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 Les anecdotes de Noël de vos personnages

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Incendio Date de création : 06/01/2015
Messages : 119

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MessageSujet: Les anecdotes de Noël de vos personnages   Mar 15 Déc - 22:04


Bonjour à tous !

A l'occasion des fêtes de fin d'année, nous vous proposons de poster ici les anecdotes de vos personnages. Un Noël particulièrement heureux ? Un Nouvel An mouvementé ? Des cadeaux par milliers ?

N'hésitez pas, postez et surtout, faîtes-vous plaisirs !
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Goulven Le Guerrec Emploi : Avocat

Date de création : 07/01/2015
Messages : 695

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MessageSujet: Re: Les anecdotes de Noël de vos personnages   Ven 18 Déc - 0:44

Sans pour autant être une période difficile, Noël n’était pas particulièrement attendu par Goulven. Dans sa famille, les fêtes de fin d’année donnaient lieu à de pompeux dîners, de longues réceptions, dans la demeure familiale ou ailleurs. L’adolescent qu’il était aurait préféré avoir la possibilité de rester à l’Académie pour le passer avec ses amis, notamment Jared, qui ne partait pas dans sa famille à ce moment-là. Seulement, évoquer la possibilité de manquer à son devoir social était totalement exclu et jamais il ne tenta le coup, achetant un semblant de tranquillité avec sa simple présence.
Ce réveillon du 31 décembre eut lieu durant la sixième année de Goulven et il s’y rendait en traînant les pieds, sans avoir fait d’effort vestimentaire particulier. Pourquoi faire ? Une cravate correctement nouée, des cheveux coiffés et une chemise bien repassée ne lui permettraient pas de passer outre les remarques désagréables et humiliantes à peine voilées de son père. Mais s’il avait de la chance, il arriverait à s’échapper avant que le dessert.
La fête avait lieu chez eux, dans la petite ville Moldue de Bescherelle, la Cité du Livre, où la famille Le Guerrec avait emménagé depuis quelques années après avoir perdu la maison familiale suite à une obscure histoire d’héritage. Goulven, pour sa part, aimait bien cet endroit, même si ce n’était pas Plougastel et les bords de mer de son enfance, les falaises et les grands champs de fraises dont il se remplissait l’estomac  une fois la saison venue. La discorde créée par l’héritage ayant achevé la relation déjà mise à mal entre Yannick Le Guerrec et Pierrick, la réception donnée était destinée à prouver que le Sénateur était bien meilleur hôte que son frère qui, bien qu’il disposait d’une spacieuse demeure était néanmoins désargenté et n’avait pu offrir à ses invités que le minimum lors du réveillon du 24. Goulven, qui aimait beaucoup son Oncle, participait aux festivités avec autant de mauvaise volonté que s’il avait dû organiser la vente de sa bibliothèque.

Alors que les convives arrivaient, l’adolescent traînait dans sa chambre et écrivait sur une feuille de parchemin vierge. Les cheveux en bataille et la chemise sortie du pantalon, il était plongé dans la rédaction d’une lettre qu’il n’enverrait jamais, décrivant un amour imaginaire qui ne serait jamais entendu, pour une jeune fille qui ne lèverait jamais les yeux vers les siens. Alors qu’une fillette de 5 ans entrait dans la pièce, il rangea précipitamment son porte-plume.

- Goulven, Oncle Yannick m’envoie te demander de recevoir les invités qui viennent d’arriver, il dit aussi que ce serait bien que cette année, tu ne lui fasses pas honte et que tu ne parles pas avec les autres.

Il se raidit, autant agacé par la présence de la petite fille que par son discours dont on aurait dit qu’il était sorti de la bouche d’un adulte, que par cette énième insulte indirectement prononcée par son paternel.  Ainsi était Annaëlle Le Guerrec, elle se promenait encore avec son ours en peluche qu’elle faisait preuve d’une insolence éloquente et qu’elle était déjà la coqueluche de l’un des hommes politiques les plus en vogue de ce temps.

