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 Premier contact

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Theobald Murat Emploi : Apothicaire le jour, chef des Rebelles la nuit

Date de création : 29/03/2015
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MessageSujet: Premier contact   Mar 22 Déc - 0:39

Cela faisait déjà quelques mois que la taxe sur les baguettes avait frappé les hybrides de plein fouet. Theobald avait dû faire face à un véritable cas de conscience : allait-il refuser de se plier à cette nouvelle règle inadmissible, ou allait-il payer afin de conserver son anonymat auprès du Grand Conseil, et espérer ainsi continuer pour quelques temps encore ses activités rebelles en secret. Se faire connaître en tant que chef rebelle était ce qui avait coûté la vie à Jared Faure, le chef précédant, et Theobald comptait bien mener la rébellion aussi longtemps qu’il le pourrait. Bien plus réfléchi que son prédécesseur, il avait pesé le pour et le contre durant une longue nuit blanche, puis s’était décidé à aller contre tous ses principes. Il avait donc payé la taxe, et d’une certaine manière il se détestait pour cela.
Il savait également que cela n’avait pas plu à certains des membres de la révolte, mais il avait depuis longtemps abandonné l’idée de faire l’unanimité. Il tentait au mieux de fédérer les différentes factions anti-gouvernementales, pas des dissensions persistaient, et certaines commençaient à l’inquiéter particulièrement.

Pour en revenir à ces fameuses baguettes, l’apothicaire avait vu plusieurs de ses recrues se faire retirer la leur, que cela soit par refus de principe ou tout simplement parce qu’ils n’avaient pas les moyens de s’acquitter du montant exigé par le Grand Conseil. C’était une situation des plus inquiétantes, et le quart-de-centaure ne comptait pas rester les bras croisés. Il devait trouver un moyen pour que les Rebelles puissent continuer à faire de la Magie, et pas seulement Intuitive car celle-ci n’était pas maîtrisée par tous.

C’est donc avec une idée encore abstraite en tête qu’il poussa la porte du vendeur de baguettes magiques à Brocéliande, le plus réputé de France : Pélissier. Ce n’était pas dans les habitudes de Theobald d’agir avant d’avoir au moins un plan d’attaque, mais la situation finissait par l’y contraindre. Il allait tâter la température, voilà tout.

Seulement, ce n’était pas le propriétaire du magasin qui lui répondit ce jour-là. Était-ce pour le mieux ? Seul l’avenir le dirait.

- Bonjour. Je viens acheter un nécessaire d’entretien pour cette baguette., annonça-t-il en montrant la sienne au vendeur.

D’un beau bois souple de chêne blanc, celle-ci contenait une plume de phénix au sein de ses 35 centimètres de longueur. Comme tout sorcier, le montagnard y tenait comme à la prunelle de ses yeux, et il ne pouvait nier qu’il éprouvait un grand soulagement à la sentir dans sa poche lorsque des hybrides qui s’étaient vu confisquer la leur venaient s’en plaindre à lui.

- Il est vide votre magasin., commenta-t-il d’un ton rustre qui ne lui était pas habituel, mais qu’il revêtait comme un rôle ce jour-là, Ça doit pas aller fort les affaires ces temps, non ?

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Marius Boisseuil Emploi : Apprenti chez Pelissier

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MessageSujet: Re: Premier contact   Mar 22 Déc - 19:21

Ce matin-là, lorsque Marius arriva à la boutique du sorcier Pelissier, ce dernier l’informa de ce qu’il serait seul pour s’occuper des clients qui se présenteraient. En effet, et même si Marius n’était pas très intéressé de connaître ces détails, le fabriquant de baguettes lui expliqua qu’il devait d’abord se rendre à la banque, puis voir des fournisseurs potentiels pour le cœur de ses baguettes. Il se lança alors dans des explications sans fin que Marius écouta plus ou moins attentivement. Marius respectait son employeur, mais il trouvait qu’il avait la fâcheuse manie de se perdre dans des détails inutiles et de parler beaucoup trop longuement. N’étant pas lui-même d’une nature très bavarde, Marius avait développé l’aptitude d’écouter d’une oreille ce que Pelissier lui disait, ne retenant que ce qui l’intéressait et laissant de côté ce qu’il considérait être des futilités.
Pelissier donna à Marius quelques instructions, présageant que peu de personnes viendraient ce jour-là. Il fallait dire que, pour eux, la période la plus faste était sans conteste celle de la rentrée scolaire à Beauxbâtons. Après quoi, le rythme se calmait, jusqu’aux vacances de Noël où beaucoup de personnes, en particulier des étudiants, venaient leur rendre visite pour, le plus souvent, réparer leur baguette. Du coup, Pelissier avait confié à Marius la tâche de découper dans le bois qu’ils avaient coupé deux jours auparavant les morceaux qui serviraient de base à la fabrication des baguettes. Marius aimait beaucoup cette étape de la fabrication des baguettes qui nécessitait calme et concentration. Pelissier avait montré une seule fois à Marius comment procéder et depuis, il lui faisait toute confiance.

Marius travailla toute la matinée sans être dérangé. Il fit une pause vers midi et se prépara une tasse de thé ainsi qu’un sandwich. Il s’installa dans la petite salle de pause située à l’arrière de la boutique. Le mur extérieur de celle-ci était percé d’une large baie vitrée qui donnait sur une petite cour pavée dans laquelle s’épanouissaient des arbres en pot. L’été, Marius et Pelissier déjeunaient souvent dehors. L’hiver, ils s’installaient à une table près de la baie vitrée et pouvaient ainsi profiter du soleil. Confortablement assis, il était observé par le chat angora tigré de Pelissier, Flipette, perché en haut d’une armoire. Ce chat était l’animal le plus peureux que Marius ait eu l’occasion de voir et, comme Pelissier le lui avait expliqué, l’avait toujours été, ce qui expliquait son nom. Il sursautait au moindre bruit et fuyait sa propre ombre. En revanche, il adorait son maître qu’il suivait comme un chien et avait fini par s’habituer à Marius, venant même de temps en temps réclamer une caresse.

- Alors, Flipette, tu as frôlé la crise cardiaque combien de fois ce matin ? lui demanda Marius avec un petit sourire en coin.

Le chat posa ses yeux mordorés sur lui et répondit par un miaulement craintif. Marius secoua la tête sans se départir de son sourire avant d’ouvrir le journal Info-Mages. Il parcourut les titres et s’attarda plus longuement sur l’article qui traitait de la taxe imposée sur les baguettes magiques détenues par les hybrides. L’article dressait le bilan des quelques mois qui avaient suivi l’imposition de la taxe. Des dizaines de baguettes avaient déjà été confisquées et plusieurs milliers d’écus récupérés. Marius croqua dans son sandwich et reposa le journal. Laissant son regard errer sur les arbres à l’extérieur, il se remémorait la première fois où Franck, son petit ami, lui avait parlé de la proposition de taxe émise au sein du Grand Conseil. Sortant de sa réserve naturelle sur les sujets concernant les hybrides, Franck n’avait su cacher son profond dégoût envers une telle proposition. Il expliqua à Marius que la taxe ne visait en réalité qu’une seule chose : priver les hybrides de leurs baguettes à plus ou moins long terme. La taxe, très élevée et imposée trimestriellement, ne pourrait pas être payée par tous les hybrides concernés, encore moins dans la durée. Marius, quant à lui, avait tout de suite flairé le bon filon. Peu scrupuleux sur la situation des hybrides qui ne le concernait de toute façon pas, il avait rapidement fait son calcul et pensait que développer un trafic illégal de baguettes non enregistrées lui permettrait de se faire beaucoup d’argent rapidement et encore davantage si la situation venait à perdurer.

Marius sut très vite comment il allait procéder : pour le bois, il lui suffisait de récupérer celui dont Pelissier ne voulait pas. Il n’y avait rien de plus simple dès lors que Pelissier refusait catégoriquement de vendre des baguettes de moindre qualité, souhaitant que son nom ne soit associé qu’à des produits de très bonne qualité.

En effet, même dans le bois soigneusement choisi par Pelissier, il y avait des pertes : certaines parties du bois ne pouvaient être considérées comme étant d’une qualité suffisante pour la confection des baguettes estampillées « Pelissier ». Alors, plutôt que de les jeter ou de s’en servir comme d’un vulgaire bois de chauffage, Pelissier encourageait son apprenti à s’exercer sur ces morceaux de bois afin de se perfectionner dans la fabrication de baguettes. Pelissier surveillait et appréciait ses travaux, lui prodiguant conseils et critiques pour qu’il s’améliore, mais il n’exigeait pas de garder les baguettes ainsi fabriquées. De ce fait, Marius pouvait les garder avec, en prime, l’assurance qu’elles avaient été correctement confectionnées puisque validées par son employeur.

En revanche, se procurer le cœur des baguettes se révéla beaucoup plus difficile. En effet, Pelissier lui-même devait passer par des fournisseurs et, il va s’en dire, ne s’approvisionnait pas directement à la source… En même temps, arracher un crin à une licorne, dépecer un dragon pour en extirper un ventricule ou espérer qu’un phénix perde une de ses plumes ne sont pas chose aisée. Il était hors de question que Marius vole son employeur (il avait quand même des principes…) ou de mêler les fournisseurs avec lesquels Pelissier avait l’habitude de travailler.

