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 Contrebande et coups de soleil [PV Marius]

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Fonzie Rougier Date de création : 21/04/2016
Messages : 26

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MessageSujet: Contrebande et coups de soleil [PV Marius]   Mar 10 Oct - 17:19

Pour une fois, Fonzie s’était vu confier une mission en solo. Pas de Gudule pour lui tenir compagnie. Il fallait avouer que depuis la dernière mission que le chef-chef leur avait confiée et qui avait tourné au vinaigre, le Gudzilla se retrouvait rarement ensemble. Punition ou prévention ? Le jeune homme ne se posait pas tellement la question. Et puis, d’après Celio qui lui avait expliqué ce qu’on attendait de lui aujourd’hui, il n’y avait rien de bien sorcier dans la transaction qu’on attendait de lui. Un boulot pour lui quoi !

N’empêche que sans sa moitié hybride, le jeune homme trouvait ça beaucoup moins drôle. Et il avait bien bien hâte de finir cette mission et retourner vite fait à la batcave éplucher des patates avec sa comparse. Mais en attendant il fallait qu’il se la joue sérieux, pour une fois. Ne pas foirer et rendre fier son grand chef !

Pour ça, on lui avait dit de se rendre dans un petit village provençal non loin des Alpes. C’était un petit bled aux airs médiévaux, dont les maisons gardaient encore en elle l’âme de cette époque. On ne pouvait d’ailleurs pas tellement parler de village quand celui-ci était habité par seulement 114 péquenots fixes. Un hameau donc, construit sur une petite colline avec pour seul commerce un bureau de poste ouvert un matin sur deux.

N’étant toujours pas un adepte du transplanage, comme d’autres capacités sorcières d’ailleurs, Fonzie s’était vu confier un portoloin pas tout à fait légal pour se rendre sur place. Il était à sens unique et devrait donc se débrouiller tout seul pour rentrer mais ça, ce n’était pas quelque chose qui risquait de le préoccuper pour le moment. Passée la sensation de picotement dans le nombril, Fonzie se rendit compte qu’il avait atterri dans une impasse derrière l’église du bled en question, un vieux paquet de clope dans la main. L’édifice n’était pas très grand, compte tenu du nombre de paroissiens, mais il ne put s’empêcher d’admirer la chaleur que dégageait ce lieu de culte. Les pierres couleur ocre, typique de la région, dégageaient une impression bienveillante et l’ombre du clocher fut la bienvenue compte tenu la température qu’il faisait à l’extérieur en ce début septembre. Mais il n’avait pas le temps pour flâner. Il avait une mission ! Et le plus dur restait à faire maintenant… Trouver le point de rendez-vous fixé par leur intermédiaire.

Fourrant ses mains dans ses poches après avoir pris soin de jeter le portoloin obsolète dans une poubelle, le jeune rebelle traîna ses groles sur les pavés des rues, fredonnant un air de rock inintelligible. Il ne connaissait pas du tout le patelin et n’avait absolument par écouté la description qu’on lui avait faite avant de partir pour retrouver son point de chute. C’était pour le moins inconscient et absolument pas professionnel mais c’était surtout plus fort que lui. Ce grand gaillard avait beau avoir dépassé la trentaine, il n’en restait pas moins un adolescent attardé qui ne se souciait pas beaucoup de ce qui l’entourait. Pour réussir son coup, il comptait sur sa chance insolente, comme à chaque fois. Sauf qu’habituellement cette chance avait un nom, Gudule et il ne pouvait pas compter sur elle sur ce coup-là !

Au bout de vingt minutes d’errance en plein cagnard à vouloir retrouver son rendez-vous, il dut se résoudre à alpaguer un autochtone sur la place du village et à lui décrire le lieu qu’il cherchait pour avoir un semblant de direction à suivre. C’est peut-être son sourire charmant ou son air un peu niais qui convainquit son interlocuteur à le guider dans les ruelles moyenâgeuses quoiqu’il en soit il finit enfin par trouver cette maison aux volets bleus et dont la porte d’entrée était surmonté d’un blason gravé dans la pierre avec pour emblème un niffleur entouré de pièces d’or. Nul doute que cette maison avait appartenu à un sorcier un jour. Reconnaissant envers son sauveur, Fonzie le salua avant de le regarder s’éloigner et de s’enfoncer dans la petite ruelle qui longeait la maison. S’il avait retenu correctement un morceau de ses instructions, il devrait tomber sur un type qui devait l’attendre sous un olivier derrière la baraque. Bingo !

« Yo ! Parait que vous vendez de beaux bouquets de lavandes ? Il m’en faudrait quatre ou cinq pour parfumer mes toilettes ! »

Encore un stupide code à la noix pondu par un gros malin de la bande à tous les coups… Il faudrait que Fonzie en touche deux mots au grand patron pour lui faire quelques suggestions !

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Marius Boisseuil Emploi : Apprenti chez Pelissier

Date de création : 14/12/2015
Messages : 42

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MessageSujet: Re: Contrebande et coups de soleil [PV Marius]   Jeu 12 Oct - 22:52

Cela faisait maintenant deux ou trois mois que Marius avait fait la connaissance de Theobald, qu’il avait revu quelques fois depuis et qui s’était présenté sous le prénom de Thalès. Ce dernier était venu le voir directement à la boutique où il travaillait pour Pelissier, en l’absence de son patron, afin de discuter avec lui du trafic de baguettes magiques dans lequel le jeune homme s’était lancé et, plus particulièrement, pour le convaincre de commercer directement avec la Rébellion. En effet, jusque là, le trafic de Marius se limitait à la vente de quelques baguettes aux clients que Rax, son intermédiaire auprès de la communauté hybride, lui ramenait.