- Va manger tes crottes de nez, lui répondit le jeune homme. J’arriverai quand j’aurai fini ce que je suis en train de faire. Absent, je ne risque pas de faire du tort au maître des lieux.

La petite fille leva les yeux au ciel et partit avec une démarche de princesse de conte de fée, répétée maintes et maintes fois devant un miroir en pied. Goulven ne tarda pas cependant, ne voulant pas mettre en rogne d’avantage son père, et se coiffa rapidement avant d’enfiler une veste et de lacer ses souliers. Il essayait de garder à l’esprit qu’il ne faisait qu’une sale besogne avant d’être tranquille pour l’année suivante, mais c’était plus fort que lui, il appréhendait. Il rejoignit sa mère qui, située près de l’entrée, faisait la conversation aux nouveaux arrivants. Elle s’inquiétait de savoir comment allaient les enfants ou les affaires, si le trajet avait été agréable, et incitait à prendre quelques rafraichissements et petits fours salés. Elle n’approfondissait guère quand ses invités lui retournaient ses questions et les débarrassait de leurs affaires. La seule personne à qui elle n’adressa pas les politesses d’usage fût Bénédicte de Beauregard, la Professeure de Métamorphose du jeune homme et grande amie de Yannick sur la joue duquel elle laissa traîner ses lèvres un moment pour le saluer. Ce réveillon était un vrai galla, le Cerva était déjà lassé et guettait l’occasion de s’échapper, ou quelqu’un d’autre, avec qui faire la conversation. Les seuls gens de son âge étaient des camarades avec qui il n’avait aucune affinité, il s’ennuya vite.

 Le début du repas sonna la fin de sa concentration. Le chouchen généreusement proposé, on débattait de ce qui était de l’hydromel et ce qui n’en était pas. On parlait des dernières mesures prises aux hautes sphères, on divulguait quelques ragots, on commentait les dernières apparitions du Consul, autant de conversations desquelles il s’extrayait avec habileté.
Son père lui lança quelques piques, qu’il ne releva pas, tâchant de ne pas se sentir blessé, mais lorsque Madame de Beauregard l’appuya, vantant son côté distrait et disant qu’un Rappeltout dans ses mains ne prendrait aucune couleur qualifiable, elle incita ses camarades à la raillerie. Comme il ne voulait pas s’en infliger d’avantage, il se leva de table et disparut dignement, malgré les injonctions de sa mère et se dirigea vers les petits jardins.

Une fois dehors, le jeune homme s’assit sur le bord du puit et étira ses jambes, tentant de se défaire des tensions nerveuses créées par cette soirée. Cela faisait maintenant quelques années qu’il n’arrivait plus à tenir tout le repas, mais jamais il n’était parti aussi tôt. Sans qu’il ne s’en aperçoive, quelqu’un l’avait suivi, quelqu’un qui n’était pas vraiment bienvenu ici mais que l’on invitait pour la forme, et pour l’humilier un peu, lui aussi. L’adolescent sourit lorsque les frasques en Breton de son Oncle aimé arrivèrent à ses oreilles, sa présence le rassérénait un peu.

- Eh bien mon garçon, record battu, tu as disparu avant le second plat de viande ! Dit Pierrick d’un ton rieur.
- Et toi avant le fromage, rétorqua le jeune homme.
Les deux hommes se gratifièrent d’une accolade amicale. Ils étaient heureux de se voir, leurs entrevues n’étaient que trop rares aux yeux de Goulven, et leurs échanges épistolaires trop brefs à son goût, mais le philosophe-sorcier était bien trop occupé pour accorder du temps à une correspondance avec un adolescent en conflit avec son père, d’ailleurs, Goulven évitait de s’épancher sur le sujet.