Il trouva finalement une solution grâce à un ami de Franck rencontré lors d’une soirée. Ce dernier, répondant au prénom de Bertrand, travaille comme assistant au Département de Contrôle des Animaux et Créatures magiques. Une discussion avec lui lui permit d’apprendre qu’existait depuis toujours un marché parallèle où se vendait n’importe quelle partie d’animal ou de créature magique. Son Département essayait depuis un certain temps d’y mettre un terme, mais cela s’avérait plus difficile que prévu. Bertrand lui révéla qu’il savait même où il se trouvait et il coûta à Marius deux firewhisky pour en connaître l’emplacement.

Se rendant sur place, Marius fit affaire avec un homme d’une trentaine d’années et réussit à négocier l’achat des matières premières dont il aurait besoin à un prix défiant toute concurrence : il les payait même moins cher que son employeur. Il fallait dire que Marius ne s’était pas adressé à n’importe qui : il avait choisi un hybride demi-sang de centaure, qui se faisait appeler Rax et qui, il l’apprit lors de la conversation, avait dû rendre sa baguette, ayant refusé de payer la taxe. Marius lui offrit sa première baguette et la promesse de lui donner des informations sur les avancées du Département de Contrôle des Animaux et Créatures magiques dans la lutte contre le trafic illégal lié aux animaux et créatures magiques contre un approvisionnement régulier et de qualité.

Marius pouvait dès lors fournir des baguettes de qualité moyenne, mais qui remplissaient correctement leurs fonctions. Quant à leur prix, Marius avait pris comme référence la taxe imposée aux hybrides demi-sang et proposait donc des baguettes à 20 écus. Ainsi qu’il le disait aux éventuels récalcitrants quart-de-sang ou huitième-de-sang, s’ils trouvaient ça trop cher, ils pouvaient toujours payer la taxe. Dans tous les cas, le prix d’une baguette normale variant entre 7 et 10 écus en fonction du bois et de son cœur, le jeune homme était assuré de se faire un joli bénéfice.

Le temps de tout mettre cela en place, la taxe était imposée depuis deux mois. Marius avait, depuis lors, vendu quelques baguettes, mais on ne pouvait pas encore parler d’un véritable business.

Le jeune homme finit son thé, donna la fin de son sandwich à Flipette qui s’empressa de le dévorer de peur, sûrement qu’on le lui vole, et retourna dans l’atelier. Il travaillait depuis une demi-heure quand la clochette de la porte d’entrée se fit entendre. Il s’arrêta et passa dans la boutique pour saluer le client qui venait d’entrer.

L’homme, d’une quarantaine d’années, avait un physique imposant et un ton peu affable qui était toutefois contredit par le fait qu’il semblât vouloir engager la conversation en s’intéressant à la situation économique de la boutique. Marius lui adressa ce qu’il appelait son « sourire commercial » : un sourire poli mais sans aucune chaleur.

- C’est effectivement assez calme aujourd’hui, reconnut-il. Il faut dire que la rentrée est loin… Puis-je voir votre baguette ?

Il prit la baguette en chêne blanc et eut une moue appréciative.

- C’est une très belle pièce. Je n’ai pas eu l’occasion de voir beaucoup de baguettes en chêne blanc… Plume de phénix, souple…

Marius releva la tête et ancra son regard dans celui de l’homme. Il avait l’air de quelqu’un de franc et de solide, ce que confirmait sa baguette. Marius ne pensait pas non plus se tromper en estimant avoir affaire à un très bon sorcier.

- J’ai justement un nécessaire d’entretien qui conviendra très bien à votre type de baguette.

Il redonna sa baguette au sorcier et se dirigea vers une étagère de laquelle il prit une petite boîte en fer parmi des centaines d’autres. La ramenant près de l’homme, il la déposa sur le comptoir et l’ouvrit pour en montrer son contenu :

- On utilise ce lait spécial pour les baguettes faites en bois de la famille des fagacées. Cela ravive la couleur et répare les éventuelles usures qui ne manquent pas d’apparaître au fil du temps. Vous trouverez aussi une petite brosse et ce chiffon doux. Il faut d’abord brosser la baguette, ensuite appliquer le lait et finir par lustrer avec le chiffon. Si vous faites ça une à deux fois par an, votre baguette vous en remerciera.

Il termina sa phrase en refermant la boîte dans un bruit sec et en la tendant au sorcier. Néanmoins, quelque chose lui disait que celui-ci n’était pas venu uniquement pour acheter du lait spécial fagacée.

- Vous fallait-il autre chose ?
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Theobald Murat Emploi : Apothicaire le jour, chef des Rebelles la nuit

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MessageSujet: Re: Premier contact   Mer 6 Jan - 1:32

Theobald attendit patiemment que le jeune vendeur observe sa baguette, et il put découvrir que malgré que celui-ci ait semblé être l'apprenti au vu de son âge, il connaissait son métier. Marius avait l'oeil expert et le montagnard hocha de la tête pour confirmer la composition de sa baguette.

- Je me suis toujours demandé si la légende disant que le grand Merlin avait une baguette du même bois que la mienne était vraie. Vous y croyez, vous ?

Pour notre adepte des mythes et légendes de tous ordres, il y avait un certain honneur à s'imaginer posséder une baguette ayant un point commun avec le plus grand sorcier de tous les temps.
Badiner sur les baguettes ne mènerait pas loin selon certains, mais pour Theobald c'était une manière d'engager la conversation, étant donné qu'il était venu en ce lieux pour grappiller des informations.

Le coffret d'entretien qui lui fut amené promettait de lui coûter quelques écus, mais il saurait lui trouver une utilité.

- Et ça va me coûter combien tout ce matériel ?

L'apothicaire n'avait qu'à s'inspirer de certains de ses propres clients pour jouer le rustaud prêt à tout marchander. Néanmoins, à voir le regard que lui jetait son interlocuteur, il avait l'impression que celui-ci ne se laisserait pas prendre aussi facilement qu'il l'avait espéré.

- La rentrée est loin comme vous dites, commenta-t-il pour revenir sur la fréquentation du magasin, pis avec toutes ces histoires de taxes, les hybrides doivent sûrement y réfléchir à deux fois avant d'en acheter une maintenant.

Le chef des Rebelles avait mis en place un réseau de collecte pour aider quelques familles désargentées, dont certaines se retrouvaient avec des enfants scolarisés à Beauxbâtons sans baguette car elles n'avait pas les moyens de payer la taxe, qui touchait même les enfants. Retirer un droit fondamental à une partie de la population magique n'avait pas suffi au gouvernement, il avait fallu que le Grand Conseil inclue les mineurs, les étrangers en territoire français et même les émigrés qui avaient décidé de faire leur vie ailleurs ! Pour sa part il avait dû s'acquitter de celle de son fils, bien que celui-ci vive avec sa mère de l'autre côté des Alpes. Il se souvenait encore de la lettre incendiaire que Zachary lui avait envoyé en apprenant cela...

S'accoudant au comptoir, il fit rouler sa baguette entre ses doigts en la regardant avec un air faussement pensif.

- Quelle sale histoire que ces confiscations...franchement, je me demande comment ils font quand on la leur enlève. Parce que bon hein, la Magie Intuitive, c'est pas parce qu'on nous la proposait en option à l'école qu'on était tous fortiches.

Depuis le temps, Theobald était rompu à ce genre de conversation où il devait tourner autour du pot et poser ses questions à mots couverts. Il savait aussi à quel moment il fallait y aller plus franchement :

- Tiens, si on prend votre exemple, vous seriez coincé sans baguette pour travailler.

A ces mots, l'hybride de centaure releva ses yeux aux prunelles claires pour rencontrer celles de Marius, dans lesquels il planta un regard pénétrant.

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Marius Boisseuil Emploi : Apprenti chez Pelissier

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MessageSujet: Re: Premier contact   Ven 8 Jan - 23:23

Lorsque le sorcier lui demanda s’il pensait que Merlin avait également possédé une baguette en chêne blanc, Marius esquissa un sourire en coin :
- C’est effectivement ce que l’on dit et c’est tout à fait probable.

Marius n’en dit pas plus sur le sujet. Même si Théobald essayait de savoir quelle était son opinion personnelle là-dessus, le jeune homme préférait rester discret. Sans que cela le rende particulièrement méfiant, il se sentait observé par l’homme et il ne voulait pas trop en dévoiler. Nullement impressionné par la carrure pourtant imposante de son interlocuteur, Marius le regarda franchement dans les yeux lorsque le prix du nécessaire à l’entretien de la baguette lui fut demandé :
- « Tout » ce matériel vous sera cédé pour la modique somme de 2 écus, sourit Marius.

Puis Théobald arriva subtilement sur la question de la taxe payée par les hybrides pour la détention des baguettes magiques et Marius se raidit imperceptiblement. Ce n’était pourtant pas la première fois qu’un client abordait la question avec lui. D’ordinaire, Marius réagissait à peine, se contentant d’une remarque anodine, qui ne pouvait prêter à conséquence. Néanmoins, ce client-là était différent. Il l’avait tout de suite perçu et le fait qu’il aborde ce sujet, d’un air faussement pensif qui plus est, n’était pas pour le mettre franchement à l’aise. En outre, cela ne faisait pas si longtemps qu’il s’était lancé dans le trafic illégal de baguettes magiques et, jusqu’à présent, ses clients lui avaient été envoyés par Rax. Or, non seulement Rax ne l’avait pas averti qu’il pourrait avoir de la visite, mais également (et peut-être surtout !), l’homme qu’il avait en face de lui détenait une très belle baguette, ce qui signifiait qu’il n’avait nullement besoin d’en acheter une illégalement.

