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 Nous voici encore seuls. Tout cela est si lent, si lourd, si triste...

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Margueritte de Bret Emploi : Grand Conseil. (Conseillère) Département de la Défense et surveillance magique

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MessageSujet: Nous voici encore seuls. Tout cela est si lent, si lourd, si triste...   Ven 25 Mar - 17:50

Samedi après-midi. Une journée banale, après une semaine encore plus banale. Que faire ? Cette question était au centre de l'esprit de Margueritte de Bret. Elle déteste ne rien faire; il fallait toujours, toujours, avoir une occupation, sans arrêt. Alors elle marchait, traversant son logis de long en large, tout en tourmentant son esprit. Elle n'allait pas faire cela toute la journée, quand même. Puis elle allait fouiller sa bibliothèque, à la recherche d'un livre non lu. C'était peine perdue. Elle les avait tous lu, déjà une bonne vingtaine de fois, pour les meilleurs, et ne se sentait pas d'humeur à recommencer le processus cette après-midi.

Alors elle su, ce qu'elle allait faire. Il restait encore une petite place, dans son immense étagère à livre. Elle allait la combler. Elle allait combler ce vide. La jeune femme enfila son manteau rouge, passa son écharpe, de la même couleur, autour de son cou, vérifia que tout était fermé, puis sortit lentement dans la rue. Pour une fois, dans l'après-midi, les rues étaient plutôt bien occupées.
Margo fixa un instant tous ces êtres passer devant elle, puis s'engouffra dans la foule, sachant très bien où elle se rendait. Durant son voyage, elle ne fît pas attention à ce qu'elle allait bien pouvoir acheter. Elle préférait la surprise. Ça pouvait tomber sur tout, ou n'importe quoi. Ça lui plairait toujours. Du moins pour l'instant, rien ne lui a jamais vraiment déplu. Si l'on excepte la littérature faite par ces sous-êtres d'hybrides.

Elle arriva devant la porte de la boutique, et regarda à travers les vitres. Il n'y avait pas grand monde, ça sera supportable, puis elle poussa lentement le battant...


Dernière édition par Margueritte de Bret le Jeu 31 Mar - 23:23, édité 1 fois
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Ludwig Lodski Emploi : Libraire

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MessageSujet: Re: Nous voici encore seuls. Tout cela est si lent, si lourd, si triste...   Jeu 31 Mar - 16:30

Les journées se suivaient et se ressemblaient toutes...et que cela était ennuyant !
Depuis les événements de Nouvel An et le discours du Consul, Ludwig avait redoublé d'effort pour créer son réseau de contact au sein des Rebelles. Les résultats se faisaient néanmoins attendre, et les opposants au gouvernement étaient de plus en plus prudent depuis la création du Département dévolu aux affaires hybrides. Cela rendait la tâche de notre cher espion encore plus compliquée, et Ludwig était un indécrottable flemmard. Alors autant dire qu'il commençait à se lasser de jouer les agents doubles pas vraiment double, car il n'avait que le travail de couverture à assurer ces temps. De faux libraire, il en devenait un vrai.
Pour tromper son ennui, entre autres sorties dans tel ou tel débit de boisson, il lui restait ses entrevues avec son jumeau, professeur à l'Académie ; malheureusement celles-ci se faisaient de plus en plus rares en raison des directives mises en place par Bénédicte de Beauregard. Et sa belle-soeur - quelle plaie, celle-là ! - ne manquerait pas de se plaindre à Niklaus si Ludwig commençait à visiter sa nièce adorée tous les jours.

Il ne le savait pas encore, mais beaucoup de choses allaient changer pour lui dans les temps à venir. En attendant, ce jour qui vous est conté avait commencé somme toute de manière classique : il s'était levé à une heure aléatoire, récupérant de la soirée arrosée de la veille, avait mis sa conquête du soir à la porte, s'était préparé et enfin était allé ouvrir sa librairie.

Bois-Doré grouillait de monde le samedi, les élèves sautant sur la moindre occasion de sortir du domaine de l'Académie, et Ludwig devait s'armer de patience pour répondre aux questions souvent idiotes de tous ces mioches. Heureusement pour lui, ce samedi-là était un peu particulier : c'était les vacances de Pâques, et la majorité de la population étudiante était rentrée dans leurs familles respectives pour la semaine.
Quelle aubaine pour le sorcier ! Il allait pouvoir se la couler douce, laissant les quelques badauds dénicher leur bonheur dans ses rayonnages.