- Que vas-tu faire, maintenant ? Lui demanda le sorcier.
- Je pense que je vais aller récupérer quelque-chose à manger à la cuisine et remonter dans ma chambre, j’en ai assez entendu.
- Je veux dire, maintenant que tu as fait l’affront ultime à ton père de quitter la table devant toute l’assistance, faisant fi des supplications de ta mère et acte de désobéissance assez grave …

Goulven ne répondit rien, il haussa les épaules. C’était vrai que d’habitude, il était plus subtil que ça et attendait toujours entre deux plats pour s’éclipser discrètement après avoir passé la première partie de la soirée à se faire oublier.
Il était parti pour échapper à une nouvelle humiliation, en ayant oublié quelques instants que cette insubordination lui coûterait cher car Yannick Le Guerrec était très pointilleux avec son image publique.

- Je serrerai les dents, comme d’habitude, finit-il par répondre.

Il croisa les bras, alors son Oncle posa sur ses épaules une main réconfortante et lui lança un regard complice qui fît sourire le jeune homme.

- Je me demande pourquoi tu as répondu à son invitation, lui demanda ce dernier. A l’intérieur, ils doivent s’en donner à cœur joie à ton sujet.
- Eh bien, cela les occupe. Je suis venu parce que sans ma présence, ces braves gens n’aurait aucun sujet de conversation valable et fomenteraient des lois idiotes. Je rends service à la société. Mais finies les politesses d’usage, garnement. Tu travailles bien à l’école ?
- J’estime que oui …
- Pas de retenues ce trimestre ?
- Mais non ! répondit Goulven en haussant les épaules.
- Et tu es poli avec cette chère Madame de Beauregard ?
- Evidemment. Mais ce n’est pas fini cet interrogatoire ?
- Une copine ?

Et il devint rouge tandis que l’autre lui colla une grande claque sur le dos.

- Je n’ai pas de comptes à te rendre, tu n’es pas mon père.
- Dieu merci !

Goulven rit mais se dit au fond, comme souvent, qu’il l’aurait bien voulu. Il ne dit rien car Pierrick Le Guerrec reprit la parole.

- Chaque homme a sa place en ce monde, certains arrivent à la bonne, d’autres doivent cheminer. Je vois quelles questions tournent dans ta tête mon garçon, mais je crois que tu ne prends pas le problème par le bon bout. Tu te demandes ce que tu dois être …
- Non, ça je le sais très bien.
- Ce que tu veux être.

L’adolescent resta silencieux et tourna son regard vers le sol. Son oncle venait de toucher un point sensible, celui de son avenir et de la place qu’il se faisait dans ce monde en tant qu’homme. Il était de ceux qui n’avait pas vraiment de projets, aucun souhait pour l’avenir, parce qu’il avait été tellement conditionné qu’il en avait oublié ses propres aspirations, professionnelles et personnelles.
Alors, Pierrick reprit :

- Et comme c’est quelque-chose qu’on t’a dicté toute ta vie, tu ne sais plus où tu en es.
- Pas vraiment, confessa-t-il.
- Pourtant, tu es sur le bon chemin …

Goulven le regarda alors, surpris, mais le sorcier ne s’arrêta pas pour autant.

- … Mener une brillante et une longue carrière, ce n’est pas une obligation. Si tu n’as pas de but précis, si tu ne sais pas ce que tu veux être … Alors, continue à identifier ce que tu ne veux pas être.

Cette phrase plongea Goulven dans une profonde réflexion et eut un impact conséquent sur ses décisions à venir. Après tout, était-il obligé de marcher dans les traces de son père ? Devrait-il, demain, faire un choix, qui conditionnerait le reste de sa vie entière ? Il ne s’aperçut même pas que son Oncle était parti et même s’il n’eut pas le déclic tout de suite, son cerveau était en branle.
Sa vocation lui vint plus tard, lorsqu’une nouvelle loi modifiant explicitement les droits des hybrides entra en vigueur. Cet événement entraîna la radicalisation d’un groupe de dissidents qui défraya la chronique à l’époque en prononçant des messages de haine contre la population sorcière.

