-t-elle en norvégien contre lui, contre elle-même, contre Elyon qui l'avait forcée à rester, contre la lâcheté des Hommes, et contre sa propre faiblesse.

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Goulven Le Guerrec Emploi : Avocat

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MessageSujet: Re: Double Date - Yngvar - Irmine - Elyon   Sam 8 Aoû - 5:19

Plutôt que d'aller vers lui, elle recula, resserra ses bras autour d'elle comme pour se protéger de quelque-chose. Il n'eut pas le temps de dire autre-chose qu'elle l'invectiva et déversa une partie de la rancoeur qu'elle avait contre lui et contre Lucila.

- Non ! Répondit-il de manière extrêmement réactive.

A aucun moment, il n'avait prêté à Irmine le caractère de Lucila.
A aucun moment il ne l'avait imaginé se jeter dans ses bras en pleurant. Il la voyait constamment fuir dans ses rêves et revivait le jour où elle l'avait laissé sur la falaise aussi nettement qu'il sentait encore la caresse de son souffle dans son cou quand il la prenait dans ses bras.

- "Le reste" ? Et c'est quoi selon toi "le reste" ? Je crois que tu n'as rien compris, qu'au fond tu ne sais même pas pourquoi je t'en veux.

Mais alors qu'il allait répondre, aucun son ne sortit de sa bouche, l'avocat avait perdu toute son éloquence et, semblait-il, sa capacité de réflexion. Il tourna la tête, essuyant ses yeux, accablé par le poids de la vérité qu'il venait de se prendre en pleine figure et ce n'était pas tant les propos de la jeune femme qui étaient blessants en soi. C'était qu'elle avait raison. Il ne l'avait jamais tellement comprise, souvent infantilisé, considéré comme une personne fragile, s'était fait une mission de voir naître un sourire sur son visage, lui donner du bonheur. Mais avait-il pensé à ses souhaits, à elle ? Avait-il songé qu'elle n'avait peut-être pas non plus la même conception d'une vie heureuse ? Et tout simplement, qu'elle n'était pas faite de cristal ? Le regard qu'il lui lança était perdu alors qu'elle s'en retournait dans le Pub avant de se raviser immédiatement.
Mais quand elle se planta devant lui, il eut peur, peur d'une autre vérité, une autre déclaration qui lui montrerait qu'il ne serait certainement jamais à même d'être l'homme qu'il lui fallait. Il s'obligea, cependant, à la regarder dans les yeux.

- Et tu crois que tu ne me manques pas peut-être ? Que tu es le seul à en souffrir ? Mais j'ai mal à en crever !

Il n'était pas le seul à souffrir mais cet aveu d'Irmine ne soulagea pas sa peine, bien au contraire. Ils étaient tous les deux malheureux et se faisait du mal ce qui était une chose tellement inconcevable lorsqu'ils s'étaient confessé leurs sentiments ! Et ces promesses, renouvelées sans cesse d'un avenir heureux et ensemble, n'était-il pas capable de les tenir ? La nymphe des eaux eut un geste qu'il ne lui connaissait pas. Rageuse, elle donna un coup de pied dans un sachet qui traînait sur le sol et lorsqu'elle releva la tête, ses yeux étaient chargés de larmes, à l'instar des siens, ce qui porta un dernier coup fatal à tout ce qu'il avait cru bien faire jusque-là. Il n'était pas près de se pardonner ces larmes contenues, quelque soit l'issue de leur histoire et ce n'était pas parce que l'Ecossaise avait menacé de l'éviscérer quelques minutes plus tôt. Ses yeux brillants lui faisaient l'effet d'un poignard planté dans son ventre et il se fît horreur.

- Et ça veut dire quoi, d'abord, que tu n'en reviendras pas ! Tu essayes de me faire du chantage affectif ? Tu ne crois pas que je souffre déjà assez comme ça ? Il faut que tu me rappelles que j'ai été incapable de te quitter !

Il tendit un bras vers elle, mais elle s'en retourna, frappa le sol de ses pieds et jura. Jamais Goulven ne l'avait vue aussi désemparée. Que convenait-il de faire ? Qu'attendait-elle de lui exactement ? Il lui semblait que tout ce qu'il disait ne ferait que l'enfoncer plus.