Alors qu'il était allé chercher un roman dans l'une des étagères pour passer le temps, le libraire vit une habituée commencer à pousser la porte pour pénétrer dans son antre. Avec ses bonnes manières habituelles, Ludwig attrapa la poignée et se permit de lui épargner l'effort de pousser la porte en la tirant de lui-même.

- Bonjour Mlle de Bret, il y avait une éternité que je ne vous avais vue !

Une éternité...mais bien sûr ! Elle était passée la semaine précédente. Mais Ludwig s'amusait à donner l'impression à ses clients qu'il leur portait un grand intérêt.

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Les frères Lodski

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Margueritte de Bret Emploi : Grand Conseil. (Conseillère) Département de la Défense et surveillance magique

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MessageSujet: Re: Nous voici encore seuls. Tout cela est si lent, si lourd, si triste...   Jeu 31 Mar - 23:22

Dès que j'entra, une bouffée d'air frais vint tout d'un coup m'agresser le visage. M'agresser. Peut-être est-ce un mots un peu trop fort. Bien sûr, ce n'est pas un air totalement dénué de chaleur, qu'on trouve dans l’arctique ou alors, à mon grand bonheur, dans le cœur du Consul. C'est plutôt un air qui... je ne sais pas comment le dire.. Il vous fait cligner des yeux, vous demander où vous venez réellement d'arriver, qui vous fait comme une sensation de renaissance. Non. Décidément, "agresser" est un verbe réellement trop fort. Frappant, plutôt, et pour faire simple.

Elle hésitait souvent, entre aller chez le bouquiniste de Bois Doré ou celui de Brocéliande. Et encore plus souvent, son choix se portait dans la direction du magasin de Lodski, rien que pour ressentir cette sensation. Tiens, en parlant de Lodski, je viens à peine de le remarquer. Pourtant il m'a aidé à rentrer. Pauvre être insignifiant. Cela ne doit pas être facile tous les jours.

Mais bon, c'est un gus qui arrive à m'occuper en me vendant des livres, je ne peux pas me comporter comme avec n'importe quel autre crétin. Du coup, je fais ma petite polie, qui aime bien les gens. Je lui souris, inclinant la tête. Brave petit insignifiant personnage.

- Bonjour Mlle de Bret, il y avait une éternité que je ne vous avais vue !

Ça y est qu'il commence déjà à m'agresser avec son excès de focutage intensif. C'est insupportable. Ne joue pas à ça avec moi, mon très cher Ludwig. Ne joue pas à ça. Tu sais que je suis capable du meilleur comme du pire. Mais tu sais surtout que c'est dans le pire que je suis la meilleure. Donc calme, tout de suite.

- Très cher Mr Lodski. La vie est une éternité pour moi, sans mes livres, et donc sans le très cher libraire que vous êtes.

Faudra que je me désinfecte la bouche à la.. Javel, qu'ils appellent ça, les moldus ?
Quoi qu'il en soit, j'accompagnais cela d'un rire ni trop forcé, ni trop ridicule. Tout juste bon à plaisanter. Faudrait pas qu'il me prenne au sérieux. Encore moins qu'il se sente insulter, le pauvre petit libraire.
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Ludwig Lodski Emploi : Libraire

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MessageSujet: Re: Nous voici encore seuls. Tout cela est si lent, si lourd, si triste...   Dim 10 Avr - 20:54

La réponse de l'employée du Grand Conseil était du même acabit que celle de Ludwig : à l'honnêteté somme toute relative. Ombre discrète au gouvernement, Ludwig n'avait jamais côtoyé la jeune femme en-dehors de sa librairie, mais il savait vaguement qu'elle était Conseillère. Pas de quoi casser trois pattes à un boursouf, ils étaient 500 comme elle au Grand Conseil ! 550 bientôt si Augustus Courtois décidait de donner une forme similaire au nouveau département qu'il venait de créer.
En résumé, la jeune femme n'avait éveillé en Ludwig aucun autre intérêt que celui du gain. C'était une bonne cliente, et notre cupide ami n'allait pas cracher là-dessus.

