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 [Flashback] Nos occasions manquées - Part 1 (PV Sophie)

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Goulven Le Guerrec Emploi : Avocat

Date de création : 07/01/2015
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MessageSujet: [Flashback] Nos occasions manquées - Part 1 (PV Sophie)   Mer 22 Mar - 23:09

Juillet 2013

C'était au crépuscule que le rendez-vous avait été donné à tous les sorciers pro-hybride de France. Un jeune juriste du Grand Conseil avait décidé de prendre un vrai risque et de s'y rendre. Goulven avait conscience à l'époque qu'il risquait sa carrière et compromettait son avenir si jamais il venait à se faire remarquer dans un tel événement, mais il n'en avait pas grand chose à faire car il était guidé par ses convictions, persuadé qu'il pouvait aider à changer le monde.

- Et tu penses vraiment que tu peux changer le monde à toi tout seul ? Lui avait demandé la jeune sirène qui l'accompagnait.

- Je ne suis pas tout seul, lui avait répondu le jeune juriste. Nous sommes simplement dispersés. Mais regarde, nous avons déjà commencé à nous réunir !

L'optimisme du Breton ne pouvait rivaliser avec le scepticisme de Lucila, qui était pourtant la principale concernée par la cause hybride de par sa condition. Réticente à s'inscrire publiquement dans les mouvements de contestation du pouvoir, la jeune femme suivait le juriste, la mine renfrognée. Goulven était comme un poisson dans l'eau, serrant des mains tous les trois mètres à des sorciers qu'il connaissait, ces idéalistes, rêveurs et un peu naïfs comme lui.
Il cherchait des yeux Jared sans trop y croire. Cela faisait quelques mois que son ami disparaissait dans la nature, loin du tapage et des actions publiques dites pacifistes prônées par les sorciers engagés.

Lucila était vraiment très mal à l'aise. Goulven l'avait fortement incitée à venir, mais elle ne se sentait pas à sa place et elle avait peur. Elle sollicita son compagnon au bout d'un quart d'heure et l'informa qu'elle ne resterait pas plus longtemps.
Le sorcier était déçu, une fois de plus. Au delà du fait qu'il trouvait dommage que Lucila se désintéresse de ce genre d'événements, il avait de plus en plus souvent l'impression qu'ils ne partageaient plus grand chose.
Il essayait de ne pas y penser et s'habilla avec un sourire confiant, décidé à trouver un groupe de sorcier avec qui passer le reste de la soirée, ce qui ne lui prit pas beaucoup de temps. Il s'incrusta dans un groupe d'anciens camarades de Cerva et décida d'attendre avec eux le début des actions.

- Ca ne devrait pas tarder à commencer, dit l'un d'eux. Sophie est arrivée.
- Sophie ? Demanda Goulven

Il tourna la tête vers la sorcière sus-nommée le hasard fît plonger son regard dans des beaux yeux bruns.

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“I could spend my life in this sweet surrender,
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Sophie de Châteauvert Emploi : Sénatrice au Département du Contrôle des Objets et Trafics illicites

Date de création : 26/02/2017
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MessageSujet: Re: [Flashback] Nos occasions manquées - Part 1 (PV Sophie)   Mer 29 Mar - 22:45

- Mademoiselle de Châteauvert ? Votre père a fait parvenir cette missive urgente.

La jeune femme de 26 ans, entourée de trois conseillers de son Département, fit signe à son assistante Nathalie, qui venait d'entrer dans son bureau, d'approcher et de la lui remettre.
- Merci, Nathalie, fit-elle tandis que la sorcière brune d'une vingtaine d'années s'éclipsait. Excusez-moi, messieurs, dit-elle à l'adresse de ses collègues, il faut que je la lise.

- Allez-y, l'encouragea Hubert, un petit homme replet de 50 ans aux cheveux d'un blanc éclatant.

Sophie décacheta la missive et la parcourut rapidement. Ce qu'elle y lut ne lui plut guère, ainsi que ses confrères purent le remarquer. Elle fronça les sourcils et redressa la tête.
- Evidemment... Le Département de la Défense a encore changé l'heure d'autorisation pour notre manifestation !

- Encore ?! s'offusqua Pascal, un conseiller d'une quarantaine d'années, blond et élancé.

- Cela t'étonne-t-il ? fit Hubert d'un air désabusé. Ils font tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher cette manifestation.