Fichu pour fichu, il s'approcha d'elle et la prit dans ses bras avec vigueur, la serra contre lui comme pour contenir sa colère et son désarroi, cherchant en même temps la chaleur de ce corps raide qui lui manquait tant.
Après quelques secondes et la maintenant toujours contre lui, Goulven finit par réussir à dire, alors que des sanglots étranglaient sa gorge.

- Ine, la vérité c'est que j'ai voulu tout faire pour alléger des peines dont je ne connais pas la nature. J'ai voulu devenir indispensable parce que ma plus grande peur était de te voir partir. Mais je comprends aujourd'hui que c'est exactement ça qui a provoqué cela.

Il reprit sa respiration, tout en la maintenant contre lui.
Il avait toujours eu la sensation qu'il y avait une partie d'elle qui lui demeurerait toujours inconnue, il s'en était accommodé. Mais il lui attribuait aussi la douleur qu'il voyait parfois passer dans les yeux de sa belle et s'était fait le devoir de l'atténuer et de la contrebalancer.

Pourtant, à l'hôpital, lorsqu'Irmine avait eu besoin de lui, il n'avait pas su être là et la scène lui apparaissait clairement maintenant.

- En plus de cela, je n'ai pas su être près de toi, à l'hôpital, lorsque Lucila t'a envoyé toutes ces horreurs. Je te présente mes excuses. Je regrette amèrement ma conduite. Je crois ... je crois ...

Il hésita un peu, puis se reprit.

- Que ... je suis démuni, parfois, devant toi, et que je ne sais pas quoi faire et me rend compte que je me déteste pour cela. Je me déteste de t'avoir ainsi infantilisée et de pas avoir été là quand il l'aurait vraiment fallu. Je n'ai cependant jamais eu d'autre intention que celle de te rendre heureuse. Mais j'ai aussi terriblement besoin de toi. Tu as changé ma vie et montré le monde sous d'autres horizons. Cela m'incite à devenir quelqu'un de meilleur. Je ne me vois pas marcher ailleurs qu'à tes côtés.

Il s'arrêta de parler et desserra doucement son étreinte pour faire passer dans son geste beaucoup plus de tendresse que lorsqu'il l'avait prise dans ses bras. Si elle se dégageait, elle pourrait en sortir sans peine. Il l'écarta légèrement, mais ce fût pour la regarder dans les yeux.

- J'aimerais tellement savoir quoi faire et ne peut que t'avouer combien je suis démuni, Ine, et que j'en suis désolé. Maintenant, si tu juges que nous sommes mieux séparé je n'ai pas le droit de te retenir ... mais je crois que toutes les parcelles de mon corps et de mon âme tenteront de remonter le courant pour revenir à tes côtés.

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Irmine Boisseuil Emploi : Bibliothécaire de Beauxbâtons

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MessageSujet: Re: Double Date - Yngvar - Irmine - Elyon   Mar 11 Aoû - 17:12

Depuis des semaines, Irmine avait refoulé et étouffé toutes ses émotions, s'efforçant de mettre un couvercle par-dessus celles-ci et de contenir toute leur violence. Seulement, maintenant qu'il avait sauté, le raz-de-marée qui s'en déversait était incontrôlable et la submergeait littéralement. Désorientée, cet épanchement était bien plus destructeur que libérateur pour la nymphe, et elle ne savait plus comment calmer son agitation. Ce fut Goulven qui lui permit de se reprendre.
Elle eut un sursaut en sentant les bras du jeune homme l'emprisonner dans une étreinte impérieuse mais contenante, et dont elle ne put s'échapper bien qu'elle s'y essaya dans un premier temps. Vaincue après une tentative somme toute peu assurée, elle abandonna le combat et laissa sa main accrochée au bras dont elle avait essayé de se défaire, le corps toujours tendu à l'extrême, mais épuisé et réchauffé par celui de l'avocat contre son dos.

Les paroles qu'eut Goulven finirent de détruire les défenses qu'elle s'était reconstruites, et elle fut bien heureuse qu'il ne puisse voir les larmes brûlantes qui roulèrent sur ses joues et qu'elle essuya précipitamment. Entendre dans la bouche du jeune homme les réticences que son comportement avait provoquées fut le véritable déclic, celui qui fit tomber le masque de colère pour laisser le désarroi montrer son véritable visage.