Goulven ne savait pas où était sa place, il ne savait pas non plus ce qu’il voudrait faire, mais il sut ce jour-là qu’il ne voulait pas d’un monde injuste, autant pour les uns que pour les autres et qu’il avait par la même, trouvé sa voie.

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“I could spend my life in this sweet surrender,
I could stay lost in this moment forever,
Every moment spent with you is a moment I treasure
I don't want to close my eyes, I don't want to fall asleep,
Cause I miss you baby and I don't want to miss a thing”
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Lysandre Sainclair Date de création : 15/01/2015
Messages : 255

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MessageSujet: Re: Les anecdotes de Noël de vos personnages   Dim 20 Déc - 22:31

Lysandre ne savait pas vraiment ce qu’était un Noël en famille, et pour cause, sa famille se limitait à Cécilia Sainclair, sa mère, et Cachou, son vieux chat. C’était pourtant une période que le jeune homme attendait tous les ans avec une impatience fébrile. Ils ne roulaient pas sur l’or, les cadeaux n’étaient pas démentiels et le dîner se différenciait seulement d’un repas normal par la présence d’une buche de Noël au dessert. Il n’empêchait que l’appartement était généreusement décoré et que le sapin était présent. Ils mangeaient affublés de ridicules bonnets de Père-Noël clignotants et ouvraient un cadeau entre chaque plat. Généralement, Lysandre offrait à sa mère des objets magiques destinés à simplifier son quotidien, ou des livres pour satisfaire sa curiosité sur le monde auquel il appartenait depuis maintenant deux ans. Quant à lui, il recevait des vêtements neufs la plupart du temps et parfois un DVD quand sa mère avait réussi à économiser assez d’argent.

Pour le douzième Noël de Lysandre, Cécilia avait dérogé à leurs habitudes et n’avait même pas attendu que Lysandre ait enlevé ses chaussures après avoir pénétré dans l’appartement à son retour de l’Académie.

- Tu vas vite prendre tes affaires de toilette et un slip de rechange, on y va ! avait-elle dit toute excitée.
- Mais Maman ! J’ai même pas défait ma malle !
- Tu le feras plus tard. Dépêche-toi ! On va rater le RER !

D’avantage motivé par l’entrain que mettait Cécilia à faire rentrer une paire de chaussures à talon dans le sac à main sans fond qu’il lui avait offert l’année passée que par la perspective de retourner dans l’agitation parisienne, l’adolescent avait fourré dans un vieux sac à dos le minimum syndical et un vieux lecteur de cassettes audio, récupéré sur un bric-à-brac. De Saint-Denis ils partirent par les transports en commun Moldus et rejoignirent l’une des grandes gares de Paris dans laquelle Lysandre n’avait jamais mis les pieds avant cette soirée. Montparnasse grouillait de personnes transportant des paquets surdimensionnés et ils eurent bien du mal à se frayer un chemin jusqu’à leur train. Cécilia n’avait pas eu les moyens de payer le Train à Grande Vitesse pour cette escapade, elle avait opté pour une solution moins coûteuse et c’est en plus de six heures qu’ils rejoignirent une autre grande ville, il était alors plus de Minuit et Lysandre s’était endormi sur son baladeur en écoutant la 7ème de Beethoven quand le train entra en gare de Nantes.

Comme il traînait un peu, Cécilia l’attrapa par le bras et l’entraîna à travers la foule vers la sortie de la gare où ils arrivèrent dans une ville toute aussi grouillante que Paris. Les illuminations étaient splendides et l’ambiance chaleureuse, mais le Lutra était trop fatigué pour en profiter. La jeune femme blonde les emmena dans un tout petit hôtel Moldu où il s’endormit dès lors qu’il eut le malheur de s’allonger sur le lit.
Quand il se réveilla, d’ailleurs, Lysandre se croisait toujours à Paris. Le soleil était déjà haut dans le ciel et la rumeur de la rue lui parvenait à travers le simple vitrage. Dès lors qu’il eut ouvert les yeux, Cécilia tira de sur lui la couverture râpeuse et lui jeta ses vêtements à la figure.