Marius ne pouvait être sûr de rien, mais Théobald aurait très bien pu être un agent à la solde du Grand Conseil ayant entendu parler d’un trafic potentiel de baguettes et venu glaner des informations. Sans pour autant arriver à la conclusion hâtive que c’était lui, Marius Boisseuil, qui était directement visé par son éventuelle enquête, mieux valait faire attention à ce qu’il disait.
- Hum… C’est sûr que ça ne doit pas être évident pour eux. Mais bon, je ne suis que l’apprenti qui fabrique des baguettes et les vend quand mon boss n’est pas là. Je ne suis pas celui qui décide des taxations qui leur sont imposées ni celui qui va les leur réclamer. Je ne pense pas que mon avis compte vraiment, ajouta-t-il avec un sourire plus crispé qu’il ne l’aurait voulu.

Il fallait dire que même si Marius était quelqu’un à la personnalité bien affirmée pour son jeune âge, face à un homme d’une quarantaine d’années, qu’il avait lui-même jugé comme étant un sorcier expérimenté, il n’allait pas en mener large très loin. Surtout qu’il ne connaissait pas ses intentions. Théobald l’acheva presque en le prenant à parti et en le fixant de son regard bleu. Le jeune homme eut la désagréable impression qu’il pouvait sonder son esprit et il déglutit avec peine. Il lui semblait que le contrôle de la situation lui avait complètement échappé. Son seul recours était de ne pas dévier son regard de celui du sorcier.
- Je travaille pour Pelissier, cher monsieur. Vous vous doutez bien qu’il m’a enseigné différentes techniques pour la fabrication des baguettes et toutes ne nécessitent pas le recours à une baguette. Même sans baguette, je suis capable de travailler.

Il ponctua sa phrase par un sourire froid.
- Quoiqu’il en soit, vous ne semblez pas vraiment concerner par ce problème, ajouta-t-il en désignant d’un geste de la main la baguette que Théobald tenait toujours entre ses doigts.
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Theobald Murat Emploi : Apothicaire le jour, chef des Rebelles la nuit

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MessageSujet: Re: Premier contact   Jeu 21 Jan - 0:46

Le malaise de Marius était perceptible, bien que ce dernier se soit donné toutes les peines du monde pour le dissimuler. Certains signes ne trompaient pas : la crispation dans le sourire, la salive qui semblait soudainement obstruer sa gorge, et la tentative de retourner le sujet contre
Theobald. Ce dernier avait l'avantage des années, et d'en savoir plus de choses sur le jeune homme que Marius n'en savait sur lui.

- Tout avis compte., rétorqua Theobald d'un ton plus sérieux qu'auparavant, Et cela ne vous empêche pas d'en avoir un.

Une chose était certaine, cet apprenti ne manquait pas de cran car il n'avait pas baissé les yeux une seule seconde devant le regard insistant du chef des Rebelles. Et sa retenue confirmait que Rax avait tenu sa promesse et n'avait pas averti Marius de la venue de Theobald. C'était grâce aux informations fournies par l'autre hybride de centaure que le montagnard avait appris l’existence du trafic nouvellement développé par le jeune Boisseuil, et Theobald avait expressément demandé à Hannibal de ne pas parler de lui. Il préférait se faire une opinion avant cela, et il dévoilait son identité avec toujours plus de parcimonie, sentant depuis quelques temps que garder son anonymat allait devenir de plus en plus dur.

- Oh, mais je ne me permettrais pas de remettre en question vos compétences, soyez-en assurés !

Bas les masques, Theobald avait abandonné le ton faussement rustre qu'il avait adopté en arrivant et reprenait l'expression assurée qui le caractérisait. Bien qu'ils aient été seuls dans la boutique, sa voix grave et chaude prenait des accents de murmure, marquant le fait que la discussion qu'il avait entamée n'était pas aussi anodine qu'il n'y paraissait.

- Quoi qu’il en soit, vous ne semblez pas vraiment concerné par ce problème

L'apothicaire se décida à accorder un instant de répit à son interlocuteur et observa à nouveau sa baguette. Un léger sourire apparut furtivement sur ses lèvres à l'idée de la question qu'il allait bientôt poser, curieux de voir si le jeune homme se ferait prendre, mais il finit par accrocher à nouveau les prunelles du sorcier.

- Moi, non. Mais tout le monde connait quelqu'un concerné désormais.

Lançant un regard vivement intéressé à l'apprenti, son sourire s'étira légèrement, ne se voulant néanmoins ni carnassier ni menaçant. Il fallait mettre son interlocuteur en confiance pour espérer le voir se dévoiler, sans toutefois lui laisser croire qu'il était complètement "hors de danger".

- Alors dites-moi, vous le spécialiste, qu'est-ce qui peut bien être à la hauteur pour remplacer une baguette confisquée ?, demanda-t-il en croisant ses bras sur le comptoir.

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Marius Boisseuil Emploi : Apprenti chez Pelissier

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MessageSujet: Re: Premier contact   Jeu 21 Jan - 23:36

Marius n'avait pas quitté Theobald des yeux alors que celui-ci lui avait affirmé que tout avis comptait ou qu'il n'avait pas souhaité remettre en cause ses compétences. Le ton du sorcier avait changé lorsqu'il dit cela, ce que nota le jeune homme. Néanmoins, il ne savait comment l'interpréter. Etait-ce réellement positif ? Ou bien Theobald essayait-il de se montrer sympathique pour soutirer davantage d'informations à Marius, sans pour autant clairement dévoiler son propre jeu ?

Assez mal à l'aise, Marius sentait qu'il était en train de passer une sorte de test. Son souci était qu'il ne savait pas quel genre de test et surtout ce que le résultat de celui-ci allait impliquer. Par contre, ce dont il se rendait compte était que la voix grave de Theobald s'insinuait dans son cerveau, l'invitant presque à se confier sans retenue. L'homme en face de lui avait un charisme impressionnant et c'est à ce moment-là qu'un déclic se fit en Marius. Il n'avait pas en face de lui un vulgaire agent à la botte du Grand Conseil venu ici pour enquêter sur lui. Non, ce n'était pas possible. Si Theobald avait travaillé en tant qu'auror, il aurait été chef d'un département et ne s'abaisserait pas à enquêter sur un potentiel trafic de baguettes illicites aussi minuscule et primaire que celui de Marius. Ce n'était pas pour quelqu'un de la trempe de la personne qu'il avait en face de lui. Mais cela n'était pas forcément pour rassurer Marius car si Theobald était aussi important qu'il le présumait, alors il avait une bonne raison pour être là.

Lorsque Theobald indiqua que tout le monde connaissait quelqu'un concerné par le problème de la taxe, Marius se demanda sérieusement si l'homme faisait partie de la rébellion ou non.

- Alors dites-moi, vous le spécialiste, qu'est-ce qui peut bien être à la hauteur pour remplacer une baguette confisquée ?

*Il sait.* songea-t-il aussitôt.

Il n'était pas envisageable qu'il aborde ce sujet aussi légèrement s'il n'était pas au courant. Toute son attitude et son regard disaient qu'il était au courant. Marius sentit un désagréable frisson lui parcourir l'échine et une fine pellicule de sueur trempa son dos. Ses mâchoires se crispèrent, mais il ne détourna pas le regard. Il pouvait se tromper, mais il en doutait : il était en général assez fort pour ce genre de choses.

- Que voulez-vous dire par là ?... Il n'y a rien qui puisse être à la hauteur pour remplacer une baguette confisquée.

Il désigna la baguette de Theobald et s'expliqua :
- Rien ne peut être à la hauteur d'une baguette confisquée car, en principe, la baguette confisquée est celle qui vous avait choisi en premier et celle qui vous convient le mieux, celle qui a évolué avec vous. Elle est en outre unique. Tout ce que vous pourriez espérer trouver c'est une baguette qui se rapproche de ce que vous avez eu. Mais, dans ce cas, le problème de la taxe demeure. Si vous rachetez la baguette ici, elle sera enregistrée et vous devrez payer la taxe.

Il ne s'avançait pas trop en disant cela... du moins, c'est ce qu'il espérait. En tout cas, il espérait se donner un peu de temps pour se sortir de cette situation si Theobald s'avérait travailler effectivement pour le Grand Conseil.
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Theobald Murat Emploi : Apothicaire le jour, chef des Rebelles la nuit

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MessageSujet: Re: Premier contact   Dim 7 Fév - 1:30

En cette seconde, le cerveau de Marius devait turbiner à toute allure pour analyser chaque parole savamment choisie par l'hybride, qui aurait été donné cher pour être legilimens. Etant assez bon lecteur des expressions humaines, il voyait dans celle de son interlocuteur s'imposer la circonspection, ce qui prouvait son bon sens et un minimum d'intelligence.
C'était le genre d'élément dont il avait besoin dans ses troupes, des sorciers aux talents cachés et sachant contrôler leurs émotions, et secrètement le montagnard se prit à espérer qu'il convaincrait Marius de les rejoindre, si celui-ci démontrait un sens de la justice. Malheureusement, Theobald ne connaissait pas encore assez le jeune homme pour savoir que celui-ci ne travaillait que pour son propre intérêt. Forcément, il se doutait que l’appât du gain devait avoir une certaine emprise, mais le chef avait allumé la flamme de la rébellion dans des coeurs aussi durs que le roc, alors il ne pouvait décemment pas ne rien tenter avec Marius.
Enfin, tout cela n'était pour le moment que pure spéculation, il n'en était qu'au stade de l'enquête concernant l'apprenti de Pelissier, et cet entretien était fait pour qu'il se forge un avis sur son caractère.