- Je crois ... je crois ...que ... je suis démuni, parfois, devant toi, et que je ne sais pas quoi faire et me rends compte que je me déteste pour cela. Je me déteste de t'avoir ainsi infantilisée et de pas avoir été là quand il l'aurait vraiment fallu.

Découvrir à quel point il pouvait se sentir perdu face à ses réactions fit l'effet d'une douche froide à la jeune femme, de celles qui vous ouvrent les yeux et vous débarrasse de la poussière qui vous empêche de voir plus clairement le noeud du problème. Le choc de comprendre qu'il n'était pas aussi sûr de lui que l'image qu'il lui renvoyait habituellement. Cet aveu d'impuissance lui étreignit violemment le coeur et elle réalisa à quel point les barrières qu'elle dressait entre elle et toute personne susceptible de la toucher étaient efficaces.

Les bras de Goulven se desserrèrent légèrement, mais elle ne fit pas un geste pour en sortir. Si son corps raide donnait l'impression qu'elle était hostile à ce contact, en réalité elle ne pouvait nier le soulagement qu'elle ressentait à le retrouver. Comme si elle avait cessé de respirer pendant trois semaines, et qu'elle s'était enfin accordé le droit de reprendre son souffle.
Il la fit tourner doucement pour lui faire face, mais le regard de la bibliothécaire fuit automatiquement de côté. L'amertume n'avait pas disparu, refusant de baisser les armes et de se laisser aller à s'ouvrir au pardon qu'il la suppliait de lui accorder.

- J'aimerais tellement savoir quoi faire et ne peux que t'avouer combien je suis démuni, Ine, et que j'en suis désolé. Maintenant, si tu juges que nous sommes mieux séparés je n'ai pas le droit de te retenir ... mais je crois que toutes les parcelles de mon corps et de mon âme tenteront de remonter le courant pour revenir à tes côtés.

Irmine se rappela de la promesse qu'elle lui avait fait, un soir dans son appartement nantais, de ne plus s'enfuir face à lui...et elle dut se rendre à l'évidence qu'elle avait échoué. Elle avait sauté sur la première occasion de se convaincre qu'elle ne pouvait lui faire confiance, et bien qu'il lui ait fourni le prétexte sur un plateau d'argent, elle se rendait enfin compte de son propre comportement. Cette révélation était néanmoins difficile à accepter. Il est dur de faire face à l'exemple même de sa propre tendance à saborder ses chances d'être heureuse. Les paroles qu'Elyon avait eues un soir sur une digue prirent tout leur sens.

- Pourquoi...pourquoi...tu continues d'essayer...sans cesse ?, lâcha-t-elle la voix brisée, baissant la tête.

La naïade ne parvenait pas à saisir comment il avait pu ne pas se décourager alors qu'elle faisait tout pour l'y pousser, comment cette souffrance qu'elle lui infligeait ne l'avait pas déjà dégoûté d'elle. Cependant, il venait de lui donner la réponse : il avait besoin d'elle. Et elle avait besoin de lui. Elle avait toujours pensé, dans un coin de sa tête, qu'elle finirait de toute manière par se retrouver seule à nouveau et devrait réapprendre à vivre sans lui ; ce n'était que maintenant qu'elle réalisait...que cela lui était purement et simplement impossible. Il lui était devenu aussi nécessaire que l'air qu'elle respirait, que le sang qui faisait battre son coeur, que l'eau qui lui permettait de ne pas se dessécher pour finir par mourir.
Étaient-ils capables d'être heureux ensemble pourtant ? La question ne posait même pas, ils n'avaient pas le choix, car se séparer signifiait disparaître pour l'un comme pour l'autre.

Passant rapidement sa main sur ses joues pour en essuyer les sillons que les larmes avaient laissés, Irmine osa enfin rencontrer le regard de Goulven.

- J'ai essayé de me libérer...de nous libérer...mais je n'y parviens pas.

La voix de l'hybride vibrait et elle redoutait un nouveau déluge d'émotions, ayant peur de se laisser définitivement emporter si elle ne se contrôlait pas. Et pourtant, elle ne faisait toujours que ça, se dominer, réprimer, s'empêcher, à tel point que cela finissait par l'épuiser.