Gardant donc son masque d'amabilité, le sorcier passa derrière son comptoir avec un sourire tranquille à l'adresse de la jeune femme.

- Quelle humeur anime votre âme aujourd'hui, Mademoiselle ?

Vendre des livres n'était pas le métier le plus passionnant du monde selon Ludwig, alors il l'animait comme il pouvait. Il était doté d'une culture littéraire assez vaste, ayant travaillé dans l'édition, pour avoir des références de tous genre à jeter en pâture à des lecteurs dotés de toutes les émotions du spectre humain.

Sortant son registre des nouveautés reçus ou en attente, le libraire doutait que Margueritte lui donne une réponse sincère, mais qu'importe. Il pouvait reconnaître que la jeune femme était belle, en particulier sa chevelure dont le soyeux rappelait les fils de quelque grande tapisserie. Mais Merlin, que son air suffisant à peine masqué gâchait le ravissant tableau de son visage !
Il se serait fait un plaisir de vérifier si le balai qui semblait coincé dans son joli derrière disparaissait une fois ses vêtements délaissés pour un instant d'amusant charnel, seulement elle portait une bague au doigt qui n'était là que depuis quelque mois, et Ludwig connaissait la tendance des jeunes fiancées à être bien trop attachées à leur promis. Et dans le cas de Margueritte, il trouvait que le défi n'en valait pas la chandelle.

- Et quand devrai-je vous envoyer le manuel de la parfaite épouse ?, plaisanta-t-il en faisant mine de s'intéresser à la date de son mariage.

Une simple raillerie pour pimenter la conversation.

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Margueritte de Bret Emploi : Grand Conseil. (Conseillère) Département de la Défense et surveillance magique

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MessageSujet: Re: Nous voici encore seuls. Tout cela est si lent, si lourd, si triste...   Lun 11 Avr - 13:23

Insignifiant, petit, libraire, sans importance. Sûrement. Charismatique, très certainement oui. L'un n'empêche pas l'autre, heureusement. Je le sais bien, Niels est plus ou moins pareil, à vrai dire. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas le supporter.

- Quelle humeur anime votre âme aujourd'hui, Mademoiselle ?

Mon âme ? Une humeur ? "animer" ? Sérieusement ? Mon "âme" est aussi morne et plate que de la pierre. Je vais me marier, d'accord. Et puis quoi ? Est-ce que cela va changer ma vie ? J'en étais impatiente. Maintenant je suis... contente ? Au maximum. Mais je fais comme tout le monde, alors. Je me mets au mensonge. Le mensonge, rien que le mensonge, seulement le mensonge. C'est comme cela. C'est mon credo. C'est mon Ôde à la Vie : Mens, mens tant que tu peux mentir, mens tant que personne ne te mens.

- Ma foi... Je vais bien. (Allez, on tente une petit sourire ? Non. Il ne tient pas la route. J'abandonne. Je suis fatiguée.) J'étais un petit peu en manque de lecture, du coup je viens ici pour... (me remonter le moral ?) Trouver quelque chose à faire, à lire.

Mais bon, qu'importe. De toute façon, il n'a pas l'air de vouloir réellement une réponse sincère. Je le vois dans ses yeux. Ses yeux... Plus bleus que le bleu des cieux. Cela m'a toujours fait fondre. Sûrement d'où le fait que je sois... "avec" (?) un homme à l’œil bleu... Bon, peu importe de toute façon.

- Et quand devrai-je vous envoyer le manuel de la parfaite épouse ?

Tiens ? Il est au courant, apparement. Ce doit être Niels, il prend un malin plaisir à raconter sa vie à un petit peu tout le monde. En tout cas ce n'est pas moi, pas pour le libraire. Je ne crois pas.. Enfin peut-être.. je ne sais plus.

- Parfaite épouse ? (Petit rire, hoplà. Tu balances tes mèches rebelles en arrières, les faisant voleter gracieusement.) Mais je n'ai pas besoin de manuel, pour cela, Mr Lodski. Vous me sous-estimez vraiment.

Humour ? Sérieux ? Sûrement un mélange des deux.

- Mais je vous pardonne, pour cette fois, mon cher.