La question de l'apothicaire semblait avoir touché un bon point, car Marius lui expliqua ce qui faisait la singularité des baguettes confisquées. Theobald hocha lentement de la tête, une fureur sourde grondant depuis des mois au fond de ses entrailles ; l'idée de toutes ces baguettes arrachées à leurs propriétaires et entreposées dans des coffres du Grand Conseil hantait ses nuits, et il en avait fait une priorité dans ses actions menées contre le gouvernement.

- Tout ce que vous pourriez espérer trouver c'est une baguette qui se rapproche de ce que vous avez eu. Mais, dans ce cas, le problème de la taxe demeure. Si vous rachetez la baguette ici, elle sera enregistrée et vous devrez payer la taxe.

Theobald se doutait qu'à ce stade de la conversation Marius devait le soupçonner d'être au moins un sympathisant de la cause rebelle...ou travailler contre ceux-ci. Il n'avait pas l'intention de dévoiler ses cartes trop vite et préférait laisser le jeune homme mariner afin de le pousser dans ses retranchements.
Leur discussion à mots voilés prenait une tournure intéressante, et Theobald redoubla d'effort pour choisir ses mots, car Marius avait amené plusieurs éléments-clés sur le tapis : une copie de baguette, la taxe, et la nécessité que la "baguette de remplacement" reste secrète.

- Non, il n'y a rien qui puisse remplacer une baguette confisquée...ils ne peuvent que tenter de compenser leur perte.

Le quart-de-centaure se redressa légèrement, marquant de manière plus prononcée sa taille bien supérieure à celle du jeune sorcier. Néanmoins, il savait depuis longtemps que les intonations qu'il glissait dans sa voix était son plus grand atout, il en renforça donc la chaleur, comme s'il tendait la main à Marius. Theobald ne se voyait pas comme un manipulateur, et en était loin, il ne faisait que se battre pour ses conviction et son idéal, ce qui impliquait de secouer la population sorcière par tous les moyens.

- Pelissier ne risque pas de vendre des baguettes secrètement aux hybrides, il a bien trop peur du Grand Conseil. Mais je suis persuadé qu'il n'a pas le monopole de la vente de baguettes en France Magique.

C'était le moment de prendre des risques et, pour baisser la garde de l'apprenti, Theobald mit la main tenant sa baguette dans sa poche, faisant mine d'éliminer une menace possible d'attaque sur Marius.

- Tout comme j'ai l'intime conviction que vous-mêmes savez pertinemment où l'on peut acheter une baguette illégale, Boisseuil., acheva le rebelle en mentionnant le nom que Marius ne lui avait pourtant donné à aucun moment.

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Marius Boisseuil Emploi : Apprenti chez Pelissier

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MessageSujet: Re: Premier contact   Ven 25 Mar - 15:04

Marius ne se sentait définitivement pas à son aise et scrutait le visage de son interlocuteur dans l’espoir d’y déceler l’élément qui lui permettrait de savoir s’il pouvait lui faire confiance ou non. Cet examen presque méticuleux des expressions de l’homme lui permit de finalement reprendre le contrôle de ses émotions. Concentrer son esprit sur une telle analyse avait pour effet de mettre sa crainte momentanément de côté. En effet, au lieu d’être passif face au sorcier, il réagissait et, plus sûr de lui dans l’action que dans l’inaction, le jeune homme reprit de son assurance. Ainsi, lorsque Theobald se redressa, le dominant par sa haute stature, le jeune homme, s’il était impressionné, n’était plus nécessairement intimidé. Il se rappela également que, durant son adolescence, il avait eu à faire à des gaillards aussi bien bâtis que le sorcier qui lui faisait aujourd’hui face et avait su s’imposer, malgré sa plus petite taille.

Bien décidé à ne pas se laisser faire par le sorcier, Marius fut toutefois déstabilisé par le ton que celui-ci employa pour partager son opinion sur Pelissier, mais aussi sur le commerce de baguettes magiques en France. Le changement de ton était subtil, mais d’autant plus dangereux que ce changement s’apparentait à une invitation. Cette fois-ci, Marius ne savait plus quoi penser. Il ancra encore davantage son regard dans celui de Theobald, comme s’il cherchait à lire ses pensées.

Il ne répondit pas à cette allusion. Theobald rangea alors sa baguette dans sa poche, en un signe d’apaisement, mais sa dernière remarque, dans laquelle il glissa son nom de famille que Marius était sûr de ne pas lui avoir donné, le plongea dans un profond désarroi. Lui qui se trouvait rarement à court de répliques et de bonnes idées pour se sortir de situations délicates se sentait piégé comme un rat et incapable de trouver une échappatoire. Son regard toujours plongé dans celui du sorcier, il essaya de déglutir pour se donner une contenance, mais sa gorge était complètement sèche.
- Est-ce Rax qui vous envoie ? demanda-t-il finalement d’une voix blanche.

C’était la seule chose qu’il pouvait demander sans trop prendre de risque. En fonction de ce que Theobald répondrait, Marius avait encore la possibilité de mentir en disant que c’était Rax qui l’avait approché en lui proposant de fabriquer illicitement des baguettes magiques, ce qu’il pourrait dire avoir refusé de faire.
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Theobald Murat Emploi : Apothicaire le jour, chef des Rebelles la nuit

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MessageSujet: Re: Premier contact   Dim 24 Avr - 21:12

Theobald ne détourna pas le regard lorsque Marius sonda celui-ci, à la recherche d'une quelconque information. L'ombre d'un sourire releva le coin des lèvres du centaure durant une micro-seconde, bien qu'il fut impossible de dire si celui-ci reflétait de la satisfaction ou une moquerie.

Les deux sorciers se jaugeaient, et le chef des Rebelles attendait patiemment que Marius réagisse à ses provocations, ce qu'il finit par faire en mentionnant le pseudonyme utilisé par Hannibal.
N'ayant pas l'intention de lui faciliter la tâche, d'autant plus qu'il ne voulait pas donner au jeune homme l'occasion de s'en sortir par une pirouette, Theobald se contenta dans un premier temps d'hausser un sourcil d'un air interrogateur.

- Et pourquoi est-ce que ce..Rax ? devrait m'envoyer vers vous ?

L'hybride qui constituait le lien entre les deux hommes avait effectivement recommandé à Theobald de s'adresser à l'apprenti de Pelissier pour se procurer des baguettes pour ses recrues qui en étaient privées, mais le montagnard préférait tester la résistance de son interlocuteur. D'autant plus qu'il n'était pas convaincu qu'il gagnerait son allégeance à la cause rebelle...et Theobald n'allait pas balancer comme ça son identité au premier venu ! La prudence était de mise.

Alors qu'ils se regardaient en chiens de faïence, l'apothicaire reprit leur petite joute verbale.

- Que pouvez-vous faire pour moi, de plus que me vendre un kit de nettoyage ?

Le centaure avec encore une carte dans sa manche, qu'il était bien décidé à utiliser si Marius ne se dévoilait pas à cette question.

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Marius Boisseuil Emploi : Apprenti chez Pelissier

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MessageSujet: Re: Premier contact   Sam 30 Avr - 10:54

Les muscles de la mâchoire de Marius se contractèrent alors que Theobald lui demandait pourquoi Rax l'aurait envoyé vers lui. Il fut tenté de lui répondre que l'hybride s'était mis en tête de lancer un commerce de baguettes illégales avec lui, mais quelque chose le retint de répondre par un mensonge.
- Parce que parfois il m'envoie des personnes.

Avec cette réponse, il ne mentait pas au sorcier qui se trouvait en face de lui, mais il ne révélait pas non plus pourquoi Rax lui envoyait ces personnes et, surtout, il ne niait ni ne confirmait les éventuels soupçons que son interlocuteur pouvait avoir. Ils se regardèrent un instant sans parler, puis, lorsque Theobald lui demanda ce qu'il pouvait faire de plus pour lui que lui vendre un kit de nettoyage, Marius sauta sur l'occasion que lui offrait le quart-de-centaure de sortir de cette conversation en esquissant son sourire commercial :
- Eh bien, en plus de nos baguettes et de nos kits de nettoyage, nous proposons des boîtes de rangement ou des étuis.

Sans laisser le temps à Theobald de répliquer, il se retourna et attrapa dans l'armoire derrière lui un étui et une boîte qu'il présenta au sorcier.
- Cet étui est fait en cuir de dragon, expliqua-t-il en présentant un étui aux écailles rouges. Il est très résistant et aide à la conservation des propriétés magiques du coeur des baguettes. Cette boîte, faite en bois de figuier, rencontre beaucoup de succès chez ses dames, si vous souhaitez faire un cadeau à votre femme, ou votre petite amie.

Il sourit à Theobald avant d'ajouter :
- Nous pouvons aussi vous offrir des services de restauration si vous possédez une baguette qui ne fonctionne plus correctement.

Marius trouvait qu'il s'en était bien sorti, s'échappant de la pente glissante sur laquelle le sorcier semblait vouloir l'emmener.

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Theobald Murat Emploi : Apothicaire le jour, chef des Rebelles la nuit

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MessageSujet: Re: Premier contact   Mer 1 Juin - 1:21

Assez adroitement, Marius répondit à la question de Theobald sans donner aucune information de plus que celle que le chef des Rebelles n'avait déjà. Ce dernier répliqua par une nouvelle question, dans le but de lui faire cracher pourquoi des personnes étaient envoyées vers lui, mais le jeune homme détourna sa question pour en faire une requête commerciale.