- A chaque fois que je me dis que je devrais me forcer à te détester, à faire une croix sur nous, j'ai l'impression de suffoquer., avoua-t-elle.

Alors elle fit la seule chose qui lui permettrait de survivre. Elle leur permit de se rejoindre à nouveau dans un baiser, lui volant le souffle qu'elle-même avait perdu. A ces retrouvailles charnelles, Irmine se sentit prise de vertige, et elle s'accrocha à sa chemise pour ne pas s'effondrer.
Cela ne dura qu'une seconde, à peine le temps d'un battement de coeur, car elle fut brutalement ramenée à la réalité par une exclamation tonitruante.

- MIMIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINE !

La jeune femme s'écarta vivement de Goulven en entendant la voix d'Yngvar la héler depuis l'entrée du pub. Elle imagina qu'il avait tout vu et, saoul comme il l'était il allait y aller de son petit commentaire, mais c'est une autre phrase tout aussi gênante dont il la gratifia en lui sautant dessus.

- Joyeux anniversaire ! Gratulerer med dagen ! J'avais complètement oublié...je suis désolé désolé désolé. Tu sais, moi et les dates... J'ai même pas de cadeau !

Irmine étouffa presque sous les embrassades de son meilleur ami, qui venait par la même occasion de lui rappeler qu'elle avait désormais 28 ans. Quand le Norvégien la lâcha enfin, elle marmonna rapidement :

- Pas besoin, Bamse. Je...euh...je crois que je vais y aller. Ely est encore à l'intérieur ?

La naïade coula discrètement un regard en direction de Goulven. Elle n'oubliait et n'ignorerait pas ce qui venait de se passer, mais cela faisait beaucoup trop à gérer pour elle en une seule soirée...alcoolisée, par-dessus le marché !

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Les Boisseuil

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Elyon Sombrelune Emploi : Ecrivain

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MessageSujet: Re: Double Date - Yngvar - Irmine - Elyon   Mer 12 Aoû - 12:49

En regardant Irmine partir et sortir par la porte du pub, talonnée par le breton, Elyon sentit une boule se former dans sa gorge. Elle reporta son attention sur le Norvégien qui serrait des poignées de mains à des habitués des lieux, comme lui semblait-il. Elle perdit vite patience.

- Yngvar ... S'il te plaît.

Elle poussa sa chaise du pied pour l'inviter à s'asseoir, ce qu'il fît après avoir donné une accolade virile à l'un de ses amis en lui promettant de le rejoindre dès que possible.

- Oui mitt hjerte je suis tout à toi mais avant je veux un bisous !


Il tendit les bras et les lèvres vers elle. Elyon le repoussa, ne pouvant dissimuler le dégoût qu'il lui inspirait en cette seconde. Elle n'était déjà pas à l'aise avec les effusions d'affection du Viking en temps normal, mais son état d'ébriété, en plus du fait qu'il avait délibérément étalé leur non-vie intime devant tout le monde ne serait pas pour le servir !

- Yngvar, je veux te parler ! Insista Elyon.

Le Viking leva les yeux au ciel, attrapa le verre de Goulven laissé là et le vida d'un trait tandis qu'Elyon essayait d'en placer une.

- Ecoute, je ne sais pas ce que c'est que cette histoire de bague, que tu as rendu ou ... On en parlera plus tard. Ce que je ne trouve pas normal, c'est pourquoi Goulven sait que nous ... Hey, tu m'écoutes ?

- Oui ! Mais il y a beaucoup de bruit ici. Je vais me chercher une bière tu en veux une ?

- Mais non ! C'est important.

- Toi aussi tu es importante pour moi !
Dit-il en tentant de l'embrasser de nouveau, mais la Dryade le repoussa.
- Oh ! Si tu ne veux pas, je vais aller voir ailleurs, le gars là-bas ça fait deux fois qu'il tente de m'embrasser !


[b]- Quoi ? Yngvar sérieusement !


Elyon visa l'homme désigné, fortement alcoolisé lui aussi et secoua la tête. Cela ne lui faisait rien, enfin, c'était ce dont elle tentait de se persuader, mais l'idée lancée par son amour d'aller voir ailleurs, même en état d'ébriété, même s'il était probable qu'il ne s'en souviendrait pas le lendemain, lui faisait beaucoup de mal.