Et là, tu glisses un grand sourire, jusqu'aux oreilles, pour faire croire que c'est une blague. Tu ne laisses pas montrer le contraire. Mais tu es en fait tout à fait sérieuse. N'est-ce pas ?
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Ludwig Lodski Emploi : Libraire

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MessageSujet: Re: Nous voici encore seuls. Tout cela est si lent, si lourd, si triste...   Ven 13 Mai - 0:37

Devant le pauvre sourire qui ne tint guère longtemps, Ludwig n’eut aucun mal à deviner que la Conseillère n’allait pas aussi bien qu’elle le prétendait. De toute manière, il aurait été surpris de la voir dévoiler ses vrais états d’âme, car après tout ils n’étaient ni proches ni amis, pas même des « connaissances sympathiques ». Alors quel intérêt aurait-elle eu à parler de son humeur à son libraire ? Ce dernier n’en voyait aucun, et pourtant il était habitué à ce que la gente féminine désœuvrée lui raconte tous leurs malheurs, auxquels il prêtait l’oreille distraitement s’il pouvait en tirer quelque chose.

- Votre instinct a su vous mener adroitement, je suis sûr que nous pourrons trouver de quoi tromper votre ennui.

Le sorcier commença à parcourir son registre, à la recherche d’un ouvrage que Mlle de Bret n’aurait pas encore dévoré.
Elle réagit à sa question avec la minauderie attendue d’une jeune fiancée fleur bleue. Ludwig ne décrocha pas de son sourire digne d’une publicité pour dentifrice et partagea le rire hypocrite de sa cliente.

- Jamais je n’oserais Mlle de Bret, mes clients favoris sont toujours des sorciers dignes de toute mon estime.

Ou pas. Ils avaient surtout comme point commun d’être des bons payeurs.

- Vous m’en voyez rassuré.

Excès d’hypocrisie ou simple moquerie, il était évidemment impossible de définir la différence avec lui !
Tout en discutant, le libraire avait repéré un titre qui pourrait éventuellement séduire son interlocutrice. Il lui tourna donc le dos et s’absenta quelques minutes, le temps d’aller le chercher dans la réserve, mais ne tarda pas à revenir avec un épais volume relié de cuir à la main, qu’il posa devant Margueritte. Celui-ci était la version originale d’un livre écrit par un certain Pierre Chordelos de Laclos, Les liaisons dangereuse. L’auteur était un sorcier qui avait eu la judicieuse idée de créer une édition allégée de toute mention au monde magique, la rendant bien plus courte que l’originale et surtout éditable dans le monde moldu. Ludwig avait commandé l'originale, évidemment.

- Voilà qui devrait vous occuper…au moins quelques petites heures.

Lui laissant le loisir de découvrir le sujet du livre, Ludwig releva son regard sur le joli visage de la sorcière et, avec après quelques secondes d’un silence calculé, il conclut :

- Je pense surtout que vous pouvez espérer mieux de votre avenir que de devenir une simple sorcière au foyer.

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Margueritte de Bret Emploi : Grand Conseil. (Conseillère) Département de la Défense et surveillance magique

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MessageSujet: Re: Nous voici encore seuls. Tout cela est si lent, si lourd, si triste...   Ven 13 Mai - 21:20

Je sens en lui la plus grande marque de faux-culterie que je crois n'avoir encore jamais vu chez aucun autre. Mais ce n'est pas un problème. Cela fait partie du métier. Si on veut garder ses clients, il faut savoir bien les traiter, et toi, Ludwig, tu sais le faire. Et tu le fais bien.

Puis alors il se retourna vers les rayons, chercher un livre qu'il semblait déjà avoir trouvé, dans sa tête. J'attendais, intriguée par ce que le sorcier allait bien finir par me ramener. Je tapotais nerveusement du doigt le comptoir, observant tout autour de moi. Les bibliothèques m'avaient toujours fascinée. Elles contenaient en elles tant d'histoire, tant de cultures, tant d'amours, de haines, en un si petit lieu, au premier regard. Que pouvait-il bien me chercher ? Il m'avait souvent conseillé des lectures, et étrangement, avait toujours su trouver le bouquin parfait.
Savait-il percer mon regard, pour découvrir mon état véritable, ou étais-je vraiment si transparente que cela ? Telle est la question. Quoi qu'il en soit, le voilà qui revient. Liaisons dangereuses que tu me dis ? Cela parait pas mal. J'en avais déjà entendu, mais cela ne m'avait alors pas attiré tant que cela.