- Pourquoi ne l'ont-il pas interdite dès le début alors ?

- Parce qu'ils savent que cela serait mal vu, intervint Sophie. En outre, ils n'avaient aucun motif valable pour nous refuser cette autorisation : nous avons rempli la demande en bonne et due forme, nous avons respecté les délais. Ils savaient qu'en nous la refusant, nous allions dénoncer une atteinte aux principes démocratiques.

- Tss, tu penses vraiment que cela aurait fait peur à Courtois ?

Pour les conseillers, il ne faisait aucun doute que le Consul était derrière cette tentative de déstabilisation, bien que, la décision finale appartenant au Département de la Défense, il ne fût pas censé intervenir dans cette affaire.
- Il ne faut pas croire ça, répondit Hubert. Il est attaché aux apparences et veut faire encore croire que les décisions prises par le Gouvernement le sont de manière totalement démocratique. C'est la meilleure façon d'endormir la méfiance du peuple et de parvenir à ses fins de la façon la moins douloureuse possible pour lui.

- Du coup, enchaîna Julien, un sorcier à la peau d'ébène approchant doucement les 40 ans, il essaie de nous déstabiliser en ordonnant au Département de la Défense de changer sans arrêt  l'heure de la manifestation.

- Oui, je pense qu'il essaie de décourager les gens de venir.

- Ou pire ! Si les gens manifestent à la mauvaise heure, ils pourraient être arrêtés, remarqua Hubert.

- Dans ce cas-là, il n'y a pas une minute à perdre : nous devons envoyer des hiboux pour prévenir du changement d'horaire, trancha Sophie.

- Quelle poisse ! s'agaça Pascal. En plus, faire ça au crépuscule, mais quelle idée !

- Ce n'est pas grave... Au contraire, ça sera romantique, s'en amusa Sophie. Ce sera un peu comme... une descente aux flambeaux.

Les conseillers sortirent du bureau de Sophie peu de temps après et la jeune femme convoqua Nathalie dans son bureau. Lui expliquant la situation, elles travaillèrent de concert afin de prévenir les médias et participants que la manifestation n'aurait plus lieu à midi, mais en fin de journée.

Une fois cela fait, Sophie envoya son assistante vérifier qu'un nouveau changement n'allait pas encore survenir et elle s'enferma dans son bureau. Cette manifestation, cela faisait des mois que Sophie l'attendait. Elle savait qu'elle risquait gros en l'organisant, mais cela ne lui faisait pas peur. Plusieurs conseillers de son département avaient bien tenté de l'en dissuader, arguant que cela lui serait préjudiciable, elle qui briguait un poste de Sénatrice, mais elle les avait renvoyés dans leur but, bien décidée à rester fidèle à ses convictions. Il ne serait pas dit qu'une de Châteauvert avait soldé ses principes et idéaux pour obtenir un poste politique ! Elle préférait encore ne pas être élue plutôt que de l'être en renonçant à défendre ses valeurs et celles de sa famille.

Elle ouvrit un tiroir de son bureau et en sortit un sac magiquement réfrigéré dans lequel elle trouva de quoi se faire un déjeuner digne de ce nom. Il n'était pas question de mourir de faim ! Elle eut une pensée pour son amie Gudule qui l'aurait vivement approuvée, et elle se prépara un copieux burger avec des frites.

Elle savoura son déjeuner ainsi que son moment de tranquillité et prit même le temps de jouer quelques minutes avec Bulle, son boursouflet. Sa pause ne fut cependant pas longue car déjà Nathalie revenait avec des nouvelles inquiétantes : une nouvelle décision serait sur le point d'être adoptée. Scandalisée, Sophie se rendit en personne au Département de la Défense et les menaça de poursuites judiciaires et de dénonciation dans la presse si une nouvelle décision devait être adoptée. Elle usa d'arguments suffisamment convaincants pour les dissuader d'adopter un nouveau texte, mais cela lui prit toute l'après-midi, manquant de la mettre en retard à sa propre manifestation.
*Ce serait le bouquet !* s'énerva-t-elle.