Marius ne l’aurait certainement pas avoué, mais Theobald lui avait fait forte impression et s’il avait gardé son sang-froid durant leur échange, la fin de leur entrevue l’avait laissé pantelant. C’était après cette rencontre qu’il avait pris pleinement conscience de toutes les implications que sa petite affaire était susceptible d’avoir sur sa vie et sur les risques qu’elle représentait. Toutefois, Marius n’était pas homme à se laisser abattre ou à avoir peur, encore moins quand la perspective de se faire beaucoup d’argent pointait le bout de son nez.

Ainsi, après avoir recouvert son calme et avoir réfléchi posément à la situation, il avait conclu qu’il avait plutôt toutes les raisons de se réjouir de sa rencontre avec Theobald et non de s’en inquiéter outre mesure. Enfin… si Theobald était bien celui qu’il prétendait être. C’est pourquoi Marius n’avait pas traîné à aller voir Rax pour lui poser quelques questions. Le demi-sang de centaure lui avait confirmé avoir rencontré Theobald, dont il ignorait toutefois la place au sein de la Rébellion, et avait affirmé à Marius que l’occasion était en or pour son petit business et, par conséquent, pour le sien propre, Rax continuant à fournir Marius en matières premières.

Les rencontres avec Theobald s’étaient relativement bien passées. Si les deux hommes n’avaient pas vocation à devenir les meilleurs amis du monde, en revanche, ils avaient suffisamment en tête leur intérêt commun (à savoir fournir la Rébellion en baguettes magiques dignes de ce nom et non référencées par le Grand Conseil) pour pouvoir entretenir des rapports polis, à défaut d’être courtois.

Marius soupçonnait Theobald d’occuper une place importante dans la Rébellion, doutes qu’il avait eus dès leur rencontre et que le charisme de l’homme entretenait chez lui,  mais celui qu’il appelait Thalès s’était abstenu de lui révéler quoique ce soit. En même temps, si la curiosité du jeune homme le poussait à en savoir davantage sur cet homme, son pragmatisme lui rappelait qu’à partir du moment où il lui achetait des baguettes et passait commande, il n’avait que faire d’être en face du chef de la Rébellion ou du subalterne placé le plus en bas de l’échelle hiérarchique de ce mouvement.

Quoiqu’il en fût, lors de leur dernière entrevue, Theobald lui avait appris que sa prochaine livraison serait réalisée auprès d’un membre différent de la Rébellion, qu’il reconnaîtrait grâce à un code qui lui serait communiqué ultérieurement. De même, le lieu de rendez-vous était fixé dans un village du sud est de la France dont Marius avait ignoré jusqu’à l’existence avant d’en entendre parler pour cette rencontre. Ayant obtenu le code (qui lui fit froncer les sourcils) ainsi que les coordonnées de ce qui se révéla être un hameau plus qu’un village, Marius avait transplané au lieudit et attendait patiemment son nouvel interlocuteur à l’ombre d’un arbre, sa livraison bien à l’abri dans la sacoche en cuir qu’il portait en bandoulière.

Les mains dans les poches de son pantalon, il finit par jeter un coup d’œil à sa montre et fronça les sourcils. Son rendez-vous était en retard. Cela ne lui plaisait guère. Il se promit d’attendre encore cinq minutes avant de s’en aller. Cependant, à peine avait-il formulé cette pensée qu’un homme de belle taille et de bonne stature apparut dans la ruelle qui longeait la maison dans laquelle ils devaient conclure la transaction.

A sa vue, le visage de Marius s’assombrit. La manière décontractée et nonchalante avec laquelle il se déplaçait, son air jovial, voire franchement niais, et surtout… surtout la manière dont il s’adressa à lui : tout déplut à Marius. Sans même lui avoir parlé et sans même lui donner une chance de le connaître, il le plaça dans la catégorie des baltringues. En plus, ce code…
- De la lavande ou des allumettes, j’ai ce qu’il faut pour désodoriser des toilettes, répondit-il à contrecœur.

Maintenant qu’ils s’étaient reconnus, Marius fit un signe de tête à Fonzie et s’approcha de la porte arrière de la maison. Comme il en avait été informé, il trouva la clé, dissimulée derrière une brique amovible, et ouvrit la porte. Il entra dans la petite maison où l’air était nettement plus frais qu’à l’extérieur.
- Vous en avez mis du temps. Vous avez rencontré des problèmes ? demanda-t-il sur un ton dénué de sympathie, mais pas particulièrement agacé non plus.

Marius voulait surtout connaître la raison de son retard car si son interlocuteur avait pensé être suivi, le jeune homme transplanerait aussitôt, préférant manquer une affaire que risquer d’être attrapé par les sbires du Grand Conseil.

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Marius
Je préfère être un opportuniste et flotter, que couler à pic, mes principes autour du cou.
©️ Joy
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