Alors je remarque, tout en observant la couverture du roman, qu'un sourire en coin s'est formé sur mes lèvres. Rien de bien inhabituel, me direz-vous, mais là, ce n'était pas commandité. Je ne sais pourquoi, cela me faisait sourire. Cela m'amusait, presque. Je ne comprenais pas.

- Choix intéressant, M. Lodski. Je me soumets à votre proposition. Je ne doute pas que cette lecture puisse se montrer captivante.

Puis alors arrive la phrase qu'il ne fallait pas prononcer. Le libraire parle de simple sorcière au foyer. Je plisse les yeux, les relève vers lui. Je ne suis pas en colère contre lui, mais plutôt dans l'outrance.

- Rassurez-vous, je ne lâcherai pas mon poste au Gouvernement pour ma vie de famille. Ma façon de penser peut se résumer en "travail avant toute chose." Jamais je ne finirai comme sorcière au foyer, et encore moins comme "simple sorcière", si vous me permettez cette petite démonstration d'égo surdimensionné...
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Ludwig Lodski Emploi : Libraire

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MessageSujet: Re: Nous voici encore seuls. Tout cela est si lent, si lourd, si triste...   Dim 5 Juin - 18:53

Le changement dans l'expression de sa cliente semblait indiquer qu'elle n'appréciait pas se remarque. Ludwig se fichait bien de l'avoir froissée, sauf si elle décidait de changer de librairie...alors là oui, il regretterait la perte de cette dépensière en bouquins !

- Simple vous ne semblez pas l'être en effet, peut-être devrais-je plaindre le futur mari alors ? Qui est l'heureux élu, d'ailleurs ?

Chiante, voilà le mot sur lequel Ludwig aurait plutôt parié, car il était depuis longtemps persuadé que les bourreaux de travail n'étaient pas les meilleures amantes, ou amants, qu'il avait eus dans sa vie.
Il s'amusait cependant grandement à titiller la jeune femme, qui semblait avoir du temps à tuer. Et tant mieux car cela brisait l'ennui du libraire. Avec une élégance nonchalante, il s'assit à demi sur le siège derrière le comptoir afin de poursuivre leur petite joute verbale en étant tout à son aise.

- En tout cas, il a su mettre les formes pour vous conquérir. Cette bague à votre doigt illumine ma sombre boutique.

Peut-être n'avait-elle pas ferré un gros poisson, mais le bougre avait bien compris que les chances d'obtenir un "oui" augmentaient proportionnellement à la taille du diamant de la bague de fiançailles.

- Je dois avouer que je reste surpris que vous, Margueritte de Bret ayez consenti à une convention aussi peu originale que le mariage.

Ludwig flirtait avec la goujaterie, et pourtant jamais on n'aurait pu le lui reprocher, tant les mots qu'il choisissait étaient bourrés de sens contradictoire. L'en aurait-on accusé qu'il aurait rétorqué qu'il ne faisait que la complimenter sur l'originalité de sa personnalité.

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MessageSujet: Re: Nous voici encore seuls. Tout cela est si lent, si lourd, si triste...   Ven 29 Juil - 11:54

La jeune femme pencha la tête sur le côté. Qu'était-il donc entrain de faire, ce brave libraire ? Elle croisa les bras sous sa ferme poitrine, développant peu à peu sur ses lèvres un léger sourire en coin.

- L'heureux élu ? Niels Maddox. Le professeur d'histoire à l'Université, vous le connaissez peut-être...

Elle n'était que très peu persuadée de ce qu'elle était entrain d'avancer. Son futur mari n'était pas un rat de bibliothèque comme elle, elle pouvait le montrer... Ses épaules se haussèrent.

- D'ailleurs, notre mariage ne va pas tarder à se dérouler, vous n'aurez qu'à venir, si vous le désirez. Ce serait un plaisir.