Elle transplana chez elle, troqua son chemisier et sa jupe stricts pour une robe d'été élégante, blanche à col mao et imprimé de délicats motifs floraux (ladite robe). Relevant ses cheveux en un chignon lâche, elle fourra un paquet de gâteaux dans son sac avant de transplaner au lieu de rassemblement. Dès son arrivée sur place, Hubert vint l'accueillir et la félicita pour son succès. Jetant un regard autour d'elle, la jeune conseillère eut un sourire : la foule était nombreuse et bigarrée. Pressant le bras de son collègue et ami, elle s'avança vers les gens, les saluant et les remerciant d'être venus.

Alors qu'elle s'approchait d'un groupe de personnes de son âge parmi lesquels elle reconnu un camarade de l'Académie, son regard rencontra celui d'un jeune homme qu'elle ne connaissait pas et s'y accrocha bien malgré elle.
- Bonjour Sophie ! fit Tristan.

La jeune femme se reprit aussitôt et salua le jeune homme.
- Bonjour Tristan et merci d'être venu !

- Oh, mais de rien ! Merci à toi pour l'organisation ! Ca n'a pas dû être facile avec tous ces changements d'horaires.

- Non, effectivement... J'avais peur que cela dissuade bon nombre de personnes de venir, mais je suis soulagée et ravie de constater que ce n'est pas le cas.

- Bah, si on est vraiment motivé, on ne s'arrête pas à ça ! remarqua-t-il avant de se tourner vers Goulven qu'il attrapa par l'épaule. Est-ce que tu connais Goulven ?

- Non, pas encore, reconnut-elle. Encore que votre prénom ne m'est pas étranger, dit-elle à son adresse. Enchantée, je suis Sophie de Châteauvert.

Goulven eut à peine le temps de se présenter que Sophie était attrapée par Julien.
- Sophie, nous t'attendons.

- Oui, bien sûr, je viens tout de suite. Excusez-moi, fit-elle en le suivant, un peu à contrecoeur.

Montant à une tribune installée provisoirement, Sophie fit son discours, remerciant tout le monde d'être présent et se félicita de voir autant de sorciers venant de différents horizons être réunis afin de faire savoir qu'ils ne partageaient pas la même vision que leur Consul, mais qu'ils pensaient que les hybrides et les non-hybrides étaient égaux et que cela devait se refléter dans les droits accordés à chacun. Elle invita enfin la foule à déambuler pacifiquement dans les rues afin de faire entendre leur voix.

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La probité et la justice font la sûreté de la société ; la bonté et la bienfaisance en font l’utilité ; la douceur et la politesse en font l’agrément.
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Goulven Le Guerrec Emploi : Avocat

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MessageSujet: Re: [Flashback] Nos occasions manquées - Part 1 (PV Sophie)   Mer 31 Mai - 1:41

Goulven se sentit happé par le regard sombre et profond de la jeune femme qu'on venait de lui présenter de manière informelle. Il ne fut pas introduit tout de suite dans la conversation entre la sorcière et son ami Tristan, mais il observait chacun de ses faits et geste et se concentrait sur des détails de son physique, ça et là, une mèche moins bien rangée que les autres … Si bien que lorsque son prénom fût enfin énoncé, il réagit avec un certain temps de retard, ce qui condamna tout espoir de conversation imminente avec elle.
La déception fût néanmoins vite effacée par le début des festivités et il put la contempler à sa guise alors qu'elle s'adressait aux autres.
Il pouvait juger qu'elle était belle et elle dégageait une énergie qui lui plaisait mais le trouble était encore imperceptible. Il détourna rapidement son attention d'elle pour se concentrer sur la conversation de son groupe d'amis et les suivi, scandant des revendications pacifique et bon enfant, s'abstenant quand le ton devenait plus agressif. Tout se déroulait très bien, dans une ambiance festive et bon enfant. Le mot d'ordre était la tolérance.

Quelques heures plus tard, la manifestation était terminée et les groupes se dispersaient. Le sorcier se laissa inviter à prendre quelques pintes avec ses amis, ne tenant pas à rentrer tout de suite – Il n'avait aucune envie de voir Lucila et de passer la soirée avec elle. Il savait qu'en rentrant la conversation serait pénible et inutile, il la fuirait de toutes façons. Et il lui en voulait un peu, même si cela, il ne l'assumait pas vraiment.