- Tu penses à ce que ça me fait de ...

Soudain, le Norvégien se leva en frappant son front de sa grosse main.

- Hé ! Mais c'est l'anniversaire de Mimine ! MIMINE !!

Il sortit par la porte empruntée plus tôt par Irmine et Goulven. Elyon, en proie à un accès de colère, voulu suivre Yngvar.

- Ne les dérange pas, abruti !

Elle sortit à sa suite et surprit furtivement le baiser que donnait la bibliothécaire à l'avocat juste avant que l'Archimage ne tombe dans les bras de cette dernière pour lui souhaiter sa fête. Ce qu'Elyon ignorait également, mais connaissant Irmine, cela ne la surprenait pas. Elle resta en retrait, tournant la tête après avoir croisé furtivement le regard de Goulven. Celui-ci était tellement chargé de peine que c'était trop pour l'écrivain qui ne voulait pas en endosser d'autre que celle de son amie en plus de la sienne.
Elle entendit Irmine se demander où elle se trouvait et sortit de l'ombre à ce moment-là pour rejoindre la jeune femme, faisant fi de ce qui avait pu se passer entre elle et Goulven juste avant.

- Irmine, je veux rentrer.


Il lui suffit de croiser le regard de son amie pour sentir naître les larmes au fond de ses yeux.

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"Never, ever let anyone tell you what you can or can't do. Prove the cynics wrong. Pity them for they have no imagination. The sky's the limit. Your sky. Your limit."
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Goulven Le Guerrec Emploi : Avocat

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MessageSujet: Re: Double Date - Yngvar - Irmine - Elyon   Mer 12 Aoû - 13:34

Elle essaya de le repousser mais en vain car il resserra son étreinte ensuite et il lui sembla qu'elle ne tenta pas à nouveau de l'écarter. Mais sentir le corps d'Irmine contre le sien ne lui procurait absolument aucun soulagement. Oui, elle était physiquement là, oui, elle ne luttait plus pour s'enfuir, mais elle était tendue à l'extrême et si elle n'essayait plus de se dégager, elle n'était pas pleinement avec lui.
Goulven confessa ses faiblesses et son désarroi. Crispé lui aussi en l'enveloppant du mieux qu'il pouvait, il sentait au dessus de leur tête comme un ciel de plomb qui menaçait de tomber à tout instant. Il prit le risque de desserrer les bras, en alerte tout de même, au cas où elle déciderait de partir. Car il était hors de question pour Goulven d'accepter qu'elle ne s'éloigne de lui de nouveau. C'était au delà de la volonté simple, cela relevait du besoin impérieux de la sentir contre lui. Il chercha alors son regard mais ne le trouva pas. Celui-ci coulait vers le côté exactement comme lorsqu'ils s'étaient rencontrés dans les jardins du Grand Conseil. Pire encore ! Il semblait que la jeune femme érigeait des murs encore plus hauts que tout ce qu'elle avait construit autour d'elle auparavant. Constater cela meurtrit encore plus profondément l'avocat qui se targuait, au fond, d'avoir réussi à passer outre.


- Pourquoi...pourquoi...tu continues d'essayer...sans cesse ?

La réponse lui avait été donné quelques instants plus tôt : il avait besoin d'elle. Il ne se sentait pas vivant si elle n'était pas avec elle. Avouer cela c'était avouer son égoïsme et sa dépendance. La douleur dans son regard était telle qu'il n'y eut pas besoin de mots pour la formuler.

Elle releva la tête vers lui et il pu voir les sillons salés laissés par les larmes qu'elle s'acharnait à dissimuler, ainsi que ses yeux brillants.

- J'ai essayé de me libérer...de nous libérer...mais je n'y parviens pas.

Une partie du ciel de plomb s'abattit sur la tête de l'avocat quand il saisit comment elle avait vécu jusque là leur relation ... une prison ? Une cage ? Toujours était-il qu'elle avait besoin de se libérer ... des les libérer. Il ne prit conscience de son enchaînement à elle que lorsqu'il laissa ses mains glisser de ses bras, avant de se ressaisir tout de suite. Il secoua la tête vigoureusement, mais comprenant que le problème avait encore plus d'ampleur que tout ce qu'il avait pu imaginer.