Simple formule de politesse, n'allons pas nous mettre à être agréable envers tout le monde et n'importe qui. Mais bon, si par... regret le libraire se mettait cela en tête.. Hé bien elle ferait avec. De toute façon, c'était la moindre des choses, pour le nombre de fois où elle était venue le visiter...
Tiens, il venait de toucher la jeune sorcière à son ego. Cela la fît sourire, voir même lâcher un petit rire d'entre ses douces lèvres. Elle releva son regard vers le libraire, le fixant dans le blanc des yeux, sans lâcher son sourire.

- Vous me flattez, Ludwig. Mais c'est mon mari qui a... un petit peu insisté pour faire cela. Je m'en serais... largement passée, en fait. Mais bon.

Elle lui sourit, haussant les épaules. Trop tard pour dire non, n'est-ce pas ? Elle rejeta un oeil à la couverture du livre qu'il venait de lui conseiller. Les Liaisons Dangereuses ? Peut-être un petit message subjectif... Elle releva la tête vers lui, gardant son sourire en coin habituel.
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Ludwig Lodski Emploi : Libraire

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MessageSujet: Re: Nous voici encore seuls. Tout cela est si lent, si lourd, si triste...   Mar 30 Aoû - 12:14

Niels Maddox ? Alors ça, il en avait entendu parler, mais par son frère qui travaillait avec lui. Les retournements de veste contés par Niklaus avaient fait rire Ludwig, qui trouvait que le professeur manquait de subtilité dans l'art de l'hypocrisie.

- Il est possible que nous nous soyons croisés à Bois-Doré...mais j'avoue ne pas en avoir gardé de souvenirs.

Habile manière de signifier qu'il pensait que Margueritte avait choisi un homme qui ne marquait pas les esprits. Et en plus elle l'invitait à venir fêter l'événement ? C'était pousser la plaisanterie vraiment loin.
Le libraire n'appréciait guère les mariages, événement manquant bien trop souvent de style et de goût avec ces effusions de bons sentiments. Celui de son frère l'en avait définitivement dégoûté ! Le seul intérêt qu'il y voyait était que cela transformait les femmes célibataires en proies faciles, elles qui rêvaient de se voir à la place de la mariée... c'était un jeu d'enfant de leur faire croire qu'elles venaient peut-être de trouver leur futur époux elles aussi ! Quand il était d'humeur joueuse, Ludwig appréciait même de se mettre au défi d'attirer la mariée - ou même le marié ! - dans un coin pour lui faire briser ses vœux quelques heures à peine après les voir prononcés.

Ludwig hocha la tête en signe de remerciement, mais refusa poliment l'invitation. Margueritte, c'était dans les recoins de sa librairie qu'il s'imaginait la détourner de son vertueux chemin d'épouse fidèle.

- Vous êtes bien aimable, mais j'ai déjà d'autres engagements familiaux auxquels je ne saurai me soustraire, même pour le plaisir d'être époustouflé par la vue de la future Mme Maddox en robe blanche.

Il n'était plus à une couche de flatterie près ! En tout cas, il était hors de question de rater une journée avec sa nièce adorée pour cela !

La jeune femme ne semblait de toute manière que peu emballée par la cérémonie qui s'annonçait, ce qui était plutôt bon signe selon Ludwig.

- Je devrais donc trouver une autre occasion pour vous inviter à danser ?

La phrase était terminée sur un ton ouvert à la question, la balle était dans le camp de la sorcière maintenant.

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MessageSujet: Re: Nous voici encore seuls. Tout cela est si lent, si lourd, si triste...   Jeu 1 Sep - 13:22

La sorcière hocha lentement la tête, ne lâchant pas son léger sourire. Elle s’attendait à une réponse négative de la part du libraire. Même si ce n’était pas… vraiment sérieux comme proposition, ç’aurait pu être… intéressant de le retrouver là-bas. Elle haussa lentement les épaules.

- Aucun problème, je comprends très bien. Passer des moments avec notre famille, c’est le plus important, en profiter tant qu’ils sont là, tant que le temps ne les a pas emporté…

Elle plissa les yeux, tournant légèrement le regard. Le visage de son père lui apparut. Elle secoua la tête de côté, puis releva les yeux sur le libraire, tentant un sourire qui ne pouvait plus rester sur ses lèvres sans le forcer. Elle acquiesca.

- Je suis sûr que si vous faites un petit effort, M. Lodski, vous arriverez à trouver une occasion pour me faire valser… sur une danse, et de m’offrir un verre par la même occasion, ne pensez-vous pas ?