La bande se retrouva attablée dans un des pubs les plus bruyants de Brocéliande et chacun se laissait aller à ses réflexions alcoolisées en provoquant un débat animé, au cours duquel chacun refaisait le monde à son image. De cet échange, on savait qu'on n'en retiendrait rien d'autre que des visions de la société complètement utopiques et irréalisables mais ce n'était pas grave. Ce qui comptait, c'était de rêver.
Goulven n'était pas en reste et ne se gênait pas pour faire part de ses opinions, commençant systématiquement ses phrases par "si" et employant une concordance des temps hasardeuse – la syntaxe était souvent la première à pâtir de son état d'ébriété. Il se projetait comme bien placé au gouvernement et faisait la liste de ce qu'il mettrait en place, "s'il était sénateur". Il avait tendance à oublier qu'il n'était qu'un simple commis administratif et qu'il venait juste de prendre son premier job. Ses amis le chambraient à ce sujet mais il ne se taisait pas pour autant et tenait des propos imprégné de candeur et d'optimisme.
Il était assis à quelques places de Sophie vers laquelle il laissait couler des regards intéressés parfois.

- Parce que vous croyez vraiment que ce projet de répertorier tous les hybrides est viable ? C'est bien trop ambitieux et tout ne peut pas être contrôlé. Je les vois mal convoquer tout le monde ... une simple question de logistique ... logique, logistique ... bref, les deux marchent ...

Il éclatait de rire à ses propres hésitations, ce qui permis à Tristan d'exposer un point de vue beaucoup plus pessimiste sur le projet du Grand Conseil qui était de répertorier tous les hybrides et leurs caractéristiques, une mesure très controversée.


"Et toi Sophie, t'en penses quoi ?" Lui demanda le sorcier.

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Sophie de Châteauvert Emploi : Sénatrice au Département du Contrôle des Objets et Trafics illicites

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MessageSujet: Re: [Flashback] Nos occasions manquées - Part 1 (PV Sophie)   Sam 3 Juin - 11:13

La manifestation se passa comme Sophie l'avait espéré, dans le calme et la bonne humeur. En tête du cortège avec ses collègues les plus proches, Sophie scanda les slogans appelant à l'égalité hybrides/non-hybrides et répondit aux questions de journalistes venus suivre l'événement.

Un des ses collaborateurs, qui suivait la foule plus en arrière, vint l'informer de ce que certaines personnes tenaient des propos plus agressifs. Si cela ne la surprit guère, ce genre de problèmes arrivant dans n'importe quelle manifestation, cela la contraria néanmoins.

Informant Hubert de ce petit incident, elle lui annonça désirer aller recadrer ces manifestants. Mais son ami la convainquit d'envoyer un de leurs collaborateurs afin de ne pas attirer l'attention des journalistes sur ces quelques personnes perturbatrices. Sophie se rangea à son idée et quelques minutes plus tard, un des assistants d'Hubert venait leur annoncer que les manifestants avaient été remis à leur place.

Lorsque la manifestation prit fin, aucun autre incident n'était à déplorer et la jeune conseillère pouvait être satisfaite de l'événement. Elle espérait que cela éveillerait les consciences et que les articles de journaux qui ne manqueraient pas d'être publiés convaincraient certains de leurs collègues au Grand Conseil que la lutte contre la politique d'Augustus Courtois était encore possible.

Accompagnée de Julien, Hubert et Pascal ainsi que de leurs proches collaborateurs, Sophie se rendit dans un des pubs de Brocéliande dans lequel l'équipe avait proposé de passer l'"after-manifestation". Pas mal de manifestants s'y trouvaient et Sophie serra les mains de nombre d'entre eux, écoutant avec intérêt leurs doléances, les rassurant sur les craintes que la politique du Grand Conseil provoquaient en eux et leur promettant de toujours lutter pour l'égalité entre hybrides et non-hybrides.

Au bout d'un certain temps de cet exercice, elle put enfin s'asseoir et boire une bière bien fraîche et bien méritée. Alors qu'elle discutait avec ses collègues, elle se rendit compte que Goulven était assis non loin de leur table, parlant avec animation et passion de ce qu'il ferait s'il était sénateur. Elle écoutait à présent d'une oreille distraite Pascal qui s'emportait une fois de plus contre le Grand Conseil, concentrée sur ce jeune homme qui paraissait nettement moins en retrait que lorsqu'elle l'avait rencontré.

Elle remarqua qu'il la regardait de temps en temps et leurs regards finirent par se croiser à plusieurs reprises, laissant un sourire se dessiner sur les lèvres de la jeune femme.
- Sophie, tu nous écoutes ? intervint Julien qui avait remarqué l'absence passagère de la conseillère.
- Oui, bien sûr !