- A chaque fois que je me dis que je devrais me forcer à te détester, à faire une croix sur nous, j'ai l'impression de suffoquer.

Alors que pour lui, rester sans elle était inenvisageable. A aucun moment il n'avait songé à se résigner, tout comme sa résolution, il y avait quelques mois de cela, de demeurer son ami, n'avait pas tenu bien longtemps contre le déluge de sentiments qu'il ressentait. Privé d'elle, il était privé d'air. Mais il n'eut pas le temps de répondre, que la Bibliothécaire l'embrassa dans une pulsion qu'il eut bien du mal à réprimer lui aussi.

Toutes ses émotions rompaient les digues de la retenue et il la serra contre lui comme pour fusionner avec elle, pendant une seconde c'est son coeur et tout ses organes qui explosèrent tant la violence de la décharge électrique provoquée par le contact de ses lèvres contre les siennes.

Si Yngvar n'était pas arrivé, il ne se serait jamais séparé d'elle. Il n'aurait pas non plus réalisé qu'il y avait bien des choses qu'il ignorait encore sur la jeune femme dont il était mortellement épris. Bien que le Norvégien tomba dans les bras d'Irmine, Goulven ne s'en défit pas pour autant, grandement perturbé par ce qu'il venait de se passer, il garda une main posée dans son dos. Lorsqu'elle évoqua verbalement le souhait de partir en demandant où se trouvait Elyon, Goulven arracha son regard d'Irmine pour chercher l'Ecossaise des yeux et il croisa presqu'aussitôt son regard bleu qu'il détourna immédiatement tant la peine de cette dernière lui semblait insoutenable. Il ne pouvait plus rien supporter.

Avant qu'Irmine ne songe à partir, Goulven la retint.

- Ne part pas. Je t'en prie ne part pas. Je continuerai à te chercher et je vais devenir fou.


Il avait néanmoins atteint cet état de folie bien avant cet instant, avant même qu'elle ne l'embrasse. Avant même qu'il ne la prenne dans ses bras pour la première fois. Depuis qu'il avait croisé son regard, il était perdu.

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“I could spend my life in this sweet surrender,
I could stay lost in this moment forever,
Every moment spent with you is a moment I treasure
I don't want to close my eyes, I don't want to fall asleep,
Cause I miss you baby and I don't want to miss a thing”
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Irmine Boisseuil Emploi : Bibliothécaire de Beauxbâtons

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MessageSujet: Re: Double Date - Yngvar - Irmine - Elyon   Jeu 13 Aoû - 4:42

La tête sur le point d'exploser et le coeur au bord des lèvres, Irmine tentait de faire bonne figure devant Yngvar qui n'avait rien vu et s'évertuait à faire savoir à toute l'assistance que c'était son anniversaire, à grand renfort d'exclamations et de gesticulations. Alors qu'il entamait les premières notes du chant d'anniversaire norvégien, Irmine y coupa court en posant sa main sur la bouche de son ami.

- Arrête ! Dis-moi plutôt où est Elyon.

Cette situation proprement hallucinante allait finir par la rendre dingue, et la sensation dans son dos de la main de Goulven, qui avait apparemment décidé de ne plus jamais la lâcher, n'était pas pour arranger les choses.

Heureusement, au même moment, l'Ecossaise apparut et exprima aussitôt son désir de partir. Sa mine défaite et les larmes qui menaçaient de déborder de ses beaux yeux clairs témoignaient que quelque chose de grave était en train de se passer pour elle aussi. Irmine allait acquiescer avec un soulagement non dissimulé quand Goulven la retint en la priant désespérément de ne pas partir.
Tiraillée entre l'homme qu'elle aimait et son amie, Irmine se passa une main sur le front en fermant les yeux, comme si tout ceci n'était qu'un stupide cauchemars de plus. En proie à une agitation peu habituelle, elle les rouvrit en secouant la tête et prit la main de Goulven, qui tenait encore son bras, pour l'en détacher.

- Je ne peux pas...si je reste une minute de plus c'est moi qui vais devenir folle !, souffla-t-elle à l'avocat, sa main tremblante ne s'étant pas encore résignée à lâcher celle du jeune homme.