Imperturbable, Theobald l'observait faire sa petite comédie sans sourciller. Il avait la gouaille marchande, mais le quart-de-centaure pouvait aisément deviner le malaise masqué par ce monologue.
Sans le savoir, Marius prononça exactement les mots que son interlocuteur espérait entendre.

- Nous pouvons aussi vous offrir des services de restauration si vous possédez une baguette qui ne fonctionne plus correctement.

Sans même leur jeter un regard, le montagnard repoussa du bras les objets que le vendeur avait présenté sur le comptoir devant. A la place, il déposa une baguette qu'il sortit de la poche de sa cape.
Cette baguette semblait usée, éteinte, et pourtant elle était relativement neuve. Le bois était de facture médiocre, et l'apothicaire aurait été incapable de dire quel élément magique siégeait en son coeur. Tout ce qu'il savait, c'était qu'une de ses recrues l'avait achetée au marché noir, mais que la marchandise ne tenait pas ses promesses : les sortilèges jetés avec cette baguette étaient faibles, voire carrément ratés, et elle s'était tout bonnement craquelée en deux sur l'incantation d'un simple Lumos. L'hybride qui s'était fait arnaqué était pourtant un sorcier doué.

- Celle-ci a cessé de fonctionner il y a de cela quelques semaines. Peut-être pourrez-vous m'en dire la raison ?

Theobald était bien décidé à ne pas lâcher la grappe à Marius temps que celui-ci ne lui aurait pas dévoilé un semblant de vérité.

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Marius Boisseuil Emploi : Apprenti chez Pelissier

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MessageSujet: Re: Premier contact   Sam 9 Juil - 12:56

Marius pensait avoir trouvé un moyen de sortir de la conversation délicate que souhaitait engager le quart-de-centaure en lui présentant différents produits et en lui parlant des services que le magasin pouvait donner, mais il déchanta vite lorsque Theobald repoussa les articles déposés sur le comptoir.

Il eut un mouvement de recul, craignant un geste plus brutal du sorcier et fourra par réflexe la main dans la poche de sa robe de sorcier pour saisir sa baguette. Cependant, il n'eut pas à s'en servir comme l'homme en face de lui lui présenta une baguette à l'aspect miteux.

Toujours sur la défensive, Marius relâcha néanmoins son emprise sur sa baguette et scruta le visage de son interlocuteur pendant qu'il lui expliquait ce qui n'allait pas avec l'objet en question. Finalement convaincu que Theobald n'était pas animé de mauvaises intentions, Marius prit une profonde inspiration et s'empara de la baguette.

Fronçant les sourcils, il passa sa main sur l'objet, suivant la craquelure qui affectait la baguette. Puis, il sortit sa baguette et lança un sort informulé sur celle-ci ayant pour but de lancer un diagnostic de la baguette. Quelques rares et petites étincelles grises et ternes jaillirent de la baguette que lui avait présentée Theobald et Marius secoua la tête :
- Elle est complètement fichue, annonça-t-il. Il est impossible de la réparer.

A présent concentré sur son travail, Marius oublia son appréhension et se pencha vers Theobald pour compléter son explication.
- Cette craquelure est vraiment très profonde, ce qui n'arrive que lorsque le bois utilisé est de très médiocre qualité, voire complètement inapte à l'utilisation pour la confection de baguette. Même une très vieille baguette de qualité moyenne ne craquera jamais autant, quand bien même elle subit une utilisation, dirons-nous, très intense. Quant au coeur de la baguette... Il est tellement pourri, excusez-moi de ma franchise, que je serais surpris que le sorcier ou la sorcière l'ayant utilisée ait pu réaliser ne serait-ce qu'un seul sort correctement.

Marius voulut s'assurer d'une chose et jeta un autre sort informulé. L'image fumeuse d'une licorne apparut subrepticement avant de disparaître.
- C'est ce que je pensais... Quelle que soit la personne qui a confectionné cette baguette, elle a dû extraire le poil de licorne d'une autre baguette pour la confection de cette baguette, ce qui est une aberration totale... et je ne vous parle même pas du carnage que ça a dû être...

Regardant à nouveau Theobald et lui tendant la baguette, Marius conclut :
- Vous pouvez tout aussi bien la mettre à la poubelle, elle ne sert vraiment à rien. Je ne sais pas où vous l'avez trouvée, mais la personne qui vous l'a vendue s'est bien fichue de vous.
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Theobald Murat Emploi : Apothicaire le jour, chef des Rebelles la nuit

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MessageSujet: Re: Premier contact   Sam 13 Aoû - 11:53

Theobald écouta avec intérêt l'évaluation de Marius sur la baguette de pacotille qu'il lui avait présenté. Le jeune homme confirma ce que craignait le rebelle qui l'avait achetée : il avait perdu son argent ! Toutefois, là n'était pas le problème principal pour le quart-de-centaure. Certaines de ses recrues privées de baguette ne pouvaient mener à bien leurs missions sans celles-ci, ils devaient donc trouver une solution de secours.

- Une bonne baguette a donc été sacrifiée pour une pâle copie., commenta Theobald.

Il avait récemment compris ce qui se tramait dans l'ombre depuis le début de la vague de confiscation de baguettes, et il était aussi désolé pour son ami que pour la personne dont la baguette avait été détruite afin de récupérer ses composantes magiques.
Le chef des rebelles reprit la baguette cassée pour la garder comme pièce à conviction. Il ne donnait néanmoins aucun signe de vouloir mettre fin à cet entretien ni de se décider à partir. Il n'avait eu qu'une partie de ce qu'il voulait !

- Cela confirme qu'il faut toujours se tourner vers des professionnels. Seulement, vers qui se tourner lorsque la loi empêche de le faire au grand jour et de manière légale ?

Theobald décida de monter la pression d'un cran et contourna le comptoir pour rejoindre Marius derrière celui-ci. Dominant le jeune homme de toute sa hauteur, il l'accula conte le mur sans même avoir à le toucher, se contentant de marcher dans sa direction en bloquant toute issue.

- Pourquoi est-ce qu'on vous "envoie des personnes", Boisseuil ?, demanda-t-il à nouveau en usant de la formulation précédemment utilisée par son interlocuteur.

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Marius Boisseuil Emploi : Apprenti chez Pelissier

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MessageSujet: Re: Premier contact   Lun 22 Aoû - 11:46

Marius opina de la tête au commentaire de Theobald. Bien qu'il ne le montrât pas, il était écoeuré que quelqu'un ait pu infliger un tel traitement à ces deux baguettes. Celui qui avait fait ça avait non seulement fait preuve d'un amateurisme dangereux mais également d'un irrespect total pour le métier de fabricant de baguettes. Lui-même prenait soin de constituer des baguettes de qualité, à défaut d'être de très bonne qualité. Cependant, il ne fallait pas s'y tromper, sa volonté de fournir de bonnes baguettes magiques relevait davantage de sa passion pour ces objets magiques indispensables aux sorciers et de sa volonté de ne pas ternir sa réputation de fabricant que du souci de fournir aux hybrides des baguettes vraiment utiles.

Lorsque Theobald s'interrogea vers qui se tourner pour obtenir des baguettes magiques en-dehors du chemin légal, Marius se raidit. Il n'y avait plus aucun doute à avoir, son interlocuteur devait être au courant du trafic du jeune homme. Il le regarda contourner le comptoir et essaya de protester devant son intrusion, mais l'homme n'en avait que faire. Il se retrouva rapidement acculé, dominé par toute la hauteur du quart-de-centaure.

Marius déglutit difficilement quand Theobald lui demanda pourquoi on lui envoyait des personnes. Le regard plongé dans celui du quart-de-centaure, il comprit qu'il ne pourrait plus esquiver. Il réfléchit néanmoins à une manière détournée pour ne pas avouer qu'il était responsable d'un trafic, au cas où l'homme en face de lui aurait été à la botte du gouvernement.
- Toute votre attitude me laisse penser que vous êtes déjà persuadé de connaître la réponse à cette question. Alors, pourquoi me la poser ?

Il marqua une pause et ajouta :
- Qui êtes-vous ?
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Theobald Murat Emploi : Apothicaire le jour, chef des Rebelles la nuit

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MessageSujet: Re: Premier contact   Sam 24 Sep - 23:43

Le pauvre apprenti fabricant avait vainement tenté d'empêcher l'intrusion de ce faux client derrière son comptoir, mais il était difficile de s'opposer à un homme de la carrure de Theobald.
Ce dernier aurait aimé avoir le luxe de ne privilégier que les collaborations honnêtes et intègres pour sa rébellion, malheureusement il n'en était plus là. Alors bien qu'il n'aimât pas que le jeune homme détourne une nouvelle fois sa question pour éviter de répondre avec sincérité, il dût reconnaître qu'il avait au moins l'intelligence de ne pas se dévoiler au premier venu. Cependant, ce n'était pas suffisant pour le chef des rebelles, qui se permit de verrouiller la porte de la boutique et d'abaisser les stores de deux coups de sa baguette magique, afin de s'assurer que personne ne viendrait sauver Marius de cet interrogatoire.

- Parce que la vision que vous portez sur votre activité m'intéresse. Cela peut changer beaucoup de choses.

Malgré le besoin pressant de nouvelles baguettes pour ses recrues, Theobald ne voulait pas courir le risque de se compromettre à cause d'un petit sorcier arriviste. Il avait beau espérer que Marius ne serait pas de ce bois-là, il n'était pas naïf pour autant. Un peu trop idéaliste, simplement.