- Vite ! On était censé être partis avant 12h, il ne nous reste que 10 minutes !

Alors, Lysandre sauta dans ses jeans et ils sortirent vite dans la rue. La ville était encore plus noire de monde que durant la nuit et ils visitèrent tout l’après-midi, passant par le marché de Noël où l’on dressait et sans le savoir par le quartier sorcier de Nantes dans lequel ils flânèrent jusqu’à ce que le soir tombe. Mais Cécilia n’avait pas l’air d’avoir envie de regagner l’hôtel ou un autre endroit pour dormir, et paya une tasse de chocolat chaud à Lysandre dans l’espoir de faire tarir le flot de ses questions.

- Tu sais M’man, ça fait longtemps que plus personne n’essaye d’acheter mon silence avec du chocolat. Alors ? Qu’est-ce qu’on fait ici et pourquoi on est pas à Paris ? Pour faire Noël comme d’habitude, on va rater le bêtisier à la TV et ce sera la première fois depuis toujours qu’on …

Mais il fût interrompu par le chant d’un chœur qui leur parvenait au-dessus de leur tête. Quelques Moldus avec leurs partitions s’étaient rendu au plus haut du passage Pommeraye et chantaient un chant de Noël, les parois de pierre de l’édifice réverbérant parfaitement la musique de leur voix, sublimant d’un subtil écho le cantique offert par la petite bande qui fût tant généreuse que le public formé des passants qui s’arrêtaient pour écouter qu’il les nourrit de généreux applaudissements à la fin de leur prestation. Lysandre applaudit, complètement bluffé par ce qu’il venait d’entendre. S’en suivi un jeune homme accompagné de sa guitare, une femme plus âgée avec sa flûte traversière, et il y eu même un duo de beat-boxers qui firent danser l’assistance.

- Maman … dit Lysandre au bout d’un moment. C’est pour cela que nous sommes venus ici ?

Cécilia sourit et prit les mains de son fils.

- J’ai vu aux informations que le 24 Décembre ici c’était une scène ouverte et je me suis dit que ce serait l’occasion de te faire un cadeau un peu spécial. Ne m’as-tu pas dit que tu rêvais de jouer pour un public qui ne soit pas celui de tes camarades un jour ?

Lysandre rit de bon cœur … Il avait dit cela à sa mère le jour où celle-ci lui avait interdit d’aller faire du violon dans le Métro pour gagner un peu d’argent. Outre le côté financier, il adorait être en représentation et partager ce qu’il aimait, la musique et le théâtre. Quel autre terrain que la rue pour prendre la température de son art ? Cécilia sortit l’étui à violon élimé de Lysandre de son sac à main et lui tendit fièrement.

- Alors à toi de jouer ! Dit-elle en le prenant dans ses bras.

Lysandre se présenta alors sur le balcon et après un petit instant d’hésitation commença à jouer. Son jeu était juste et pas une fois il se trompa dans le morceau qu’il avait choisi, ajoutant même quelques touches personnelles qui permirent à d’autres musiciens, un violoncelliste et un percussionniste, de s’inclure dans son numéro. Ils jouèrent en improvisation, s’écoutant les uns et les autres, chacun connaissant assez son instrument pour prendre parfois  quelques libertés qui, si elles grinçaient aux oreilles, étaient toujours rapidement rattrapé. Le trio fût richement applaudi et l’audience en redemanda, ils s’exécutèrent.
Lysandre finit son petit quart d’heure de représentation solo qu’il dédia entièrement à sa mère parce-que celle-ci n’avait jamais eu l’occasion de l’entendre jouer comme elle ne pouvait pas assister aux spectacles de l’Académie. Quand il la rejoignit, Lysandre était grisé par ce qu’il venait de faire et applaudissait déjà les musiciens suivants. Ils passèrent la soirée ici, ne se nourrissant que de chocolat chaud et de viennoiseries jusqu’à ce que le froid les déloge. Jamais le jeune homme n’avait été aussi loin de Paris et, serrant son étui à violon contre lui, remercia généreusement sa mère pour le cadeau qu’elle venait de lui faire. Nantes, qui était si semblable à la capitale Moldue, lui sembla exotique et il l’adora.