Et comme si de rien n'était, car Sophie était rodée à ce genre d'exercices et connaissait bien ses collègues, elle leur sortit une réflexion qui fit mouche et qui les replongea dans une discussion encore plus animée.
La jeune femme aurait toutefois bien voulu parler à cet homme dont le regard azur l'attirait beaucoup et dont le charme ne la laissait pas indifférente.

Alors que la question du recensement des hybrides était maintenant abordée, même Hubert, Julien et Pascal écoutaient la conversation du groupe auquel Tristan et Goulven appartenaient. Ce fut d'ailleurs Tristan qui interpela Sophie en lui permettant ainsi de se joindre à leur conversation.
Elle avait entendu le point de vue de Goulven et même si elle aurait préféré le partager, les informations qu'elle détenait la faisaient malheureusement pencher du côté de Tristan.
- J'ai bien peur que Tristan ait raison.

L'homme parut satisfait que Sophie lui donnât raison et jeta un regard victorieux à Goulven. La jeune femme reprit toutefois la parole en regardant exclusivement Goulven :
- Ce que je veux dire par là, c'est que le Consul trouvera les moyens et cherchera les appuis pour parvenir à appliquer cet horrible système. Mais cela ne signifie pas pour autant que nous devons le laisser faire sans agir ! Bien au contraire... Mon équipe et moi-même nous penchons actuellement sur les faiblesses légales de ce système et nous avons bon espoir de démontrer par A + B qu'il n'est pas tenable juridiquement. J'aurais souhaité que le sens commun, la morale et même les enseignements de l'histoire dissuadent Augustus Courtois d'un tel projet et ses partisans de le soutenir, mais cela ne semble guère possible.

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Goulven Le Guerrec Emploi : Avocat

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MessageSujet: Re: [Flashback] Nos occasions manquées - Part 1 (PV Sophie)   Mer 19 Juil - 0:17

Après son discours, Goulven reçut plusieurs approbations parmi l'assistance, certains avaient bien plus bu que lui. Le débat battait son plein, et Sophie prit la parole. Elle n'était pas d'accord avec lui, et cela ne le contraria pas, bien au contraire ! Il se raprocha d'elle avec le sourire et ne se gêna pas pour bousculer les sorciers qui se mettaient sur son passage. Sophie parlait de failles juridiques, légales ... elle lui parlait à lui. Elle ne pouvait pas mieux dire !

- Je peux certainement vous aider ! Je le peux !

Ce n'était pas une prétention de sa part. c'était vrai. Un de ses amis pouvait d'ailleurs attester.

- Ca c'est vrai ! C'est bien lui le meilleur en droit ! Il devrait faire avocat. La preuve ! Tu sais ce qu'y fait sur son temps libre ? Y va aux archives et ...

- Eusèbe, tais toi ...

- Il lit toutes les lois ! Il les connaît par coeur ! Même les plus nulles et les plus inutiles ! Et les jurisprudences aussi, dont TOUT LE MONDE SE FOUT !!

-T'as l'alcool bavard ... va ailleurs !!!

Goulven ne voulait pas que toute sa vie soit déballée par Eusèbe, qui faisait partie de son cercle de collègues et d'amis. Eusèbe était un type adorable, serviable, sympathiques en tous points jusqu'à un certain nombre de verres d'hydromel. Le juriste le poussa sans ménagement plus loin, pour qu'il aille embêter quelqu'un d'autre et se rapprocha encore un peu de Sophie.

- Bref, si jamais tu veux, j'étudie un peu le droit, sur mon temps personnel alors je peux aider à trouver ces failles. Tout est répertorié aux archives et le type qui y travaille est un allié précieux.

Il avait lui aussi l'alcool barvard. Cet archiviste, qui se nommait Martin Brumaire (évoqué ici : http://incendio-rpg.forumactif.org/t544-un-combat-perdu-d-avance-pv-henri) était si discret que peu étaient ceux qui songeaient à le solliciter. Goulven l'estimait énormément, il était une mine d'information incroyable et avait une mémoire impressionnante. Il fallait simplement l'apprivoiser un peu et creuser pour savoir à quel point il était impliqué dans la cause hybride ...
Il se ravisa alors, en songeant que son ami n'apprécierait pas que son nom soit cité dans une conversation avec Sophie, qui était connue pour ses positions.