- Et vous, n'avez-vous donc pas réponse à votre propre question ? Quelles sont vos hypothèses ?

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Marius Boisseuil Emploi : Apprenti chez Pelissier

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MessageSujet: Re: Premier contact   Lun 26 Sep - 18:03

Marius trouva que l'attitude de Theobald se faisait de plus en plus menaçante. Instinctivement, il plongea la main dans la poche de sa robe de travail et attrapa sa baguette. Souhaitant la sortir aussi discrètement que possible, il s'arrêta dans son geste quand l'homme en face de lui jeta un sort sur la porte et un autre sur les stores du magasin.
- Qu'est-ce que vous faites !? s'exclama-t-il par réflexe.

Maintenant, il pouvait se l'avouer : il était très inquiet. Appréhendant la suite des événements et réfléchissant au sort qu'il pourrait jeter à son potentiel adversaire, il fut toutefois décontenancé par les propos que son interlocuteur tint. Le dévisageant avec des yeux écarquillés, Marius réalisa alors que si Theobald avait été membre du gouvernement, jamais il n'aurait prononcé de telles paroles. Plus il y songea, plus il fut convaincu que le quart-de-centaure n'était pas là pour l'arrêter. Il se fit d'ailleurs la remarque que s'il avait été en face d'un tel sorcier, lui jeter un sortilège n'aurait fait qu'aggraver sa situation.

Mais surtout, si Theobald avait été un enquêteur, il l'aurait déjà probablement arrêté car, de toute évidence, il connaissait l'activité illégale de Marius. Les enquêteurs ne perdaient pas leur temps à jouer avec les nerfs des criminels lorsqu'ils étaient sûrs d'eux. En outre, s'ils avaient besoin d'obtenir des aveux de leur suspect, ils utilisaient généralement d'autres méthodes plus rapides et plus efficaces que la simple intimidation... Se rendant compte qu'il s'était laissé impressionner par le sorcier en face de lui au point d'en oublier ce qu'il savait sur les enquêteurs officiels du Grand Conseil, Marius se réprimanda intérieurement avant de se ressaisir.

Lorsque Theobald lui demanda s'il n'avait pas une idée de qui il pouvait être, Marius sut qu'il avait finalement vu juste. Il se détendit aussitôt, même s'il n'était pas sorti d'affaire pour autant. Seul un rebelle pouvait agir de la sorte. Marius eut le pressentiment qu'il n'avait pas à faire à n'importe qui, mais il était encore loin de se douter qu'il avait en face de lui le chef de la rébellion.
- Vous faites partie de la rébellion.

Soutenant le regard de son interlocuteur, il sortit la main de sa poche et se redressa, montrant à Theobald qu'il n'avait plus peur de lui. Il le contourna et fit quelques pas pour s'éloigner du sorcier avant de se retourner et de le regarder droit dans les yeux.
- Si vous faisiez partie du gouvernement, vous m'auriez probablement déjà arrêté et vous m'auriez déjà fait avouer. Les gens du gouvernement n'ont pas de temps à perdre et ne s'amusent pas à impressionner les petits apprentis fabricants de baguettes.

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Marius
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Theobald Murat Emploi : Apothicaire le jour, chef des Rebelles la nuit

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MessageSujet: Re: Premier contact   Ven 18 Nov - 13:46

Theobald ne prit même pas la peine de répondre lorsque Marius lui demanda ce qu’il faisait en verrouillant le magasin. Le jeune homme avait très bien compris ce qu’il se passait…ou du moins, il avait compris qu’il ne pouvait plus jouer à l’innocent avec le sorcier qui lui bloquait le passage.

Dans les yeux de l’apprenti, Theobald pouvait lire de l’appréhension, et cela ne l’enchantait guère. L’intimidation était normalement une technique chère aux sbires du Grand Conseil, et le chef des Rebelles n’aimait pas s’y abaisser, mais il s’y était résolu en sachant qu’il n’arriverait à rien sans cela avec Marius.
Les rouages du cerveau de ce dernier semblèrent s’enclencher, car il finit par comprendre de quel camp était Theobald. Le quart-de-centaure eut un sourire en coin, seul signe de son approbation à l’analyse de son interlocuteur, ne dévoilant évidemment pas qu’il occupait une place bien particulière dans la Rébellion.

Comprendre enfin à qui il avait affaire sembla donner de l’assurance à Marius, car le jeune sorcier contourna celui qui l’avait pris en otage et se permit de s’adresser à lui en lui lançant des provocations à peine masquées.

- Si vous faisiez partie du gouvernement, vous m'auriez probablement déjà arrêté et vous m'auriez déjà fait avouer. Les gens du gouvernement n'ont pas de temps à perdre et ne s'amusent pas à impressionner les petits apprentis fabricants de baguettes.

L’attaque récolta un froncement de sourcils de la part de Theobald. Il n’allait pas s’énerver, ayant l’habitude d’être bien trop régulièrement provoqué par Léane Rivoire pour que ce genre de remarque ne l’atteigne, toutefois il n’était pas question que Marius s’imagine avoir repris un quelconque ascendant.

- Avez-vous une si piètre opinion de vous-même pour vous considérer comme une perte de temps ?, le railla Theobald, Ceci n’a rien d’amusant. Selon Rax, vous pourriez m’être d’une certaine utilité aux Rebelles. A moins que vous ne soyez pas aussi doué qu’il prétend…

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Marius Boisseuil Emploi : Apprenti chez Pelissier

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MessageSujet: Re: Premier contact   Mar 29 Nov - 20:14

Le sourire en coin que lui avait adressé Theobald avait tendance à confirmer ce que Marius pensait sur l'identité de son mystérieux interlocuteur. Néanmoins, il n'était encore sûr de rien, Theobald pouvant prétendre faire partie de la Rébellion pour l'encourager à se livrer.

Il se rendit compte, trop tard, qu'il avait envoyé le mauvais message au quart-de-centaure. Il avait voulu sous-entendre que les agents du gouvernement sorcier étaient plus expéditifs lorsqu'il s'agissait d'arrêter de potentiels sympathisants à la cause rebelle et surtout méprisaient tous ceux qui faisaient autre chose que travailler pour Augustus Courtois.

Marius était très loin d'avoir une piètre opinion de lui-même ou de son métier. Au contraire, il pensait que son activité et celle de son employeur étaient sous-estimées.
- Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, tenta-t-il d'expliquer avant d'être interrompu par Theobald.

Légèrement vexé qu'il pense qu'il puisse ne pas être si doué que ça, Marius fronça les sourcils. Il allait répliquer, mais il se ravisa, réalisant ce que venait de dire Theobald. Ce dernier avait mentionné qu'il pouvait lui être utile pour la cause des Rebelles. Marius songea alors que si Theobald était effectivement un rebelle, il n'avait peut-être pas affaire à un rebelle lambda, mais peut-être à l'un de leurs dirigeants ou chefs (le jeune homme ne connaissait pas encore très bien la hiérarchie de la Rébellion). Changeant de tactique, Marius joua la carte de l'apaisement :
- Mon intention n'était pas de vous vexer... Je voulais simplement dire que généralement on voit arriver de loin les agents du gouvernement. Cela étant, je ne sais pas ce que Rax vous a dit, mais je ne tiens pas à aider la cause de la Rébellion.

*En revanche, les hybrides privés de baguette, c'est différent.* songea-t-il.

Autant le jeune homme ne voulait pas énerver son interlocuteur, autant Marius n'était pas prêt à avouer qu'il se livrait à un trafic illégal de baguettes magiques. Choisissant ses mots aussi soigneusement que possible, il voulait bien continuer à discuter avec son interlocuteur, mais préférait ne pas se compromettre totalement, au cas où il aurait affaire à un agent un peu plus intelligent que la moyenne.
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Theobald Murat Emploi : Apothicaire le jour, chef des Rebelles la nuit

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MessageSujet: Re: Premier contact   Jeu 29 Déc - 18:03

La partie la plus compliquée commençait désormais : convaincre ce gamin de donner un coup de main aux Rebelles. Il semblait déjà se rétracter, bien que ses paroles aient été choisies apparemment soigneusement pour ne pas énerver Theobald. Il était chanceux : le quart-de-centaure était doté d'un tempérament pouvant faire mentir ses origines hybrides, n'ayant pas si souvent un mot plus haut que l'autre. Il valait mieux être doté d'un bon sang-froid pour diriger la Rébellion.

- Ne vous avancez pas trop vite, vous ne savez toujours pas ce que Rax m'a dit sur vous. Ni les informations que j'ai récoltées sans son aide.

Le Rebelle laissa tomber un silence après avoir ouvertement annoncé qu'il en savait plus sur le jeune homme que ce que ce dernier pouvait imaginer. Il en profita pour sortir du comptoir derrière lequel il était encore posté, passa à côté de Marius avec une expression toujours sereine, puis s'empara d'une chaise sur laquelle il s'assit en faisant de nouveau face à l'apprenti.

- Marius Boisseuil, fils de Louis et Jeanne, frère de Geoffroy. Famille conservatrice et appréciant côtoyer la haute-bourgeoisie. Tandis que votre frère tente de briller au Grand Conseil, pour le plus grand plaisir de vos parents, vous, vous vous engagez sur la voie moins glorieuse de la fabrication de baguettes. Cela ne vous empêche pas de ne pas trop vous éloigner de vos racines en entretenant une relation avec Frank Namur, assistant du Conseiller Latour.