- Mes cadeaux sont restés à la maison … lui confia-t-il tandis qu’ils prenaient le chemin de la gare en longeant le Jardin des Plantes.
- Fils ingrat ! Dit Cécilia prise d’un rire en lui frottant la tête.

Le trajet du retour fût encore plus long et plus haché que l’aller, mais n’entama pas l’enthousiasme de Lysandre. Pourquoi je vous raconte ce jour ? Parce que c’est à ce moment-là, je crois, que Lysandre sût que quelque-soit la vie qu’il mènerait, il vous en montrerait une partie sur une scène. Ne serait-ce que pour jeter  à la gueule du monde que ce n’était pas parce qu’on n’avait pas grand-chose qu’on avait rien à partager.

Le quartier sorcier de Nantes à Noël

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Niels Maddox Emploi : Professeur d'histoire de la magie

Date de création : 15/09/2015
Messages : 190

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MessageSujet: Re: Les anecdotes de Noël de vos personnages   Lun 21 Déc - 18:43

Pour la famille Maddox, Noël était une période de l'année très importante, qu'ils devaient absolument passer en famille. Toute la famille l'attendait avec impatience. Ils le passaient soit avec leur grande famille maternelle, ou alors avec leur Grand-Père paternel, seul membre restant de la famille de son père, qui était fils unique, et dont la mère était décédé. Niels et son frère, Isaac, avait toujours adoré leur grand-père, qui était un peu fou, mais qui les faisaient bien rire. Quand à leur sœur, Elsa, elle préférait leur famille maternelle. En cette fin d'année 2000, il passait donc la fin du millénaire avec leur grand-père, et bien sûr leur parents. Niels avait 17 ans, et était en septième année à l'école de sorcellerie de Poudlard, comme sa sœur, qui elle, n'était qu'en quatrième année.. Isaac en avait 25, et était apprenti comptable, dans un cabinet d'une grande renommée en Grand-Bretagne. Leur mère était femme au foyer, tandis que leur père était guérisseur à l'hôpital Sainte-Mangouste.

En cette 24 Décembre, l'oie était déjà sur le feu depuis plusieurs heures, et, comme à leur habitude, Niels et Elsa se disputaient. Isaac n'était pas encore là, il sortait toujours tard du bureau. Niels était donc en train d'installer le couvert, quand sa sœur descendit à toute vitesse et renversa les assiettes en porcelaine que son frère tenait. Ces assiettes était dans leur famille depuis longtemps, et leur mère n'aimait pas quand ils les cassaient.

-Putain Elsa !! Si tu viens casser la vaisselles tu peux remonter dans ta chambre ! s'exclama Niels, en colère.

Leur mère accouru rapidement, car elle avait entendu le grand bruit qu'avait causé la porcelaine cassé.

-Elsa, c'est la dernière fois que tu casse ces assiettes ! dit sa mère avec une voix qui voulait dire beaucoup de chose. Quant à toi Niels, qi je te reprend à prononcé un mot aussi grossier je t'accroche la langue au palet.