Quitte à faire dans la goujaterie, autant ne pas le faire à moitié….
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Ludwig Lodski Emploi : Libraire

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MessageSujet: Re: Nous voici encore seuls. Tout cela est si lent, si lourd, si triste...   Lun 12 Sep - 11:33

Le regard légèrement fuyant de sa client n'échappa pas à Ludwig, qui en conclut que vu les paroles qu'elle venait d'avoir, sa famille devait avoir été amputée de quelques membres importants.

- Nul doute que la votre sera ravie de fêter votre nouveau statut.

Appuyait-il sur une plaie ? Il l'espérait bien ! Les femmes fragilisées étaient plus simple à avoir. Et la belle sorcière qu'il avait face à lui semblait prendre autant de plaisir à ce petit jeu que lui ; preuve en était qu'elle prenait les devants et l'invitait à la revoir dans d'autres circonstances que la transaction marchande dans laquelle il l'avait connue jusque-là.
Il n'allait pas se le faire dire deux fois ! Après tout, malgré toutes les critiques qu'il pouvait avoir à son encontre, Margueritte de Bret était une femme magnifique. Et en amateur de toute forme de beauté humaine, Ludwig comptait bien goûter aux délices de la plastique de la sorcière si l'occasion se présentait. Occasion qu'il comptait bien créer !

- Si vous consentez à m'appeler Ludwig et à m'autoriser la familiarité de vous appeler Margueritte, je serai ravi de vous mener dans un club privé de ma connaissance, qui vous plaira j'en suis certain ! Je n'attends qu'un "oui" de votre part, et mes jambes seront vôtres dès la fermeture de la librairie ce soir.

Avec humoir, le sorcier tournait sa proposition comme une demande en mariage, ricanant intérieurement à l'idée du pauvre professeur Maddox qui devait rester enfermé au château.

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MessageSujet: Re: Nous voici encore seuls. Tout cela est si lent, si lourd, si triste...   Sam 17 Sep - 0:21

La tête de la Sorcière se pencha légèrement sur la gauche alors que, tout aussi inconsciemment, sa langue lentement vint passer sur sa lèvre supérieure. Un sourire accompagna le tout. Proposition plutôt alléchante, que le libraire lui faisait là. Puis bon, tout à fait innocemment, rencontrer un petit peu de monde et se faire de nouvelles… nouveaux amis, cela ne faisait jamais de mal, c’est bien ce qu’elle pourrait répondre à son époux, s’il venait à avoir l’audace de lui demander quoi que ce soit à ce propos.

- Ce serait avec plaisir… Ludwig.

Un plus large sourire se développa alors sur les lèvres de la femme. Elle avait toujours du mal à se faire aux familiarités avec les gens qu’elle connaissait professionnellement. Elle hocha alors lentement. Cela ne paraissait pas du tout sur son visage. Car.. C’était différent, pour cette fois, elle en avait l’impression. Son bras droit se tendit devant son visage, pour laisser apparaître à son poignet une petite montre. Tic, tac… Il n’était que trois heures de l’après-midi. D’ici à « ce soir », il y aurait encore du temps.

- Hm… Je repasse te voir à la fermeture, alors ? Et tu me montreras donc ce club privé qui a l’air… si bien à l’écoute, et bien sûr, tout ce qui ira avec…

Un léger rire s’échappa alors de sa bouche, un rire doux et attendrissant. Elle passa lentement la main sur le haut de sa poitrine tout en se penchant légèrement au dessus du comptoir, serrant le nouveau livre contre sa poitrine.

- Toujours à la même heure ? On se retrouve après, dans ce cas…

En entrant, elle était lasse, fatiguée, énervée. Là, elle se sentait comme à nouveau heureuse, amusée. Merci, petit libraire. Mais elle attendait surtout de découvrir… tout ce qu’il avait encore en réserve, en espérant que ce serait du bon…
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MessageSujet: Re: Nous voici encore seuls. Tout cela est si lent, si lourd, si triste...   

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» Ou tout cela nous mènera... ? PV Ebène (-15)
» Nous sommes tous destinés à mourir [Shingen]
» Nous voici 40 rugissants!!

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