Assis sur la chaise de manière à avoir le dossier devant lui, Theobald s'accouda à celui-ci en ne lâchant pas le pauvre Marius qui se voyait réciter son CV par un parfait inconnu.

- Ancien élève de Cycna, sachant s'entourer de sorciers à l'influence incontestable...en effet, il serait surprenant que vous souhaitiez aider notre cause. Vous êtes aussi éloignés des hybrides qu'on peut l'être.

Le centaure marqua une nouvelle pause, pesant ses mots pour que ceux-ci aient l'impact désiré. Le but n'était pas de terroriser Marius, cela ne lui serait d'aucune utilité.

- Et pourtant...on aurait pu croire que la condition de votre cousine vous toucherait.

Un espion en poste à Beauxbâtons avait délivré des informations à Theobald sur la bibliothécaire de l'Académie, Irmine Boisseuil, dans la même période où le chef des Rebelles se renseignait sur Marius. Quelle n'avait pas été sa surprise de découvrir le lien de sang entre ces deux-là ! Il fallait dire que les Boisseuil mettait un soin particulier à cacher le bourgeon hybride de leur arbre généalogique.
Le sorcier n'était pas certain que ce lien soit fort sur le plan relationnel, toutefois il avait là une carte de déstabilisation à jouer face à l'apprenti, il voulait donc voir ce que cela pouvait générer chez les jeune homme.

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Marius Boisseuil Emploi : Apprenti chez Pelissier

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MessageSujet: Re: Premier contact   Mar 3 Jan - 12:51

Marius constata avec une pointe de soulagement que Theobald semblait avoir été convaincu par ses explications et avait compris que son intention n'était pas de le vexer. En revanche, ce que le quart-de-centaure affirma sur les informations qu'il avait pu récolter sur lui eut pour effet de le rendre à nouveau méfiant.

Observant son interlocuteur, il n'intervint pas alors que le sorcier laissait obstinément tomber un silence entre eux. Marius ne voulait pas commettre un impair, dans le cas où Theobald aurait voulu l'inciter à en dévoiler plus sur lui-même en lui faisant croire qu'il en savait déjà beaucoup sur lui.

Alors que Theobald lui récitait les prénoms de ses parents et de son frère ainsi que les aspirations de ce dernier et soulignait connaître sa relation avec Franck, Marius fronça imperceptiblement les sourcils. Si ces informations n'étaient pas très difficiles à obtenir, cela démontrait néanmoins que l'homme en face de lui avait effectivement pris la peine de se renseigner sur sa vie.
- Il n'y a rien qui soit susceptible de relever du secret d'Etat dans ce que vous venez de dire, commenta-t-il sobrement. Ces informations sont à la portée de quasi n'importe qui, pour autant que l'on souhaite les trouver.

Il croisa les bras sur son torse, montrant ostensiblement qu'il lui en faudrait plus pour être impressionné. Tandis que Theobald notait que ses fréquentations et ses aspirations l'éloignaient de la cause des rebelles, Marius nota l'emploi du pronom "notre". Le jeune homme était de plus en plus convaincu qu'il avait affaire à un "vrai" rebelle et non à un agent qui essayait de le piéger. Tout à ses réflexions, il ne put cacher toutefois sa surprise quand Theobald mentionna la nature hybride de sa cousine.

Cette fois-ci, il était réellement bluffé. Il eut envie de lui demander comment il avait appris pour sa cousine, mais il s'abstint, même s'il était très curieux. La réflexion de Theobald portait plutôt sur ce que la présence d'une hybride dans sa famille pouvait impliquer dans sa vie.
- Si vous en savez autant sur ma cousine, vous devez également savoir qu'elle n'est elle-même pas très engagée dans la cause des hybrides et encore moins dans celle des rebelles. Sa nature lui a toujours fait honte et elle a toujours tout fait pour la cacher, dit-il avec une pointe de mépris. Si elle-même ne la supporte pas, comment aurais-je pu être sensibilisé ?

L'agacement que la faiblesse de sa cousine à assumer ses particularités lui avait toujours suscité prit finalement le dessus sur la réserve qu'il avait jusque là réussi à avoir avec Theobald :
- Irmine est faible et n'a rien fait pour sortir de sa position de victime. Ce n'est certainement pas elle qui aurait été capable de me convaincre d'aider les hybrides ! Et, d'ailleurs, je n'ai pas besoin d'être touché par la condition des hybrides pour vouloir commercer avec eux.
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Theobald Murat Emploi : Apothicaire le jour, chef des Rebelles la nuit

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MessageSujet: Re: Premier contact   Mar 21 Fév - 20:52

Theobald aimait jouer carte sur table avec ceux qu'il espérait recruter, néanmoins il n'était pas totalement inconscient. S'il laissait entendre à Marius qu'il faisait partie des rebelles, il ne lui avait pas dit qu'il en était le leader. Le quart-de-centaure avait de plus en plus de difficultés à conserver l'anonymat de son rôle au sein des rebelles, et il commençait à se demander s'il n'allait pas devoir prochainement quitter son logis et son magasin d'apothicaire. Sa femme avait fui la France en ayant peur de voir la tête de son mari mise à prix...il lui semblait désormais qu'il n'en était guère loin. Et le sort de Jared Faure avait démontré que le Grand Conseil n'aurait aucune pitié s'il attrapait le nouveau chef des Rebelles.

Marius ne sembla pas impressionné par les recherches effectuées par Theobald, et après tout il n'y avait pas de quoi l'être. En effet, la plupart des relations de Marius étaient connues si l'on s'y intéressait vaguement...sauf quand cela concernait sa cousine ! Là-dessus, le montagnard vit qu'il avait justement touché un point sensible, car son interlocuteur réagit avec agacement.
Il le trouva bien dur avec la jeune femme, dont Theobald ne connaissait pas grand chose après tout, mais dont il pouvait compatir. Naître dans une famille conservatrice comme les Boisseuil n'avait pas dû être facile, et en apprenant qu'elle s'était expatriée quelques années Norvège, il avait été surpris de voir qu'elle avait fini par revenir. Pourtant, ce n'était clairement pas pour se battre pour ses droits.

- C'est facile à dire pour un sorcier se trouvant du "bon" côté de la barrière sociale., tempéra Theobald sans perdre son calme.

Il n'appréciait pas de voir les hybrides rabaissés au rang de victimes incapables de se sortir de leur misère, même s'il devait reconnaître qu'il sentait ses entrailles se serrer en voyant le nombre d'entre eux qui refusaient de se rebeller, par peur des représailles. Si tous les hybrides de France avaient rejoint la cause Rebelle, ceux-ci auraient gagné la bataille si rapidement !

- Les hybrides qui sont dans cette position de victime n'ont pas toujours l'occasion ni le soutien nécessaire pour s'en sortir...votre famille en est un exemple flagrant.

Se lancer dans ce débat pouvait durer des heures, et Theobald n'en avait malheureusement pas le temps. Il savait que Pelissier pouvait débarquer d'un moment à l'autre, et il devait obtenir une promesse de cet apprenti sacrément culotté.
La chance lui sourit lorsque Marius finit par avouer qu'il commerçait avec les hybrides. Theobald n'était pas fier, mais il était malgré tout satisfait d'avoir poussé Marius dans ses retranchements pour le faire avouer ce qu'il attendait depuis le début. Un sourire satisfait s'étira sur les lèvres de l'homme qui garda sa place décontractée sur son siège.

- Nous n'avons donc plus qu'à faire de votre petit trafic un marché florissant.

Le Rebelle avait espéré faire parler la fibre de justice qu'il espérait trouver en chacun...sauf que celle de Marius semblait être atrophiée. Il s'était donc résigné à faire parler un intérêt différent, celui de l'argent.

- Face à la recrudescence des baguettes factices et inutilisables après quelques sortilèges, un bon nombre d'hybrides seraient prêt à payer le prix pour des baguettes de bonne qualité...en attendant de retrouver la leur.

Theobald ne pouvait se résoudre à imaginer que les hybrides seraient privés d'un bien aussi précieux que leur propre baguette à tout jamais. Ils finiraient bien par les récupérer, même si en attendant il devait trouver un moyen de leur permettre de continuer à pratiquer la magie autre que celle qu'ils maîtrisaient intuitivement.

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Marius Boisseuil Emploi : Apprenti chez Pelissier

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MessageSujet: Re: Premier contact   Jeu 23 Fév - 12:45

Marius entendit le reproche à peine dissimulé dans les propos de Theobald, mais cela ne lui fit ni chaud ni froid. Oui, il était né du bon côté de la barrière, mais cela ne signifiait pas qu'il n'avait pas eu son lot de problèmes à affronter et à assumer. Néanmoins, le jeune homme ne répondit pas. Il pensait que, de toute façon, cela ne servirait à rien. Il pouvait déjà pressentir que les deux sorciers ne seraient pas d'accord sur ce point et débattre sur ce sujet ne serait qu'une pure perte de temps.

En revanche, il fut davantage piqué par la critique que Theobald émit à l'encontre de sa famille. Certes, le quart-de-centaure avait raison, les Boisseuil voyait Irmine comme la tare de leur famille et avait tout fait pour la rabaisser, mais Marius ne pouvait s'empêcher de penser que la jeune femme se complaisait dans son rôle de victime. En outre, il ne considérait pas qu'Irmine avait manqué d'occasion de se sortir de cette position. Après tout, elle avait décidé de rester dans un pays et dans une institution qui méprisaient les gens comme elle sans ni chercher à en fuir ni à changer les choses. En tout état de cause, Theobald pouvait lui dire ce qui lui chantait, cela ne l'empêcherait pas de continuer de penser qu'elle était au moins en partie responsable de sa situation.