La sensation du baiser brûlant qu'ils venaient d'échanger était encore bien vivace sur ses lèvres, et elle eut l'impression que sa paume allait se décoller de ses muscles pour rester collée à celle de Goulven lorsqu'elle força sa main à lâcher la sienne. Elle murmura un "Venn...s'il-te-plait..." tout aussi épuisé qu'éperdu, et parvint finalement à s'éloigner de lui.

C'était sans compter sur Yngvar, qui semblait s'être fixé comme objectif de mettre les pieds dans le plat toute la soirée.

- Bah noooon, Mimine ! C'est ton anniversaire, on doit fêter ça ! Pis je suis sûr que Goualvane peut te réciter un poème pour l'occasion. Tu l'aime bien, hein ? Avoue !

- Yngvar, merde à la fin !, finit-elle par s'énerver, le Viking se prenant en pleine figure la tension accumulée tout au long de cette soirée.

Elle s'était promis qu'il ne pâtirait pas de sa mauvaise humeur, mais il semblait que ce soir était celui de toutes les promesses brisées. Avant que l'un des deux hommes n'ait le temps de s'y opposer, Irmine attrapa vivement le bras d'Elyon et transplana loin de ce pub dont elle garderait un souvenir exécrable.
Les nymphes atterrirent dans les appartements d'Irmine à Beauxbâtons, et cette dernière se félicita qu'aucune d'elle n'y ait laissé un organe au passage. Épuisée autant nerveusement que physiquement, la bibliothécaire se laissa tomber sur son lit en se prenant la tête dans les mains. Quelle soirée désastreuse ! Elle en avait même presque oublié la taxe dont elle allait devoir s'acquitter dans les jours qui suivraient.

Après quelques inspirations pour tenter de calmer son rythme cardiaque, la nymphe des eaux finit par relever la tête et regarda sa consoeur des bois avec douleur.

- Tu veux bien rester dormir avec moi cette nuit, s'il-te-plait ?

C'était formellement interdit par le règlement, mais à ce stade-là, Irmine n'en avait vraiment plus rien à faire. Elle n'était plus à ça près.

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Les Boisseuil

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Goulven Le Guerrec Emploi : Avocat

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MessageSujet: Re: Double Date - Yngvar - Irmine - Elyon   Ven 14 Aoû - 3:38

Goulven entoura les doigts d'Irmine des siens et l'implora du regard. Il ne voulait pas la quitter, l'embrasser encore, mais il n'était pas sûre que c'était que voulait Irmine et la raison qu'elle invoquait pour partir ne le rassurait pas du tout.

"Venn...s'il-te-plait..."

L'entendre prononcer le surnom qu'elle lui avait donné d'un ton douloureux calma un peu son angoisse, mais n'avait pas fait disparaître la crainte de la voir disparaître à nouveau. Et puis l'envie, le désir d'elle, réveillés par ce furtif baiser, plus ardents que jamais.
Mais elle l'avait mentionné. Pour ne pas devenir folle, elle devait partir de nouveau. Alors Goulven acquiesça en hochant imperceptiblement la tête et se força à ouvrir les doigts. La paume d'Irmine glissa contre la sienne, il lutta pour ne pas refermer sa main.
Il savait qu'il devait la laisser partir au moins pour ce soir mais pressentait l'état de détresse folle dans lequel son absence le plongerait de nouveau.
Le contact fût rompu et Goulven détourna la tête pour ne pas voir Irmine partir avec Elyon. Les deux jeunes femmes disparurent dans un bruit de détonation et il ne resta qu'Yngvar, qui abattit ses grosses mains sur le Breton.

- Ahlala ! Comme moi y a quelques années Goualvane. Bienvenue au club !


Il repoussa le Norvégien qui retourna faire la fête avec ses amis et alla emprunter la cheminée du pub en piochant dans un pot de poudre de cheminette puis retourna dans son appartement de Nantes se jeter dans son lit en serrant contre lui, comme d'habitude, l'oreiller qu'Irmine utilisait quand elle dormait avec lui et qui n'avait plus son odeur, depuis le temps quelle ne venait plus.
Quand allait-il la revoir ? Il avait encore le goût de ses lèvres sur les siennes. Et l'assurance que, quoi qu'il arrive, il serait de nouveau près d'elle pour le meilleur et pour le pire.

