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 Les méandres des pensées d'Irmine

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Irmine Boisseuil Emploi : Bibliothécaire de Beauxbâtons

Date de création : 07/01/2015
Messages : 522

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MessageSujet: Les méandres des pensées d'Irmine   Lun 15 Juin - 11:19

[Après : http://incendio-rpg.forumactif.org/t296-preferons-une-verite-nuisible-a-une-erreur-utile-la-verite-guerit-le-mal-qu-elle-a-pu-causer ]

Une nymphe est liée à son milieu naturel jusqu’à la fin de ses jours ; elle ne peut trop s’en éloigner et dépérit si on l’en prive trop longtemps, jusqu’à mourir du manque. Une hybride de naïade, bien que plus libre que ses ancêtres, hérite forcément de cet attachement intime au cours d’eau douce dont ses parentes sont issues, attachement qui peut s’exprimer de diverses manières.
Chez Irmine, il avait pris la forme d’une forte attraction qu’elle avait appris à contrôler, mais surtout d’une sensation d’apaisement et d’énergie lorsqu’elle se baignait. Tout milieu d’eau douce avait cet effet sur elle : une douche, un étang, un lac, une rivière…même si la Loire restait sa source favorite, celle qui lui procurait un sentiment incomparable. Enfin…jusqu’à ce qu’elle rencontre Goulven.
Entre les bras du sorcier, Irmine avait eu pour la première fois la sensation d’être complète, plus encore que lors de toutes ses baignades dans sa rivière natale. Alors pourquoi avait-il fallu que tout se brouille en l’espace d’une seconde ?

S’obliger à ne pas penser ? Impossible ! Irmine tentait donc de s’occuper autant que faire se pouvait, passant les seuls instants de répit qu’il lui restait dans l’eau claire de l’Argentine, la rivière qui traversait l’île de Vermeil et était son refuge favori depuis sa toute première année en tant qu’étudiante à Beauxbâtons. Habituellement, se plonger dans la fraîcheur du cours d’eau suffisait à calmer toutes ses tensions et à lui faire oublier pour un temps ses soucis terrestres. Habituellement. Car cette fois-ci même les remous des flots et la caresse des galets tapissant le fond de la rivière ne parvenaient pas à l’apaiser.

Le soir même de l’incident, Irmine était allée toquer à la porte d’Yngvar. Pour le voir, pour chercher du réconfort…mais personne n’avait répondu. Il devait être sorti, peut-être était-il avec Elyon ? C’était mieux ainsi au final, ses deux amis se retrouvaient à peine après avoir eu leur propre période difficile…elle ne voulait pas gâcher cela avec ses histoires ! Et puis, elle connaissait Yngvar : si elle lui avait raconté qu’un homme venait de lui briser le cœur, il ne l’aurait pas lâchée jusqu’à savoir qui c’était pour lui casser la figure. Goulven avait eu son compte de passage à tabac !
Elle était donc retournée au palais et avait tenté de reprendre le cours de sa vie comme si rien ne s’était passé, comme si un sentiment d’amère déception ne lui étreignait pas le cœur.

Lorsqu’elle s’était cachée de Goulven dans une ruelle de Bois-Doré, elle n’avait pas résisté à l’envie de jeter un coup d’œil furtif en arrière pour le voir. Il avait l’air mal, vraiment mal, et cela l’avait fait se sentir soudainement coupable…mais elle avait vite étouffé ce sentiment : ce n’était pas elle qui avait eu un comportement ambigu ! Quoique, elle-même n’avait pas été claire sur la falaise ; elle n’avait pas su directement lui dire que tout était fini, qu’elle se séparait de lui. Pourquoi ? Elle n’en avait pas eu le courage…pire ! Elle en était incapable. Incapable de prononcer le fatidique « je te quitte ». Parce qu’elle l’aimait et que son absence se faisait cruellement ressentir, même si elle en était responsable.

Alors elle préférait ne plus donner signe de vie, éviter de le revoir, éviter de parler de lui et tenter de l’oublier dans l’eau douce de l’Argentine. Peut-être se lasserait-il ? Peut-être comprendrait-il qu’elle baissait les bras devant les premières difficultés ? Peut-être tournerait-il le dos de lui-même à cette relation déjà si compliquée alors qu’elle venait à peine de commencer !
Lui en voulait-elle toujours ? Oui. Pensait-elle qu’il avait désiré ce baiser volé par Lucila ? Plus vraiment… Néanmoins, ce n’était pas suffisant pour la faire revenir, une foule d’autres sentiments se mêlant dans son cœur : l’amertume d’avoir dû affronter la sirène seule, le doute résistant quant au fait qu’il avait un peu trop joué le jeu préconisé par le médicomage, la peur quant à la place que Lucila occupait peut-être encore dans le cœur de Goulven, l’envie de fuir dès qu’un problème survenait.

La naïade n’attendait qu’une excuse lui confirmant que sa méfiance naturelle la protégeait de bien des peines : Goulven la lui avait servie sur un plateau.
Elle ne réalisait pas encore à quel point elle sabotait d’elle-même toute chance d’être heureuse.

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Les Boisseuil

Le mensonge et le silence arrangent bien des drames de famille
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