- Enfin, bref, ce que je voulais dire, c'est que je peux trouver de l'aide. Je peux même commencer maintenant ! Enfin demain. Bref, je suis ton homme !

Il avait conscience qu'il se ridiculisait certainement, et il finit par en rire, puis accrocha le regard de la sénatrice. Il ne dit rien pendant quelques secondes, qu'il passa à la regarder avec douceur. Il se reprit et dit :


- Où en etes vous dans vos recherches ?

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Sophie de Châteauvert Emploi : Sénatrice au Département du Contrôle des Objets et Trafics illicites

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MessageSujet: Re: [Flashback] Nos occasions manquées - Part 1 (PV Sophie)   Dim 23 Juil - 20:23

Sophie observa Goulven fendre la foule pour se rapprocher d'elle. Sa démarche, accompagnée de paroles exprimant son désir de l'aider, la fit sourire. Il ne manquait ni d'audace, ni d'enthousiasme, ce qui plut à la jeune femme.

Les propos qu'il tint furent d'ailleurs confirmés par l'un des amis du jeune homme, visiblement tout aussi joyeux et optimiste que lui. Les remarques d'Eusèbe et ses révélations quant au passe-temps favori de Goulven eurent le don de faire rire la conseillère.
- Vraiment ?! s'enquit-elle en imaginant Goulven perdu derrière une montagne de parchemins poussiéreux.

Eusèbe confirma ses dires avant de s'éclipser comme le principal intéressé le lui demandait et le bousculait gentiment en ce sens.
Sophie, du reste, s'excusa auprès de ses collègues et se leva à son tour pour s'approcher du sorcier qui finissait de la rejoindre. Elle ignora leurs regards et sourires de connivence, bien qu'elle les sentît sur sa nuque.
- Woah... Alors Eusèbe ne mentait pas en disant que tu aimais vraiment le droit, remarqua-t-elle avec un sourire amusé alors qu'il lui disait notamment étudier le droit. C'est un passe-temps... original, quoiqu'utile, je te l'accorde. Dans tous les cas, je te remercie pour ta proposition, c'est vraiment très généreux de ta part de vouloir nous aider en prenant sur ton temps libre.

Elle nota mentalement l'information involontaire qu'il lui avait donnée sur la personne en charge de la gestion des archives et qui semblait disposée à donner un coup de main à une personne pro-hybride.
Alors qu'il lui assurait pouvoir trouver de l'aide et être son homme, tout en s'embrouillant sur la date de sa disponibilité, elle eut un rire bref et sincère qui accompagna celui de Goulven.
- Eh bien, quel enthousiasme ! Ca fait plaisir à voir. Peut-être que ton ami a raison de t'encourager dans une carrière d'avocat.

Il y eut alors un léger flottement entre eux tandis que leurs regards se confondaient. Sophie eut un petit sourire involontaire et replaça une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Cet homme commençait vraiment bien à lui plaire, mais dans cet environnement où elle connaissait autant de monde et où elle était entourée de collègues, elle songea qu'elle devrait faire attention à ce qu'elle dirait et à la manière dont elle se comporterait.

Il finit par reprendre la parole pour lui demander où ils en étaient dans leur recherche.
- Pas très loin, reconnut-elle avec une petite moue. Nous avons rassemblé de la documentation, mais aucun de nous n'est juriste. C'est assez difficile de voir s'il est possible d'utiliser un cas au soutien de nos arguments. Après tout, et d'un certain côté heureusement, il n'y a pas beaucoup d'exemples du même genre dans la jurisprudence. Avec Hubert, on essaie d'aborder la question du point de vue du principe de non-discrimination et de celui de la protection de la vie privée, mais j'avoue que l'aide d'un juriste nous serait fort utile.

Elle marqua une pause et reprit :
- Tu es sérieux quand tu dis que je pourrais demander ton assistance sur ce dossier ?

Les candidats à un tel travail étaient difficiles à trouver, sachant qu'ils seraient catalogués comme étant pro-hybrides, ce qui était de plus en plus mal vu. Ce disant, elle ancra son regard profond dans celui clair de Goulven, montrant ainsi qu'elle attendait une réponse sincère de sa part. Il avait beau avoir un joli minois, la jeune femme n'en perdait toutefois pas de vue ses priorités !

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