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Elyon Sombrelune Emploi : Ecrivain

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MessageSujet: Re: Double Date - Yngvar - Irmine - Elyon   Sam 15 Aoû - 0:18

Elyon tourna les yeux lorsque Goulven retint Irmine et visa Yngvar dont l'attention était captivée par la Nymphe qui ne voulait pas fêter son anniversaire. A aucun moment, celui-ci ne fît un pas vers elle et cela acheva de briser le cœur de l'écrivain qui resserra les pans de sa veste autour d'elle.
Elle ne savait pas ce qui se passait entre l'avocat et son amie mais elle espérait fortement que celle-ci choisisse de rentrer avec elle.

Finalement, après quelques secondes dont elle ne vit rien, elle sentit quelqu'un lui attraper le bras et ouvrit les yeux dans les quartiers de la Bibliothécaire de Beauxbâtons qui s'assit sur son lit en prenant la tête dans ses mains. Elyon, quant à elle, regarda vers le sol, soulagée d'avoir quitté les lieux mais peinée qu'Yngvar ne l'ai pas retenue, à aucun moment. Il l'avait tellement déçue ce soir !

Irmine releva la tête vers elle, le regard douloureux. Bien qu'Elyon aurait voulu pouvoir aider son amie elle n'en était pas capable en cet instant. La jeune femme lui demanda si elle voulait bien rester avec elle ce soir, ce qu'Elyon accepta aussitôt sans un mot, puis alla se lover dans les bras de son amie. Ne voulant pas accabler Irmine avec le poids de son chagrin, mais incapable d'entendre les maux de la Bibliothécaire, elle se tendit un moment, avant d'exploser en larmes.

- Je suis désolée ... gémit-elle, sans parvenir à s'arrêter, mais incapable d'en dire plus.

Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas passé une journée aussi horrible, entre la taxe et cette soirée, elle était passée de colère à déception. Epuisée par toutes ces émotions, elle se laissa aller contre Irmine qui, tendue au possible, ne disait rien.

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"Never, ever let anyone tell you what you can or can't do. Prove the cynics wrong. Pity them for they have no imagination. The sky's the limit. Your sky. Your limit."
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Irmine Boisseuil Emploi : Bibliothécaire de Beauxbâtons

Date de création : 07/01/2015
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MessageSujet: Re: Double Date - Yngvar - Irmine - Elyon   Sam 15 Aoû - 5:01

Il ne servait à rien de parler. Ce n'était pas ce dont Elyon et Irmine avaient besoin en cet instant. Non, ce dont elles avaient le plus besoin c'était de leur présence respective, du réconfort qu'elles pouvaient s'apporter en restant simplement ensemble, en ne permettant pas que l'une des deux soit seule ce soir-là.
La naïade ne posa aucune question en accueillant son amie dans ses bras, qui ne tarda pas à pleurer à chaudes larmes. Elle ne savait pas exactement ce qui s'était passé entre Elyon et Yngvar alors qu'elle-même réglait ses comptes avec Goulven, ni ce qui s'était dit, et la dryade lui en parlerait quand elle serait prête. La bibliothécaire, elle aussi, n'était pas encore prête à partager son échange avec le Breton.

Allongées encore toutes habillées sur le lit d'Irmine, cette dernière leva la main pour éteindre d'un geste les bougies qui illuminaient sa chambre. Elle ne disait rien, se contentant de serrer l'Ecossaise en larmes dans ses bras. Elle, elle ne pouvait plus pleurer.

Les yeux grands ouverts dans le noir, elle sentit le moment où son amie se laissa emporter par Morphée et ne fit pas un geste, mais elle fut incapable de dormir cette nuit-là. La sensation du baiser, qui n'avait pourtant que peu duré, lui échauffait encore les lèvres, et l'image du désarroi du jeune homme apparaissait derrière ses paupières dès qu'elle tentait de les fermer.
Ce fut une nuit sans repos, et le tournis qu'elle ressentait à cause de la l'alcool disparut au petit matin, tandis que s'éclaircissait son esprit. Néanmoins, elle n'avait pas fini de cogiter.

[Fin]

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Les Boisseuil

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MessageSujet: Re: Double Date - Yngvar - Irmine - Elyon   

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Double Date - Yngvar - Irmine - Elyon

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