Alors qu'il lui avait bien fait comprendre son point de vue sur sa cousine ainsi que sur sa vision de la cause hybride, il fut pris à son propre jeu. Réalisant trop tard qu'il venait d'avouer à l'homme assis en face de lui qu'il fournissait bien des baguettes magiques aux hybrides, il appréhenda la suite des événements. Il était trop tard pour revenir en arrière. C'était la réaction de Theobald qui lui permettrait de savoir s'il avait véritablement en face de lui un rebelle ou non. Les propos qu'il tint révélèrent qu'il n'était pas un agent du Ministère. Marius fut toutefois surpris, en particulier au vu des divergences d'opinions qui semblaient exister entre eux, de la proposition du sorcier.
- Vous voudriez faire affaire avec moi ? s'étonna-t-il.

Certes, Marius avait compris que la plupart des personnes qui vendaient des baguettes magiques au marché noir ne se préoccupaient guère de leur qualité, contrairement au jeune homme qui tenait à sa réputation. Et puis... Si les choses finissaient par changer radicalement, ce dont il doutait fortement au demeurant, il ne voulait pas être pourchassé par les hybrides désireux de se venger d'un charlatan n'ayant pas hésité à profiter de leur détresse pour leur vendre de la camelote à un prix exorbitant.

Puis il ajouta :
- Pourquoi devrais-je vous faire confiance et travailler avec vous en particulier ? demanda-t-il finalement, l'air méfiant.

Marius ne voulait pas refuser l'offre de l'homme tout de suite. Après tout, il disait peut-être vrai en lui promettant un marché plus florissant. Mais il souhaitait d'abord en savoir plus avant de se décider.
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Theobald Murat Emploi : Apothicaire le jour, chef des Rebelles la nuit

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MessageSujet: Re: Premier contact   Lun 17 Avr - 0:42

Heureusement pour Marius, Theobald était doté d'une infinie patience. En effet, alors que le jeune homme était clairement pris à son propre jeu, il persistait à faire mine de vouloir maîtriser un tant soit peu l'échange qu'ils avaient, en lui demandant des raisons pour le motiver à faire commerce avec lui.

- Oh ce n'est pas pour moi, la mienne fonctionne très bien, comme vous avez pu l'observer.

Et si l'apprenti persistait à se montrer aussi peu coopératif, qui sait s'il n'allait pas avoir un nouvel exemple de ce que Theobald savait faire avec sa baguette ? Depuis quelques temps, le chef des Rebelles était devenu particulièrement bon à jeter des sortilèges d'Oubli, un peu trop à son goût d'ailleurs.
Le quart-de-centaure se leva de sa chaise et vint se planter devant Marius, le dominant à nouveau de toute sa hauteur. Il ne cherchait pas spécialement à l'impressionner, il en avait juste assez de jouer à ce petit jeu des devinettes.

- Encore une question dont vous connaissez déjà la réponse. Vous savez pertinemment que Rax ne vous enverrait pas un potentiel client dont l'intérêt pour votre petit commerce ne serait que dérisoire. J'ai de nombreux amis qui auraient besoin de vos services, et je ne compte pas repartir d'ici sans l'assurance que vous travaillerez pour nous. Cela semble vous amuser de jouer au trafiquant...alors je vous offre le terrain de jeu le plus lucratif dont vous puissiez rêver.

Theobald fit une pause, toisant son interlocuteur d'un regard qui ne souffrirait aucune contradiction. L'hybride était connu pour son don de persuasion, et il ne comptait pas faillir à sa réputation. L'enjeu était bien trop grand !

- La Milice elle-même ne saurait vous aider si vous refusez de collaborer.

Il devenait évident que le respect que Marius méritait aux yeux de Theobald s'amenuisait au fur et à mesure de leur discussion, mais ce dernier savait pertinemment que le jeune sorcier n'avait que faire de cela, aussi le centaure ne s'embarrassait plus de politesse.

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Dernière édition par Theobald Murat le Sam 20 Mai - 1:39, édité 1 fois
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Marius Boisseuil Emploi : Apprenti chez Pelissier

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MessageSujet: Re: Premier contact   Mar 9 Mai - 17:40

Theobald répondit aux interrogations de Marius par des propos qui trahissaient son agacement et le fait qu'il arrivait au bout de sa patience. Le sorcier n'était pas stupide et avait bien compris qu'il avait affaire à un hybride qui, soit était important dans la hiérarchie rebelle, soit bénéficiait de la confiance de ses supérieurs pour convaincre Marius de rejoindre leur cause ou de s'assurer qu'il ne constituerait pas une menace pour la Rébellion. L'un comme l'autre, cela signifiait qu'il n'était pas en face d'un amateur, mais bien d'une personne ayant prouvé sa valeur. Il en conclut qu'un duel se solderait forcément par une défaite pour lui. Mieux ne valait donc pas trop l'énerver.

Face aux menaces à peine voilées du quart-de-centaure, Marius était principalement embêté, mais aussi un peu inquiet. Il commençait à réaliser dans quoi il avait mis les pieds. Il était embêté car, visiblement, Theobald n'avait pas compris que ses interrogations étaient légitimes et ne visaient pas à le contrarier mais à s'assurer qu'il ne risquait rien en se joignant à eux. D'un autre côté, il venait d'apprendre qu'il risquait beaucoup à ne pas se joindre à eux... Finalement, cela revenait au même : on ne lui laissait pas vraiment le choix.

Devant les derniers propos de Theobald et malgré sa résolution de ne pas énerver plus son interlocuteur, la nature provocatrice du jeune homme prit le dessus et il ne put s'empêcher d'esquisser un sourire désabusé :
- Eh bien... Vous semblez avoir une conception de la collaboration assez proche de celle de notre cher Consul : obéissez-moi ou subissez mon courroux.

Toutefois, le sorcier avait pris sa décision et ajouta, avant que l'hybride ne puisse le frapper ou lui lancer un sortilège :
- Vous ne me laissez guère le choix alors, j' "accepte" de collaborer avec vous, dit-il en mimant les guillemets.

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Theobald Murat Emploi : Apothicaire le jour, chef des Rebelles la nuit

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MessageSujet: Re: Premier contact   Sam 20 Mai - 2:23

Le trafiquant de baguettes avait apparemment pris les menaces de Theobald très au sérieux, leur donnant une envergure que l'hybride n'avait pas pensé leur insuffler. En réalité, Theobald prévoyait seulement d'effacer cette entrevue de la mémoire du jeune Boisseuil, si ce dernier refusait de collaborer. Toutefois, l'erreur du sorcier semblait être en la faveur du quart-de-centaure, car Marius s'engagea enfin à marchander avec lui, tout en ne se privant pas d'un sarcasme confirmant son insolence et sa tendance à vouloir avoir le dernier mot.

Extérieurement, Theobald avait conservé son apparente détermination. Intérieurement, il était en proie à un combat draconien : détromper Marius en lui démontrant qu'il n'était pas du même bois pourri que le Consul, ou le laisser à ses illusions et conserver ainsi la promesse de cette collaboration ?
Theobald haïssait ce genre de dilemme moral que sa position de chef lui posait de plus en plus souvent. Non, il n'était pas comme Courtois, il refusait de l'être, il s'était d'ailleurs mis Léane et ses partisans à dos en refusant de céder au terrorisme pour faire avancer leur cause. Et pourtant...pourtant, en menaçant Boisseuil, en le laissant croire qu'il pourrait lui faire du mal s'il n'était pas de son côté, ne penchait-il pas vers les mêmes méthodes que celles du Grand Conseil ?

Ce fut le sourire désabusé de son interlocuteur qui le convainquit de ne pas le contredire. Si Marius avait possédé une once d'intégrité, il n'aurait pas mis aussi longtemps à accepter d'aider les Rebelles alors qu'il avait déjà mis en place un marché de baguettes illicites. Theobald ne lui proposait pas de se lancer dans une entreprise nouvelle, il lui offrait simplement la possibilité d'étendre celle préexistante. Marius, quoi qu'il en dirait, était déjà dans l'illégalité, à des fins purement lucratives semblait-il. Ce n'était pas un idéal qui dictait ses actes, mais l'appât du gain, et il allait sans aucun doute en profiter avec les Rebelles de Theobald. Méritait-il donc une porte de sortie ? Non.

Theobald haussa donc les épaules et tendit la main à Marius pour signer leur pacte d'une poignée de celle-ci.

- Vous devriez tenir votre langue, ou elle finira par causer votre perte., lui répondit-il d'un ton dur, gardant son rôle de Rebelle dangereux jusqu'au bout, Je reprendrai contact avec vous rapidement, tenez-vous prêt à devoir produire un nombre conséquent de baguettes.

Le chef des Rebelles agita la sienne et la porte du magasin se déverrouilla, rendant ainsi sa liberté à Marius.

- Ne vous avisez pas de nous trahir.

Sur ce dernier avertissement, Theobald tourna les talons et sortit de l'échoppe, sa boite de nettoyant à baguette à la main. Il avait obtenu ce qu'il était venu chercher, mais pas de la meilleure des manières. Ce soir-là, le sommeil serait long à le trouver, tandis qu'il se retournerait dans son lit des dizaines de fois en repensant aux extrémités auxquelles il était désormais forcés de se plier.

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