Oui. Les préparatifs du repas de réveillon n'était jamais de tout repos dans leur famille. Les assiettes furent réparé, puis apporté sur la table. Lorsque Niels et sa sœur réussirent à finir de mettre la table, après qu'il se furent jeté quelques verres à la figure, ou encore des couteaux, et que leur mère leur ait encore fait une leçon de moral, Niels pût enfin être tranquille, sans son envahissante sœur. Il aimait Elsa, mais la plupart du temps, et lui cassait les pieds. Comme à la tradition familiale, Niels monta dans sa chambre pour troquer son jean et son tee-shirt, contre des habits plus chics. Mais avant de se changer, il dût descendre demander à son père de réparer ses vêtements, que quelqu'un avait passé à la déchiqueteuse de papier. Lorsque ce fût fait, il remonta, s'habilla, et le cri que sa sœur poussa lui indiqua qu'elle avait retrouvé sa robe dans le pot de peinture. Bien qu'il s'aimait, ou du moins s'appréciait, non, se supportait, Niels et sa sœur se livrait à une guerre sans merci, qui ne faisait que exaspérer leurs parents.

Après ces exclamations (Qui risquait de ne pas être les dernières de la soirée), la porte sonna, et Isaac et Oliver, leur grand-père entrèrent dans la maison. Juste le temps de laisser Isaac se changer, et la petite famille était réuni autour de la table, pour manger l'oie qui avait cuit une grande partie de la journée. Parlant de tout et de rien lors du repas, comme de la scolarité des deux jeunes, ou encore du travail de leur frère, en passant par des thèmes variés, enfin bref, leur repas fût accompagné de discussions plus ou moins intéressante. Quand vint le dessert, la mère de Niels expliqua au grand-père qu'il allait partir en France, voir sa correspondante.

-Et donc, cette année, Niels va partir en France pendant deux semaines ! dit sa mère.

-C'est bien ça mon garçon. Tu vas pouvoir apprendre à mieux parler français ! dit son grand-père. En voyant que Niels n'avait pas l'air extrêmement enjoué par ça, il reprit : Tu n'as pas l'air très convaincu. Je me trompe ?

-Non... J'ai pas envie d'aller en France. Vous vous rendez pas compte ! Tous les mecs de septième année ont reçu un correspondant, et je suis le seul, à devoir allé habiter deux semaines chez une nana...

Ce qui choquait Niels semblait bien amuser sa sœur. Elle n'arrêtait pas de le lui répeter depuis qu'elle le savait. Son frère essayait de lui dire que ça n'allait pas être si mal, comme ses parents. La réaction de son grand-père fût plutôt amusante.

-Et bien ! Tache de ne pas ramerner trop de petit Maddox en Grande-Bretagne !

Personne ne répondit. Pendant quelques instants, il y eut un grand silence au tours de la table, et quelques sourires amusé sur certain visage (Nottament Elsa et Isaac). Enfin, le silence fût rompu par le père de Niels, qui répondit à son père.

-Enfin Papa, Niels à 17 ans ! Et en plus, c'est scientifiquement impossible de faire un enfant en deux semaines. Enfin Bref. Vous avez entendu parlé de la nouvelle loi concernant la vitesse des balais ? finit-il, en changeant de sujet.

Sauvant son fils en changeant de sujet, Niels lui en fût très reconnaissant, car cette conversation n'était pas très approprié pour un repas de noël. Enfin, ils finirent leur repas par une délicieuse buche au chocolat préparé par Madame Maddox. Puis, toute la famille se mit au lit, après avoir préalablement poser leurs cadeaux au pied du sapin.

Dans leur famille, tout le monde avait l'obligation (Ou tout du moins une incitation poussé de leur mère), de faire un cadeau à chaque membre de la famille. De son côté, Niels avait acheté un bouquin pour son frère, et son grand-père, un cd de musique pour sa mère, une plante en pot pour son père, et l'intégral du code civil pour sa sœur.

Le lendemain matin, l'ouverture des cadeaux se fit dans la joie et la bonne humeur, comme à l'acoutumé, mais il se peux que le code civil arriva dans la tête de Niels plus rapidement qu'il n'aurait dû.

Chez les Maddox, Noël se déroulait à peu prêt toujours de la même façon, en tout cas avec le grand-père. Du côté de leur mère, c'était une autre histoire...
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